Une scène familiale

Un tableau en trois scènes dans ce passage de Marc :

Une scène familiale

Jésus, avec Jacques et Jean, quitte la synagogue pour se rendre dans la maison de Simon et d’André. Dans cette maison, l’inquiétude : la belle-mère de Simon est malade et Jésus, mis au courant, se rend à son chevet, lui prend la main et la fait lever, ce qu’elle fait immédiatement pour se mettre à les servir.

Deux remarques sur ces quelques lignes :

« Il la fit lever » : dès ce début de l’Évangile, Marc suggère déjà par ces mots le cœur de la foi de la communauté chrétienne : la résurrection d’entre les morts.

« Elle les servait » : trait caractéristique aussi de la communauté chrétienne où chacun doit être au service des autres.

  • C’est par ce service – notre foi en actes – que nous pouvons révéler que Dieu est relation et que chacun compte pour lui.

Une scène publique

Le soir, la nouvelle de cette guérison a fait le tour de la petite ville. La foule se presse autour de Jésus pour qu’il guérisse les malades, les possédés. Jésus accueille, il ne se dérobe pas, il est attentif à chacun et en guérit beaucoup. Il n’est pas dit qu’il guérit tout le monde mais sa compassion, sa sollicitude n’étaient-elles pas déjà bienfaisante et source d’espérance pour tous.

  • Sommes-nous toujours attentifs à être ces personnes remplies de compassion pour celles et ceux qui souffrent ? Nos gestes, nos attitudes révèlent aux autres ce qui nous fait vivre ou au moins leur posent question sur ce qui nous habite si notre agir est toujours réponse aimante à ceux qui nous entourent.

Un moment de solitude et de prière

Le matin suivant, pour échapper à la foule, il se retire seul dans la montagne pour prier, pour garder le contact avec son Père dont il ne veut que faire la volonté sans se laisser prendre par la réussite de sa mission et l’attente immédiate de la foule. Devant l’expression de Simon, il témoigne par son « partons ailleurs » que sa véritable mission est de proclamer l’Évangile à tous et non d’être reconnu en tant que guérisseur. L’intimité avec son Père lui donne de rester « le Fils du Père » et de travailler pour le Royaume selon cette identité.

  • Cette conduite nous interpelle afin de prendre, nous aussi et chaque jour, le temps de relire notre journée devant notre Dieu pour rester dans sa volonté et ne pas tomber dans la tentation d’être celui ou celle que les autres attendent mais d’être en toute humilité le témoin de l’amour.

 Seigneur à ta suite donne-nous le courage et la force d’être des relais de l’Amour du Père pour chacun de ceux que nous côtoyons dans l’humilité et la douceur, dans la recherche incessante de ce que tu attends de nous là où nous sommes et dans le cœur à cœur avec toi pour que nous aussi soyons les fils du Père, les témoins du Royaume et non les porteurs de notre propre volonté aussi généreuse soit-elle.

Soeur Catherine Aubry     425121_108950605897511_1585549933_n

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s