Bartimée

Bartimée et nous… !

Marc 10, 46-52

Sept versets pour une scène capitale ! Chez Saint Marc 17 miracles qu’il nous faut lire suivant des étapes dont le but est la révélation du Messie dans sa Personne et sa Mission, aujourd’hui nous sommes à la sixième et dernière étape de notre marche avec Marc, qui va de Jéricho à Jérusalem. Un aveugle du nom de Bartimée fait son entrée. Il est assis au bord de la route, la rumeur lui apprend que c’est Jésus de Nazareth qui passe et aussitôt il crie : « Jésus, Fils de David aie pitié de moi ». Jésus a entendu, Il entend toujours, Il s’arrête : « appelez-le ». Revirement de la foule : « confiance, lève-toi, Il t’appelle ».

L’aveugle jette son manteau, bondit et court vers Jésus

« Rabbouni, que je voie! » et quelques mots de Jésus suffisent pour que le miracle se produise : « Va ta foi t’a sauvé » et aussitôt il recouvre la vue. De quoi faire pâlir de jalousie tous nos marchands de rêves actuels !

L’appel du Seigneur fait de l’homme un vivant, il l’appelle à la vie, à la conversion, à passer du péché à la lumière de la Résurrection. De même à l’Annonciation la Vierge Marie a été appelée et habitée par Dieu, elle « s’est levée » comme déjà ressuscitée pour aller porter la Bonne Nouvelle à Elizabeth sa cousine (Lc 1,39).

La condition du baptisé n’est-elle pas d’être mendiant de la Grâce : mendiant de la Parole de Dieu, mendiant de sa Présence, de son Amour, de sa Miséricorde.

Devenus tous « voyants », ensemble nous pouvons suivre ce Jésus de miséricorde sur la route qui va de Jéricho à Jérusalem, là-même où va se jouer le salut pour tous !

Alors belle route sur les traces de Bartimée, qui sont les chemins du

Seigneur.                                                                Sr Françoise-Marie op.

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Des soeurs dominicaines se lancent dans l’habitat intergénérationnel

(Article paru dans La Croix, le 22 octobre 2015)

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En partenariat avec « Habitat et Humanisme », la congrégation des dominicaines de la Présentation de Tours vont aménager au 310 rue de Vaugirard, dans le 15e arrondissement de Paris, un vaste ensemble immobilier pour sœurs âgées, étudiants, jeunes travailleurs et mères célibataires.

« C’est un projet d’avenir qui donne du dynamisme, y compris aux sœurs âgées ! » C’est en ces termes que Sœur Véronique Margron, théologienne et provinciale de France de sa congrégation des dominicaines de la Présentation de Tours, a présenté mercredi 21 octobre devant une trentaine de riverains et d’amis de la communauté religieuse – et alors que la famille dominicaine s’apprête à fêter ses 800 ans –, la « nouvelle maison intergénérationnelle Saint-Charles » qui va être construite au 310 rue de Vaugirard, dans le 15e arrondissement de Paris.

Dans cet espace agréable, pourvu d’un jardin, propriété des dominicaines depuis 1854 et connu sous le nom de Maison Saint-Charles, un vaste ensemble immobilier va être aménagé en partenariat avec « Habitat et Humanisme », l’association fondée par le prêtre lyonnais Bernard Devert. « Notre but était de permettre aux sœurs âgées de rester ici mais aussi de rendre la maison utile à plus que nous », poursuit Véronique Margron.

VINGT RELIGIEUSES DE PLAIN-PIED AVEC LA CHAPELLE

Après trois ans de réflexion et d’hypothèses diverses – loger des familles de proches hospitalisés, en lien avec les hôpitaux du secteur –, les sœurs ont finalement opté pour quatre bâtiments sur plusieurs niveaux, tout autour du jardin, permettant de mélanger les âges, les états de vie et les milieux sociaux.

Seront donc bâtis ici 20 « T1bis » et « T2 » (30 à 40 m2) « de plain-pied avec la chapelle », selon Laurent Lacoin, gérant de « Necco », agence bordelaise d’assistance en maîtrise d’ouvrage, pour loger des religieuses âgées. Seront bâtis également 15 « T1bis » pour des étudiants et jeunes travailleurs, 10 « T2 et T3 » (50 à 60 m2) pour des familles monoparentales, ainsi que 15 chambres d’hôtes qui permettront, comme c’est déjà le cas, de loger quelques nuits des personnes en formation ou de passage à des tarifs préférentiels.

