Nouveau Gouvernement Général

Conseil Général

Le chapitre général des soeurs Dominicaines de la Présentation, réuni à Tours, a élu  – pour cinq ans – son nouveau conseil général.

Prieure générale : Sr Maria Escayola : (Espagne)

Conseillères :
Srs Mariamma Paul Ollukaran (Inde), Maria Leonor Charria (Colombie),Diana Gisela Dolorita ( Curaçao), Rosario Amilia Garcès (Colombie), Blanca Aurora Marin (Colombie), Fabiola Duque, (Bolivie)

Nous leur souhaitons beaucoup de courage afin que la congrégation réponde, au cœur de l’Ordre de St Dominique, à sa raison d’être depuis sa fondation: partager, avec passion,  l’évangile du Christ aux femmes et aux hommes de ce temps.  Le conseil général est en lien très étroit avec l’ensemble des Provinces, des Régions, de la congrégation afin d’orienter et de soutenir les réalisations locales et d’ouvrir de nouvelles possibilités pour que l’Évangile soit annoncé, humblement, là où nous vivons, avec ceux qui nous entourent.

Publicités

Pierre, m’aimes-tu ?

Nous avions demandé à notre soeur Andrée d’écrire un petit commentaire biblique pour le 27 juillet. Elle l’a écrit le 6 juillet. Nous ne savions pas qu’il serait publié après sa mort, survenue dans la nuit le vendredi 18 juillet. Nous remercions le Seigneur de nous l’avoir donnée pour soeur.

Soeur Andrée Paulet

En laissant résonner en moi ces jours-ci le passage d’Évangile de ce dimanche, et plus précisément les deux petites paraboles sur le trésor et la perle, me sont spontanément revenues à l’esprit les « courses au trésor » de notre enfance ou celles que nous avons lancées dans différents camps ou colonies de vacances : quelle ardeur ne mettions-nous pas dans la recherche de la piste qui menait au but !

Plus sérieusement, me sont revenus aussi ces mots de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus : « Ma seule paix, mon seul bonheur, mon seul amour, c’est Toi, Seigneur ! ». Que n’a-t-elle pas laissé, abandonné, qui n’a-t-elle pas quitté, pour être pleinement donnée à son Seigneur … ! (cf. plus bas).

Mon frère Timonien, le Père Marcel, n’invitait-il pas les retraitantes de février à « tricoter » le Notre Père, alors, pour entendre pleinement le message d’un court extrait de l’Évangile, ne faut-il pas de même le tricoter avec l’ensemble de l’Évangile, et dans ses 4 versions ?

Ainsi, ces petites paraboles sont à rapprocher, me semble-t-il, de celles de la brebis ou de la drachme perdue, qui disent si bien la joie de la découverte. Allons comme Thérèse jusqu’à la découverte du SEUL trésor qui nous comblera le cœur, seul trésor digne de ce nom, sans nous laisser leurrer par de faux trésors qui n’apportent qu’un plaisir passager… « Là où est votre trésor, là sera votre cœur » (Mt 6.21) … c’est tout au long de la vie, jour après jour, que nous avons à découvrir sa valeur inestimable, et peu à peu le préférer vraiment à tout !

« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci ? » demandait Jésus à Pierre … Un jour, en moi, cette question est devenue : »m’aimes-tu plus que ceci ? », plus que …ce que tu es entrain de faire : travail, mots croisés, ouvrage, … ? Es-tu capable de t’arrêter pour me donner un peu de temps, gratuitement, simplement par amour pour moi ? Vaste et exigeante question ! Mais que dit le texte du jour ? … « Il va vendre TOUT ce qu’il possède, et il achète le champ (ou la perle) »

TOUT … Que l’Esprit Saint nous vienne en aide ! C’est tout au bout que nous connaîtrons vraiment la valeur du trésor.

Soeur Andrée Paulet

Jésus seul.

