Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit

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En célébrant aujourd’hui la Fête de la Sainte Trinité, nous célébrons celle d’un  » Dieu amour »,  qui nous invite continuellement  à partager son amour généreux, à le recevoir et à lui répondre de tout notre cœur.
 
Il est certain que  du point de vue théologique, on a écrit beaucoup, sur ce grand mystère. Mais nous sommes conscientes d’ être toujours très loin de la réalité. D’ailleurs rappelons-nous  qu’un jour Saint Augustin marchait  le long de la mer, tout en réfléchissant pour arriver à comprendre ce mystère qui le dépassait. Sur son chemin il rencontre un enfant qui avait creusé un trou dans le sable et qui avec une cuillère il cherchait à y mettre toute l’eau de la mer. Augustin lui dit que cela est vraiment impossible. D’une manière très convaincue, Augustin lui dit qu’il est impossible. L’enfant lui répond très convaincu:  » oui, c’est vrai, mais  j’aurai fini avant que vous commenciez à comprendre cette histoire de la Trinité… »
 
Nous sommes donc invitées à nous contenter de ce que nous dit la Bible. Cette révélation s’est faite très progressivement. Dans la première lecture, nous voyons Dieu s’adresser au Peuple élu. Il lui fait mesurer toute l’étendue de la générosité d’un Dieu qui aime son peuple. Il a vu la misère de celui-ci étant esclave en Egypte…pour la sauver, Il lui a fait passer la Mer Rouge…Il l’a conduit et l’a accompagné dans sa longue marche à travers le désert.
 
Dans la seconde lecture, Saint Paul va beaucoup plus loin, il nous dit clairement que nous sommes adoptés par Dieu. Nous sommes donc des fils, et nous pouvons l’appeler Père.Dans ce sens, Dieu a voulu nous introduire dans sa vie intime. Nous sommes ses enfants bien-aimés, nous sommes frères et sœurs du Christ.  Cela s’est réalisé grâce à l’Esprit Saint.
 
Évangile nous parle du dernier rendez-vous des disciples avec Jésus, durant lequel ils ont reçu l’envoi en mission:  » Allez…de toutes les nations faites des disciples. Baptisez-les au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit ».  Après cet envoi, il est hors de question de rester plantés là en se posant des questions sur le tombeau vide. Il est urgent et vraiment indispensable de commencer à comprendre que l’événement de Pâques n’est pas une fin, mais un commencement. Tout ce que Jésus a pu faire ou dire au cours de sa vie terrestre, était une préparation à cette nouvelle aventure des Apôtres. Avec la première alliance, Dieu ne s’adressait qu’au petit peuple d’Israël.  La Nouvelle Alliance est offerte à tous les peuples du monde entier.
 
Il nous revient à nous aussi aujourd’hui,  d’être envoyées et passionnées de cette histoire d’amour entre un « Dieu- trinitaire »: Père, Fils et Saint Esprit et l’humanité, et  d’accueillir cette présence aimante, non seulement en inscrivant son nom sur nos corps par le signe de la croix, mais  en vivant l’amour fraternel  en dimension universelle.
 
B O N N  E      FÊTE      DE     LA   SAINTE   TRINITÉ  !
Soeur Maria Fabiola Velasquez          images
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Le pas de la liberté

 

Frères,
je vous le dis :
marchez sous la conduite de l’Esprit Saint,
et vous ne risquerez pas de satisfaire les convoitises de la chair.
Car les tendances de la chair s’opposent à l’Esprit,
et les tendances de l’Esprit s’opposent à la chair.
En effet, il y a là un affrontement
qui vous empêche de faire tout ce que vous voudriez.
Mais si vous vous laissez conduire par l’Esprit,
vous n’êtes pas soumis à la Loi.
On sait bien à quelles actions mène la chair :
inconduite, impureté, débauche,
idolâtrie, sorcellerie, haines, rivalité,
jalousie, emportements, intrigues, divisions, sectarisme,
envie, beuveries, orgies
et autres choses du même genre.
Je vous préviens, comme je l’ai déjà fait :
ceux qui commettent de telles actions
ne recevront pas en héritage le royaume de Dieu.
Mais voici le fruit de l’Esprit :
amour, joie, paix, patience,
bonté, bienveillance, fidélité,
douceur et maîtrise de soi.
En ces domaines, la Loi n’intervient pas.
Ceux qui sont au Christ Jésus
ont crucifié en eux la chair,
avec ses passions et ses convoitises.
Puisque l’Esprit nous fait vivre,
marchons sous la conduite de l’Esprit. (Ga 5, 16-25)

 

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Marchez !