« DE BELLES HISTOIRES »

Viendront s’ajouter deux grands appartements (110 m2) intergénérationnel où logeront en colocation – mais chacun dans une zone privative – une personne âgée, un étudiant, un jeune travailleur et une maman avec enfant, afin de favoriser la solidarité et l’échange d’expériences. « Nous avons déjà créé ailleurs de tels habitats intergénérationnels et on y voit souvent de belles histoires », explique Bernard Usquin président d’Habitat et Humanisme Île-de-France et lui-même habitant du 15e arrondissement parisien.

C’est Habitat et Humanisme qui assurera la gestion et l’animation de ces logements sociaux pendant les quarante ans du bail, avec « un accompagnement spécifique des mères seules afin qu’elles puissent quitter la Maison Saint-Charles dans un délai de trois-quatre ans », précise Bernard Usquin.

« Ces locaux seront conçus pour faciliter du lien social et des rencontres », fait valoir Agnès Ragot, directrice salariée du pôle social d’Habitat et Humanisme Île-de-France qui prévoit aussi la participation de bénévoles du quartier intéressés à l’animation de ce lieu. De fait, des espaces communs – outre le jardin et la chapelle – sont prévus pour les habitants de la Maison Saint-Charles et du quartier.

VOIR LE JARDIN DEPUIS LA RUE

Les travaux devraient commencer fin 2016, « dès que le permis de construire sera définitif », précise Laurent Lacoin. Et devraient durer « environ 30 mois », dans la mesure où il faut tout abattre puis tout reconstruire. Seule la chapelle restera en place, mais sera entièrement restaurée, notamment en ouvrant des verrières en rez-de-chaussée afin que l’on puisse voir le jardin depuis la rue.

Quant à l’internat de l’école primaire Saint-Charles, dans le même pâté de maison que la Maison Saint-Charles, il sera fermé en juillet 2016, en même temps qu’aura lieu la fusion de cet établissement avec l’école Saint-Louis, rue de l’Abbé-Groult, dans le 15e arrondissement.

Cette fusion, avec transfert de la tutelle à la direction de l’enseignement catholique de Paris et vente des locaux de la rue Blomet, permettra d’étendre au nouvel ensemble scolaire la pédagogie personnalisée qui avait fait la réputation de l’école Saint-Charles. La direction diocésaine de l’enseignement catholique cherche activement un nouveau lieu pour y implanter un internat de primaire – après la mobilisation d’enseignants et parents d’élèves. « Nous ne sommes plus en mesure, expliquait l’an dernier Véronique Margron, d’assurer la tutelle de cette école du fait de la moyenne d’âge des sœurs dans notre province, qui est de 82 ans. »

Claire Lesegretain

Pour être grand, devenir le serviteur. (Marc 10, 35-45)

L’évangéliste Saint Marc, continue de nous montrer ce dimanche les implications de la nouvelle vie à la suite de Jésus, aujourd’hui il nous parle en plaçant le sujet, humain et très humain, celui du « pouvoir ».

Il nous propose un passage très révélateur pour ces temps, ce qui compte pour certaines personnes, c’est le succès à tout prix, trouver de bonnes places.

Il ne faut pas perdre de vue que Jésus à indiquer la direction pour le suivre puisqu’il dit: «si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive…» (Marc 8.34) donc l’école de Jésus , la formation à la croix est nécessaire pour les disciples : au service d’autrui.

Arrêtons-nous juste dans cette première scène de l’Évangile :

 Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’ approchent de Jésus et lui disent: « Maître, nous voudrions que tu exauces notre demande »

 Jacques et Jean, également appelé « fils du tonnerre » (peut-être par son tempérament fort ; voir 3.17), appartenant au premier groupe dans l’Evangile (1, 16-20). On s’attendrait à ce que ces disciples, qui

«Ont tout quitté et ont suivi » Jésus, soient déjà à un niveau élevé de formation de disciples et, par conséquent, capable de se différencier des autres dans le domaine de la maturité de leur vocation et de l’exercice du pouvoir dans la communauté. Mais il semble qu’il n’en soit pas ainsi.

Comme si c’était une carrière administrative, les deux disciples capricieux demandent à Jésus des postes les plus élevés dans le Royaume de Dieu: «accorde-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche« (v.37).