Composé par Ste Thérèse de Lisieux, pour une novice

 

Mon cœur ardent veut se donner sans cesse,
Il a besoin de prouver sa tendresse.
Ah !qui pourra comprendre mon amour ?
Quel cœur voudra me payer de retour ?
Mais, ce retour, en vain je le réclame ;
Jésus, toi seul peux contenter mon âme.
Rien ne saurait me charmer ici-bas;
Le vrai bonheur ne s’y rencontre pas.

 

Ma seule paix, mon seul bonheur,
Mon seul amour, c’est toi, Seigneur !

 

O toi qui sus créer le cœur des mères,
Je trouve en toi le plus tendre des pères.
Mon seul Amour, Jésus, Verbe éternel,
Pour moi, ton Cœur est plus que maternel !
A chaque instant, tu me suis, tu me gardes ;
Quand je t’appelle, ah ! jamais tu ne tardes.
Et si parfois tu sembles te cacher,
C’est toi qui viens m’aider à te chercher…

 

C’est à toi seul, Jésus, que je m’attache ;
C’est dans tes bras que j’accours et me cache.
Je veux t’aimer comme un petit enfant ;
Je veux lutter comme un guerrier vaillant.
Comme un enfant plein de délicatesses,
Je veux, Seigneur, te combler de caresses ;
Et, dans le champ de mon apostolat,
Comme un guerrier je m’élance au combat !

 

Ton Cœur, qui garde et qui rend l’innocence,
Ne saurait pas tromper ma confiance ;
En toi, Seigneur, repose mon espoir :
Après l’exil, au ciel j’irai te voir.
Lorsqu’en mon cœur s’élève la tempête,
Vers toi, Jésus, je relève la tête ;
En ton regard miséricordieux,
Je lis : Enfant… pour toi, j’ai fait les cieux!

 

Je le sais bien, mes soupirs et mes larmes
Sont devant toi tout rayonnants de charmes ;
Les Séraphins, au ciel, forment ta cour,
Et cependant tu cherches mon amour…
Tu veux mon cœur… Jésus, je te le donne !
Tous mes désirs je te les abandonne ;
Et ceux que j’aime, ô mon Époux, mon Roi,
Je ne veux plus les aimer que pour toi.

15 août 1896.

Déclaration solennelle sur la situation des chrétiens d’Irak

Famille dominicaine en Irak

(Famille dominicaine en Irak)

 

Le Chapitre général réuni à Tours – France – des sœurs de charité dominicaines de la Présentation de la Ste Vierge – présentes en 36 pays dont l’Irak depuis 1873 – fait part de sa plus vive émotion devant la situation tragique des chrétiens d’Irak.

Il s’associe pleinement à la déclaration de « très vive inquiétude » du Secrétaire Général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, le 20 juillet.

Il demande aux medias nationaux et internationaux de faire connaître ce « crime contre l’humanité ».

Il implore les gouvernants des Grandes Puissances et des Institutions Internationales de tout mettre en œuvre pour que cesse ce massacre organisé d’un peuple, d’une culture, d’une histoire multimillénaires.

Il leur demande de mettre en place un accueil rapide et digne des populations exilées et réfugiées.

Le Chapitre général s’unit à tous les efforts du pape François, des Églises qui sont en Irak, des conférences épiscopales des différents pays, de tout l’Ordre de St Dominique pour dénoncer ces violations des droits élémentaires de l’humain, et pour supplier les hommes de bonne volonté de travailler à la paix pour tous. Afin que chacun puisse vivre en sécurité sur sa terre, dans le respect de sa foi et de son identité.

 

Tours, ce 22 juillet 2014

 Merci de diffuser largement.

Pour nous contacter :     Province de France  ou Blog   

Le secret intime de la terre (Mt 13, 24-30)

Une terre, deux semeurs (celui qui sème le bon grain et « l’ennemi ») et un seul résultat : la croissance des semences.

Mauvaise intention du côté de celui qui veut faire le mal, mais réaction inattendue du maître de la moisson : « Non, laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson… ».  Dans le sein de la terre se produit la croissance, dans le sein de Dieu la miséricorde.

