Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?

Ceux que le Fils de l’homme vient de placer à sa droite n’ont pas eu conscience d’avoir rencontré Jésus lorsque, au cours de leur vie quotidienne, et attentifs à ceux qui avaient faim, ou soif, ou froid, ils venaient à leur aide. C’était simplement avec leur cœur qu’ils allaient vers les autres, et leur motif d’agir ainsi n’était sans doute pas d’abord un motif religieux. Pourtant, Jésus a reçu chacun de ces pas vers l’autre comme des pas vers lui.

Cette page de l’Evangile de Matthieu que nous lisons aujourd’hui, peut-être provoque-t-elle en nous un certain malaise : Il y a tant et tant de nos frères et sœurs en humanité aujourd’hui qui ont faim, soif, froid, qui sont enfermés, torturés… Si le Fils de l’homme venait aujourd’hui, qui placerait-il à sa droite ?

En même temps, un sentiment d’impuissance cherche à nous envahir : Que puis-je faire de vraiment utile pour venir en aide à toute la souffrance du monde ? Oui je peux donner une pièce au sans domicile qui attend à la porte de l’Eglise le dimanche ou dans les couloirs du métro. Oui je peux faire un modeste don à quelque association humanitaire. Mais n’est-ce pas dérisoire en regard de tout ce dont m’informe journellement la télévision ou la radio ?

Le Christ, c’est vrai, ne m’a pas demandé de soulager toute la misère du monde. Lui-même, lors de sa vie sur la terre, ne l’a pas fait. Il n’a pas même guéri tous les malades de Palestine. Il a s’est concentré, semble-t-il, sur ceux qui l’approchaient et qui lui faisaient confiance.

Alors, aujourd’hui, pour nous, que signifie cette parole si encourageante et si terrible à la fois : « C’est à moi que vous l’avez fait » ? Nous vivons dans des lieux et des contextes différents. Elle n’a donc pas la même signification concrète pour chacun de nous. Je crois que ce qui est crucial c’est de ne pas se dérober, ne pas « passer de l’autre côté » comme le prêtre et le lévite de la parabole du bon samaritain. Rester attentif à la fois à ceux que nous côtoyons et au murmure de l’Esprit au fond de nous.

Entre autres, je crois le Seigneur nous demande en ce moment dans ce domaine de faire tout ce qui est en notre (petit) pouvoir pour sauvegarder notre environnement. Je crois que cela peut contribuer – de façon infime mais réelle – à nourrir, à désaltérer, à vêtir, à consoler le Christ présent en chacun de nos frères et sœurs aujourd’hui et demain. Nous ne devons pas nous dérober.

Soeur Marie-Thérèse Perdriault     IMG_0077

 

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