Dans les versets précédents (32,34) Jésus vient de leur annoncer pour la troisième fois sa passion « Nous montons à Jérusalem… le Fils de l’homme va être livré aux grands prêtres… ils le condamneront à mort… ils se moqueront de lui, cracheront sur lui, le flagelleront… le tueront… » Il semble qu’ils n’ont pas compris ça. Le Messie, pour eux et (pour nous… ?) c’est ce triomphateur victorieux qui va tout régler par sa puissance.

Jésus en tant que MAITRE, à nouveau va former ses disciples, cette fois-ci dans la leçon de « service » Lui qui n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. (V. 45)

Face à la demande de Jacques et Jean et aussi à l’attitude des autres disciples, Jésus prend sa propre attitude :

  • Jésus ne rejette pas les aspirations des disciples, qui admettent qu’il s’agit d’être « grand » et «premier » (vv.43-44 ; Voir la v.40). mais il leur enseigne une autre façon d’être « grand »par le moyen du service.
  • Jésus surpris de l’égocentrisme des disciples quant à l’intérêt qu’ils portent pour le prestige et l’honneur personnel c’est l’aspiration fondamentale. Individualiste, vaine et égocentrique, qui conduit une personne à vouloir prendre la place des autres.
  • Jésus ne répond pas, avec une théorie, mais sur la base de sa propre vie : Lui est le modèle pour ses disciples.

Les aspirations spontanées (ou naturelles) des disciples (v.35-37) et modèles de comportement de la société (v.42) sont confrontés à la déclaration de Jésus qui indique comment le suivre … (vv.38-40 et 43 à 45).

  • Jésus enseigne, avec l’exemple de sa propre vie. Son autorité ne s’impose pas, mais il attire à lui par son enseignement. Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur. Celui qui veut être le premier sera l’esclave de tous. . 43
  • Jésus recentre le regard du disciple sur la radicalité de la passion, la pointe de son ministère et de sa révélation. Apprendre ainsi que la communion avec Jésus est totale ou n’existe pas. Il comprend le chemin de croix».
  • Jésus indique, depuis le mot clé « servir » (v.45), que le chemin d’accès de prestige et de grandeur est constituant de « Serviteur » et d’ « esclave » (vv.43-44). Le « service » est , ce qui indique tout ce qui contribue à la formation de la Communauté (v.43). L’esclave est une façon de souligner que le service est « libre », ne prévoit pas de récompense, car il y a un sentiment d’appartenance profonde (v.44).

– Enfin, Jésus et ceux qui le suivent étroitement ne partagent pas les mêmes intérêts économiques et politiques de toute société dont l’ éthique du pouvoir exclus, marginalise, tue ou nie la personne.

Nous devons faire notre le conseil de Jésus : « parmi vous, il ne doit pas être ainsi » (v.43).

Soeur Maria Esperanza Olarte    Capture d’écran 2015-10-17 à 23.18.55

Bienheureuse Marie Poussepin

C’est aujourd’hui la fête de notre fondatrice, la bienheureuse Marie Poussepin, et même si c’est l’heure des secondes vêpres, il est toujours temps de nous réjouir et de la fêter !

Marie Poussepin

14 octobre 2015

Bruissements d’ailes …

Chuchotis et rires étouffés …

C’est toujours ainsi, au ciel, les jours de fête : c’est-à-dire tous les jours …… encore que les jours n’existent pas :
Le temps est extatique …

Le temps est intemporel mais non virtuel …

Le temps est béatitude …
Le temps est proprement divin !

Mais revenons à ce 14 octobre 2015 (temps terrestre)

En tendant l’oreille, j’arrive à discerner dans le murmure, ce qui suit :

Archangel  Tu la connais, toi, Angelino, la dame qu’on fête aujourd’hui ?

Angelino   Eh bien … j’ai ouï dire que c’est la petite personne … tu sais … si discrète, si humble, si pieuse, si charitable … qui nous sourit toujours avec indulgence lorsque nous la rencontrons ?

Archangel Ah ! oui, Angelino, je vois de qui tu parles ! … et, tu crois …. qu’il viendra ?

Angelino   Qui ?

Archangel Celui qu’on appelle Do-mi-ni-que. Tu sais … avec tout ce qui se prépare en bas pour les 800 ans de l’Ordre des Prêcheurs – comme ils disent -, je le crois trop occupé pour faire le déplacement !