La terre garde un secret : elle donne la croissance à tous les grains qu’elle accueille sans faire de différences, elle offre son humidité, ses éléments nourrissants… peut-être un jour le grain produira un fruit et un fruit en abondance.

Celui-ci est le secret de la Providence, elle permet que le soleil brille sur les justes et les méchants… Probablement pourront-ils changer et devenir des artisans de paix.

Comme aux vignerons, l’étendue de la terre nous a été confiée. Lui, il a mis sa confiance en nos dons, nos qualités pour que la fraternité se répande, et pourtant nous permettons que la division, la violence, les fanatismes, le pouvoir ou l’argent nous éloignent du projet premier.

Oserons-nous cheminer ensemble ? Pourrons-nous nous accepter dans la différence ?  Celle-ci pourra devenir notre force ? Les événements de l’Eglise, de la société pourront-ils être le terrain où nos qualités et nos limites se conjuguent pour leur façonner un autre visage ?

«  Tandis que toi, Seigneur, qui disposes de la force, tu juges avec indulgence, tu nous gouvernes avec  beaucoup de ménagement… Par ton exemple tu as enseigné à ton peuple que le juste doit être humain, et tu as pénétré tes fils d’une belle espérance: à ceux qui ont pêché tu accordes la conversion » (Sagesse 12, 19)

 Que la terre continue à donner la croissance et la Providence à nous apprendre la miséricorde !

Soeur Ana Patricia

        Ana Patricia

Nous sommes en chapitre général

image

Actuellement et depuis dimanche 13 juillet, nous sommes en chapitre général. Soixante-quatre soeurs déléguées de chacun des pays où nous sommes présentes, sont arrivées à Tours.

Nous rencontrons des soeurs d’Inde, du Burkina Faso, de Colombie, des États-Unis, du Pérou, de Bolivie, du Chili, d’Espagne, du Mexique, du Venezuela, du Honduras, de Santo Domingo, sans oublier l’Irak.

Voilà comment soeur Monique, notre prieure général, présente le chapitre pour le site web du diocèse de Tours.

Soeur Maria Pia Dzurikova

Soeur Maria Pia vit à la communauté du 310 rue de Vaugirard à Paris. Les hôtes de passage peuvent admirer un certain nombres d’icônes dont elle est l’auteur, sous le hall près de la chapelle de la communauté. Certains s’y attardent longuement.

 image

 

« Soeur Maria-Pia, comment vous est venue cette inclination?»

« Je vivais en communauté avec une sœur qui avait un réel talent pour tout ce qui touchait le dessein, la peinture sur papier, sur soie, et même sir bois où elle excellait dans les icônes. J’étais admirative de ses réalisations; elle se rendit régulièrement chez une professeure russe qui la faisait progresser dans, son art.

Enfant, à la maison j’aimais dessiner mais je n’avais jamais eu l’occasion de contempler des icônes; bien que slave d’origine, je ne suis pas de religion orthodoxe dont la population est passionnée pour ces représentations.

Ma supérieure voyant mon goût prononcé pour le dessein, m’a proposé alors de suivre une formation. a sœur m’invita donc à l’accompagner, y mettant une petite restriction: me présenter en habit civil.

Or je n’avais nulle raison pour cela; j’ai abandonné mon désir, continuant de recevoir des conseils puisqu’elle avait du talent et surtout les connaissances de base.

J’ai même aidé plus tard une jeune sœur africaine qui elle, m’a vite dépassée par son assiduité. Aujourd’hui, je suis toujours attirée par ces images, mais je manque d’éléments pour réussir selon une technique très appropriée.

Je n’ai pas abandonné tout à fait, d’autant que c’est pour moi un essentiel qui me fait entrer dans la prière et m’y maintient.

Sr Maria Pia Dzurikova

« On ne peint pas une icône, on l’écrit, 

Et l’on écrit pour dire le plus fidèlement possible la foi de l’Église avec des couleurs. 