Tout un programme. Plus, un art de vivre. Marcher en son corps, marcher en son intelligence, comme en son cœur. Marcher dans sa foi. Consentir au mouvement, à l’imprévu, à la déroute parfois aussi. Et repartir, sans savoir ce qui passera à chaque pas. Marcher : La vie évangélique est là dans ce verbe de décision, de mouvement et de lenteur. Marcher, ou rencontrer des terres inconnues, en soi, en l’autre. Les apprivoiser, les aimer. Marcher, ou le propre de l’humain, capable de se relever, de ne pas rester le nez collé à la poussière et de prendre le risque du déséquilibre qu’impose le déplacement du corps comme du regard ou de l’âme.

Aux Galates, et aux lecteurs que nous sommes, Paul offre un guide à cette marche, afin qu’elle ne se transforme pas en errance et en épuisement : Marcher sous la conduite de l’Esprit au grand vent de la liberté. Elle qui est au centre de l’annonce de Paul à la Galatie : « Car vous, c’est pour la liberté que vous avez été appelé » (5,1). Le moteur de la marche est là : devenir libres. La liberté, et non plus la soumission ni l’esclavage de la loi. C’est d’elle que nous sommes libérés par le Fils. Non que la Loi de Moïse ne fût pas importante, qu’elle n’ait pas été une pédagogue dans l’Alliance avec Dieu. Mais voilà, la manifestation définitive de Dieu n’est pas la Loi, mais le Christ. Et le Christ crucifié, pendu au bois de la Croix. Là est toute notre liberté, comme notre force. Car c’est le Christ qui rend libre et l’esprit du Christ qui conduit en cette liberté, la fortifie et lui fait porter des fruits de justice et de bienveillance, de douceur et de paix. Des fruits qui dessinent les traits du visage du Christ. Lui qui a épousé la cause des pécheurs, afin que plus personne ne soit exclu de son amour, de son salut.

Alors, s’écarter de la « chair » ne signifie nullement oublier sa condition mortelle et limitée. Pas davantage considérer que ce qui vient du corps est mauvais et qu’il faudrait bannir nos sentiments, le sens de la caresse, ou du goût du bon vin. Non, s’écarter de la chair, c’est renoncer à l’autarcie prétentieuse de réussir par ses seules œuvres, comme par la seule conformité à la loi – ce qui peut bien s’avérer similaire. Le salut est un don. L’Esprit aussi. Ils ne se méritent jamais, mais se reçoivent pour qui simplement les implore en se tournant vers le Père comme un fils. Rien de plus. Comme le larron en sa dernière heure.

Quitter une religion du mérite et de la seule conformité à des règles, comme la mesure du vrai.

Se déclarer en faveur d’une foi liée à la Promesse tenue en Christ, totalement et définitivement. Sur le bois de la Croix, le Christ a banni toute malédiction : tout peut être restauré en nous et la vie porter du fruit en abondance. Un fruit qui ne se décide pas, mais demande du soin puis se reçoit, se goûte et se partage.

Que faire alors ? Grâce à l’Esprit du Christ qui fait lentement marcher vers la liberté, nous détourner de ce qui est  tapi en nous et nous maintient fixés au sol, ligotés à de la violence: « idolâtrie, haines, rivalité, jalousie, emportements, intrigues, divisions, sectarisme et autre chose du même genre… » Et être conduit à recevoir un cœur de chair, celui-là même du Dieu fait chair.

« Je vous donnerai un cœur neuf et je mettrai en vous un esprit neuf j’enlèverai de votre corps le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous mon propre esprit. » (Ezechiel, 36, 26)

Ce jour est là, à l’œuvre : Pentecôte.

Reste à marcher, ensemble., sous la conduite de l’Esprit.

Véronique Margron op              IMG_3138 - Version 2

 

Dernier livre paru : Solitudes nuit et jour, Bayard, 2014

Je vous enverrai le Défenseur (J-1)

« Je ne vous l’ai pas dit dès le commencement, parce que j’étais avec vous… mais si je pars je vous enverrai le Paraclet » Jean 15, 7.

Ce Paraclet , le Père vous le donnera et pour toujours, c’est l’Esprit de Vérité. Alors, en ce jour de Pentecôte, fidèles à notre Baptême, prions le Père par le Fils et dans l’Esprit.

Ô viens Esprit de Connaissance et de Sagesse et donne nous les yeux de Dieu pour voir notre monde et chacun de nos frères, dans la communion de son Amour.

Ô viens Esprit de Conseil et d’Intelligence, nos guides si précieux dans le quotidien de nos vies et selon les vues du Père.