Angelino  Eh bien moi, je pense juste le contraire, parce que lui, tout dominicain qu’il est, il n’y avait pas pensé aux religieuses apostoliques. Et c’est elle qui en a eu l’idée. Du reste … j’ai lu …. mais où ? ………………… «  Marie Poussepin a donné à l’Ordre la première sœur apostolique. »…. Alors s’il ne venait pas ………………………

Archangel   Et, tu crois qu’on va voir aussi la Mère Saint Pierre ?

Angelino   Tu en as de ces questions mon pauvre Archangel ! La bonne Mère saint Pierre, elle ne rate pas une fête : Rose de Lima, Thomas d’Aquin, Martin de Porrès, Hyacinthe Cormier, Jourdain de Saxe …… alors, tu penses MARIE POUSSEPIN !!!!! Elle la vénère, elle la chérit. Elle prie pour sa canonisation (pour ceux d’en bas). Quelquefois elle tempête parce que ça tarde. Elle s’indigne contre tel médecin qui traîne les pieds pour reconnaître le fameux miracle ! Oui, elle viendra c’est sûr … et avec elle, son amie Mère Agnès Mathis.

Archangel  Parce qu’il est si fameux que ça … le miracle ?

Angelino  Tu en as de ces questions, mon pauvre Archangel ! C’est une expression, parce que, justement, de miracle reconnu, il n’y en a toujours pas.

Archangel   Sois gentil, Angelino, veux-tu me parler doucement ?

Angelino

Bon, je reprends. Je reconnais que je suis un peu « soupe au lait ». Depuis la béatification (pour ceux d’en bas), à plusieurs reprises, elles (les filles de Marie Poussepin) ont cru qu’elles le tenaient « leur » miracle, et puis au dernier moment … ça capote ! Un médecin fait du zèle, en conscience, il n’est plus sûr de rien, alors il sort sa boule noire. Et il faut recommencer à attendre, attendre…

Archangel  C’est peut-être, qu’en bas, ils ont perdu le sac de graines ?

Angelino   Mais qu’est ce que tu me racontes encore ?

Archangel   Ben … oui … quoi … de la foi … s’ils en avaient gros comme une graine de sénevé …ils déplaceraient des montagnes … alors un miracle …

Angelino   Par les temps qui courent (en bas) la planète n’a pas besoin de montagnes qui se jettent dans la mer. Ca ferait encore monter le niveau des eaux … Prie plutôt la Cop 21 …

Archangel   Dis-moi, Angelino, quel beau monde il y aura encore … à cette fête du 14 octobre ?

Angelino   Je parierais bien qu’il y aura l’abbé Granger, sans doute l’abbé Gervais et aussi le Père Lacordaire. Je verrais bien la sœur St Florent et …
Archangel   Moi, je la croise souvent quand je vais regarder « Notre Dame Marie la si Belle ». Elle ne la quitte guère.

Angelino    Si tu m’interromps toujours, tu me fais perdre le fil …Ah oui … je disais la petite sœur St Florent, la mère Chantal, qui en raison d’une épidémie a tellement soigné de malades qu’elle est arrivée ici plus tôt que prévu.

Et puis, il y en aura encore beaucoup d’autres, de ces petites religieuses modestes, courageuses, de ces petites converses totalement oubliées en bas mais honorées ici, ces petites bonnes sœurs, servantes des pauvres, vraies sœurs de charité dominicaines de la Présentation, dévouées, silencieuses, méconnues, ignorées, des sans grade, qui ont obéi, prié, veillé, souffert et aimé.

Archangel   Justement, en voilà quelques unes qui se hâtent. Angelino, je te laisse, je vais faire un bout de ciel avec elles. Ca me fait du bien de voir de ces derniers qui sont premiers.

 

Sœur Françoise Chantal Lelimouzin o.p.

 

 

Un dimanche de la Création

Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre… la lumière et l’eau, sources de vie, et tout être vivant, par sa seule Parole. « Dieu dit« , … et Dieu vit « que cela était bon« . »Il créa l’homme à son image, homme et femme, il le créa. » Gn 1, 27

A l’homme, il confia toute sa création… « Voilà, c’était très bon« . Gn 1, 31.

