« Maître, nous sommes perdus » (Marc 4, 35-41)

La traversée d’une rive à une autre ne se fait toujours pas sans difficulté. Les disciples de Jésus ne devaient pas ignorer les accalmies de la mer étant donné que la plupart d’entre eux étaient des pêcheurs. Les marins savent que la traversée, lors des grandes marées, présente des dangers. Jésus, Lui à l’arrière sur le coussin dormait laissant ses disciples dans la crainte et la frayeur. Malgré les vagues qui remplissaient la barque, Jésus continue de dormir ; les disciples ont vraiment de quoi s’inquiéter : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? ». Ils reprochent à Jésus son indifférence face à la situation. Cette attitude des disciples est aussi la nôtre. Le cri des disciples « Maître, nous sommes perdus » est aussi le cri de l’Eglise depuis des siècles.

Devant les vagues et les tempêtes que soulèvent les persécutions, l’Eglise semble faire naufrage. Mais, est-ce que le Seigneur dort vraiment ? Il s’avère que non. Le Seigneur continue d’être le Maître de sa barque et rien ne peut arriver. Tout pouvoir Lui a été donné au ciel et sur la terre (cf. Mt28, 18). Il menace le vent et commande avec autorité à la mer : « Silence, tais-toi ! ». Comme le souligne le Psaume 106 (107), le Seigneur nous tire de la détresse, réduisant la tempête au silence et faisant taire les vagues. Les disciples peuvent désormais rendre grâce au Seigneur parce que leurs yeux ont vu ses œuvres et ses merveilles parmi les océans.

Par cette tempête apaisée, le Seigneur a permis à ses disciples et à nous de passer de la rive de la crainte et de la frayeur à la rive de la confiance et de la foi ; de passer de la méconnaissance du Maître : « qui est-il donc, celui-ci pour que même le vent et la mer lui obéissent ? » à la reconnaissance de sa vraie identité. La foi n’est pas acquise une foi pour toute. Elle est appelée à se purifier et se solidifier dans notre de relation avec le Ressuscité.

Alors, soyons des hommes et des femmes de foi, le Seigneur est toujours présent dans son Eglise. Les forces du mal ne peuvent rien contre elle, car elle est bâtie sur le roc (cf. Mt 15, 18). Il a promis d’être avec nous tous les jours jusqu’à la fin des temps (cf. Mt 28, 20). Au moment des épreuves, tournons-nous vers Celui qui s’est livré pour notre salut, et appelons-le.

Sœur Rosalie

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