Chaque ligne, chaque teinte dit quelque chose de cette foi reçue, à transmettre avec fidélité. L’iconographe prie avant d’écrire et se laisse habiter par le mystère dont elle veut ouvrir la porte. Dans l’icône il n’y a pas de ciel bleu, avec nuages et petits oiseaux, mais seulement l’or inaltérable de la lumière de Dieu.

Celui qui regarde l’icône s’ouvre à ce Dieu unique qui bouleverse celui qui s’en laisse habiter. L’icône est un vrai « sacramental », un chemin authentique de rencontre de Dieu et des saints. » 

« Le semeur est sorti pour semer » (Mt 13,1-23)

Jésus sort … dehors… s’assoie au bord du lac, mais des fidèles attachés à Lui sortent aussi, de leur maison et se rassemblent autour de Lui.

Afin que l’assemblée puisse bien entendre, Jésus se lève, monte dans une barque et s’assied. Et l’Assemblée peut ainsi prendre place sur le rivage et s’assoir.

Le lieu est bien choisi pour cette prédication : Le lac, de l’eau. La campagne, la terre

La saison, on ne sait pas : Aux semailles d’hiver ou du printemps, je pense à la Foi ! A la germination du grain, je pense à l’Espérance de demain ! A la moisson, je pense à la récolte, le fruit pour le Royaume !

On peut facilement se représenter la scène. et c’est un appui pour annoncer cette Bonne Nouvelle  : L’eau qui abreuve la terre, la féconde, la fait germer et donne la semence. (Isaïe 55, 10-11)

Qu’elle est belle cette parabole pour ceux qui ont connu et ceux qui connaissent la campagne. Ils peuvent en saisir plus facilement le sens. Et pourtant ? Ceux et celles qui ne connaissent pas le monde rural, savent que notre nourriture terrestre vient de la nature, l’eau, la terre, le soleil…. Le travail des hommes et ce mystère, peut-être l’âme, la vie qui est toujours en germe, en devenir… Cependant faut-il être ouvert, prêt à entendre, à comprendre ce que Jésus veut nous dire.

A nous, chrétiens, cette parabole nous est dite, redite, méditée… Alors, ne soyons pas de ce peuple :              « Vous aurez bon entendre, vous ne comprendrez pas »  « Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas »

« Entendre et comprendre » Cette parabole c’est pour nous aujourd’hui ! Oui, l’exigence de Jésus est grande : « Ne devenez pas durs d’oreille » « Ne nous bouchons pas les yeux » Car c’est nous même qui nous bouchons les oreilles et les yeux, nous endurcissons notre cœur. Souvent, nous ne voulons pas voir, nous ne voulons pas entendre, nous ne voulons pas comprendre, nous ne voulons pas nous convertir. Entendons cette parole de miséricorde : « S’ils s’étaient converti, je les aurais guéri ».

Entendre la Parole du Royaume de Dieu, chercher à la comprendre….Ne soyons pas un terrain de pierres, de ronces où la semence de Dieu ne pourra pas lever, vivre… Notre terrain est-il essarté, labouré, travaillé, préparé ?   Est-il assez bon afin que la semence jetée par le Semeur puisse germer, grandir et donner du fruit.

Le semeur est sorti pour semer, il sème en abondance, partout, à tout vent il appelle notre participation, il espère la récolte … la nôtre, la sienne, ensemble. Mais Jésus connaît notre faiblesse, nos limites et dans sa miséricorde toujours, accepte la récolte « même à 30 pour 1 ».

Cette parole de Dieu, entendue, comprise est pain de vie, si nous mangeons ce pain de la Parole avec foi, espérance, amour, Elle ne peut pas revenir à Dieu sans avoir accompli sa Mission, la mission du Royaume de Dieu avec les hommes, pour l’humanité toute entière.

 

Soeur Marie-Christine Cousin          Marie Chrisitne