Il lui donna de nommer toute chose, reconnaissant ainsi sa supériorité sur toute créature, lui accordant d’exercer pouvoir et domination, mais à la manière du Créateur, car nous avons été créés à l’image de Dieu, « pour cultiver et garder, protéger, sauvegarder, préserver, soigner. Cela implique une relation de réciprocité responsable entre l’être humain et la nature« . (Laudato Si n° 67)

Mais pour lui-même, l’homme ne trouva pas « une aide qui lui fût accordée » (Gn 2,20). Torpeur, sommeil mystérieux… Et du côté de l’homme, le Seigneur fit surgir une femme. Emerveillement de l’homme ! « Pour le coup, c’est l’os de mes os et la chair de ma chair »

Il reconnait la femme comme une autre lui-même, son égale différente et complémentaire. Il l’accueille comme un don. Il ne lui appartient pas de la nommer. « Celle ci sera appelée femme« . (Ishsha, « femme » tiré de Ish « homme » en hébreu). C’est le Seigneur qui lui donne son nom. Elle est offerte à son amour, non à son emprise ou sa domination.

« Il les fit homme et femme. Ainsi donc, l’homme quittera son père et sa mère et tous deux ne feront qu’une seule chair. »

 – – – – –

« Est-il permis à un homme de répudier sa femme ? »

Tant de familles brisées, d’enfants écartelés, blessés, tant de souffrances… Au sujet de situations trop souvent stigmatisées, le pape François disait : « Qui suis-je pour juger ? »

Quelle porte ouvrir aux divorcés remariés ? Comment leur donner part entière à la vie de l’Église ? tant de privations alors qu’il ne sont pas excommuniés… Faut-il accorder une bénédiction aux couples homosexuels ?

« Recourir à la médecine de la miséricorde plutôt qu’aux armes« . Cette phrase du pape Jean XXIII fut rappelée par Mgr Peter ordo, rapporteur du synode pour la famille : c’est dans un climat de liberté de parole cher au pape François, que s’est tenue la première session… Et c’est en ce dimanche 4 octobre, que s’ouvre la seconde session…

« Laissez venir à moi les petits enfants. » Tendresse de Jésus, envers ces petits que les grands ont tendance à rabrouer..; Aujourd’hui, combien d’enfants réduits en esclavage : misère, travail, exploitation sexuelle, enfants soldats… Partageons la tendresse de Jésus, le souci maternel de l’Église. Portons les dans notre prière. Que nos coeurs s’ouvrent à la miséricorde, répondant à l’appel de François.

Nous avons célébré ce 1er septembre « La journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création » que le pape François vient d’instaurer. Et il nous propose de faire de ce 4 octobre, jour de la fête de saint François d’Assise, un « dimanche pour la Création« . Nous unissons notre prière à la sienne, à celle de tous ceux qui, ayant entendu son appel, font monter vers le Seigneur une prière unanime.

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Cantique de frère soleil 

Très haut, tout-puissant, bon Seigneur,
à toi louanges, gloire, honneur,

et toute bénédiction.

A toi seul, o Très-Haut, ils conviennent,

et nul n’est digne de dire ton nom.

 

Loué sois-tu, mon Seigneur,

avec toutes tes créatures,

et surtout Messire frère Soleil
lui, le jour dont tu nous éclaires, beau, rayonnant d’une grande splendeur,

et de toi, ô Très Haut, portant l’image.

 

Loué sois-tu, mon Seigneur,

pour sœur la lune et les étoiles,

dans le ciel tu les as formées

claires, précieuses et belles.
Loué sois-tu, mon Seigneur,

pour frère le Vent,

et pour l’air et le nuage et le ciel clair
et tous les temps, par qui tu tiens en vie
toutes tes créatures

 

Loué sois-tu, mon Seigneur,

pour sœur Eau, fort utile

et humble, et précieuse et chaste.
Loué sois-tu, mon Seigneur,

pour frère Feu, par qui s’illumine la nuit,

il est beau et joyeux, et robuste et fort.
Loué sois-tu, mon Seigneur,

pour sœur notre mère la Terre,

qui nous porte et nous nourrit, 

qui produit la diversité des fruits
et les fleurs diaprées et l’herbe.

 

Loué sois-tu, mon Seigneur,
pour ceux qui pardonnent par amour pour toi et supportent maladies et tribulations.

 

Heureux ceux qui les supporteront en paix,

car par toi, Très-Haut, ils seront couronnés.

 

Louez et bénissez mon Seigneur,

rendez-lui grâces et servez-le

tous en toute humilité.

(St François d’Assise)

Soeur Michel Lainé  Capture d’écran 2015-10-02 à 23.26.24