Celui qui me mange vivra par moi

« Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous. » Jn 6,53.

Jésus ne craint pas de scandaliser ses disciples, de nous scandaliser. Qui oserait donner sa chair à manger, son sang à boire ? Ces images en elles-mêmes sont propres à provoquer chez ses auditeurs un mouvement de recul, chez nos contemporains aussi.

Pourtant , si nous ne nous nourrissons pas de tout ce qui constitue Jésus, de sa parole que nous sommes invités à manger aussi, de sa chair, oui ; si nous ne nous abreuvons pas de sa vie même – son sang dans la culture juive – nous ne serons jamais capables de pardonner comme il pardonne, d’aimer comme il aime. Nous ne serons jamais capables de prier pour ceux qui commettent tant de crimes odieux et de violences intolérables… d’être miséricordieux comme notre Père est miséricordieux.

                  « Celui qui me mange vivra par moi… »Pour nous qui avons été marqués par son sceau, c’est la seule manière de vivre, vivre par lui, vivre en lui, manger sa chair, boire son sang, ne faire qu’un avec lui.

 

Sœur Marie-Thérèse Perdriault

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      « Quelle excuse nous restera-t-il… si en mangeant l’Agneau, nous devenons des loups et si en nous nourrissant de la chair de cette brebis sacrée, nous ne laissons pas d’être aussi furieux et aussi avide que les lions ?…

Ne nous imaginons pas que lorsque nous avons dépouillé les veuves et les orphelins par nos rapines et nos violences, ce soit assez pour être sauvé de donner à cet autel un calice d’or enrichi de pierreries… La table sur laquelle Jésus-Christ fit a Cène avec ses disciples n’était pas d’argent, et le calice dans lequel il leur donna son sang divin n’était pas d’or. Cependant tout y était précieux et digne d’un profond respect parce que tout y était plein du Saint-Esprit.

Voulez-vous donc honorer le corps de Jésus-Christ ? Ne le méprisez pas lorsqu’il est nu et pendant qu’en cette Eglise vous le couvrez d’étoffes de soie, ne lui laissez pas souffrir ailleurs le froid et la nudité… Le corps de Jésus-Christ qui est sur l’autel n’a pas besoin d’habits précieux qui le couvrent, mais d’âmes pures qui le reçoivent, au lieu que cet autre corps de Jésus-Christ formé des pauvres qui sont ses membres, a besoin de notre assistance et de tous nos soins…

 

Jean Chrysostome, Commentaire de l’Evangile de Matthieu, homélie 3.

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