Ô viens Esprit de Piété, celui même qui peut susciter en nous louange et action de grâce dans la joie parfaite d’un cœur de plus en plus uni à nos frères proches ou lointains.

Ô viens Esprit de Force, celle que le Fils a reçu du Père pour vivre sa Passion et sa mort et qui nous donne Résurrection en vie à jamais.

Ô viens Esprit de cette Crainte de Dieu qui n’a qu’un nom l’Amour ! « Il me glorifiera… c’est de mon bien qu’il prendra pour nous en faire part… » Jean 16, 15.

 Amis, frères et sœurs en cette fête de Pentecôte aimons selon les dons de cet Esprit.

Soeur Françoise-Marie

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Du livre d’Ezéchiel, au chapitre 37

La main du Seigneur se posa sur moi, par son esprit il m’emporta et me déposa au milieu d’une vallée ; elle était pleine d’ossements. Il me fit circuler parmi eux ; le sol de la vallée en était couvert, et ils étaient tout à fait desséchés.
Alors le Seigneur me dit : « Fils d’homme, ces ossements peuvent-ils revivre ? »
Je lui répondis : « Seigneur Dieu, c’est toi qui le sais ! » 
Il me dit alors : « Prophétise sur ces ossements. Tu leur diras : Ossements desséchés, écoutez la parole du Seigneur : Ainsi parle le Seigneur Dieu à ces ossements : Je vais faire entrer en vous l’esprit, et vous vivrez. Je vais mettre sur vous des nerfs, vous couvrir de chair, et vous revêtir de peau ; je vous donnerai l’esprit, et vous vivrez. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur. »
Je prophétisai, comme j’en avais reçu l’ordre. Pendant que je prophétisais, il y eut un bruit, puis une violente secousse, et les ossements se rapprochèrent les uns des autres. Je vis qu’ils se couvraient de nerfs, la chair repoussait, la peau les recouvrait, mais il n’y avait pas d’esprit en eux.
Le Seigneur me dit alors : « Adresse une prophétie à l’esprit, prophétise, fils d’homme. Dis à l’esprit : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Viens des quatre vents, esprit ! Souffle sur ces morts, et qu’ils vivent ! » 
Je prophétisai, comme il m’en avait donné l’ordre, et l’esprit entra en eux ; ils revinrent à la vie, et ils se dressèrent sur leurs pieds : c’était une armée immense ! 
Puis le Seigneur me dit : « Fils d’homme, ces ossements, c’est toute la maison d’Israël. Car ils disent : “Nos ossements sont desséchés, notre espérance est détruite, nous sommes perdus !” C’est pourquoi, prophétise. Tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël. Vous saurez que Je suis le Seigneur, quand j’ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai remonter, ô mon peuple ! Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ; je vous donnerai le repos sur votre terre. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur : j’ai parlé et je le ferai – oracle du Seigneur. »

Trois fêtes. (J-2)

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Dimanche, nous fêterons trois fêtes.

Avec toute l’Église, nous célèbrerons la Pentecôte, qui achève la fête de Pâques chantée depuis 50 jours.

Avec la famille dominicaine, nous fêterons le 24 mai, la fête de la translation des reliques de saint Dominique. Mais surtout, cette année, nous fêterons à Toulouse les 800 ans de l’Ordre dominicain.

Beaucoup de nos soeurs seront à Toulouse. En avant-première, soeur Françoise-Marie Béguin, prieure de la communauté qui vit à Toulouse, s’est rendue au couvent des frères pour s’entretenir avec le frère Augustin Laffay, et lui demander comment il envisage cette fête et ce qu’elle représente.

Voilà leur troisième et leur quatrième entretiens. (Cliquez sur les liens bleus)

N’hésitez pas à suivre cette journée et tous les événements du 800e anniversaire, ici.

Séquence à l’Esprit Saint (J-3)

Viens, Esprit Saint, en nos coeurs, et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père de des pauvres, viens dispensateur des dons, viens, lumière de nos coeurs.

Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraicheur

Dans le labeur, le repos; dans la fièvre la fraicheur; dans les pleurs le réconfort.

Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le coeur de tous les fidèles.

Sans ta puissante divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.

A tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient, donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen

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Que se passe-t-il à Toulouse pour les 800 ans de l’Ordre ? (J-4)

Que se passe-t-il donc à Toulouse ?

Voilà le second entretien entre soeur Françoise-Marie et frère Augustin. (Pour voir les video, cliquer sur le lien en bleu)

 

Matisse, et ses représentations de Dominique…