Dieu avec nous…

Depuis quelques jours, nous voyons que les rues et les commerces prennent un air de Noël. Malgré les événements tragiques du 13 novembre, on se dit que la vie doit continuer. Mais à ce jour, ce n’est pas encore Noël. Il nous faudra attendre quatre semaines. Le temps de l’Avent, c’est précisément cela : le temps de l’attente de celui qui Vient.

Cette période de l’Avent, nous en parlons comme d’un temps de joie. Mais cette joie ne vient pas d’abord de la naissance d’un enfant, ni même de son attente. Le grand message de Noël c’est que « Dieu est avec nous ». Il nous rejoint dans nos tribulations. Il est avec nous pour nous sauver, pour nous guider sur le chemin de la vie. Le Seigneur nous rappelle que quels que soient les drames que nous avons à subir, le dernier mot appartient à l’Amour C’est pour cette Bonne Nouvelle que nous sommes dans la joie en ce temps de l’Avent.

Lorsque saint Luc écrit son évangile, le Temple de Jérusalem vient d’être détruit par les Romains. Les disciples ont peur de ces transformations qu’ils n’arrivent plus à contrôler. Alors, saint Luc les encourage à ne pas perdre la confiance en Dieu. Il les invite à l’espérance.

Nous aussi, devant les transformations incontrôlables et les situations désastreuses actuelles qui nous inquiètent le Seigneur, comme autrefois pour les premiers disciples, nous demande de nous redresser et de relever la tête car notre rédemption est proche. C’est donc une invitation à l’action, car notre attente doit être active et non passive. Nous sommes invités à nous y préparer en vivant dans la joie et l’espérance. Ce Dieu que nous attendons est fidèle à sa promesse de bonheur; il est toujours « Dieu avec nous ».

C’est déjà cette Bonne Nouvelle que le prophète Jérémie (1ère lecture) annonçait à son peuple angoissé. Très éprouvé par la défaite et la misère, ce peuple était complètement démoralisé. Or voilà que le prophète vient lui annoncer un avenir merveilleux. Au nom de sa foi, il rappelle à tous que le Seigneur est un Dieu de justice. Le droit et la justice doivent être les maître-mots de la vie des croyants. C’est là qu’ils trouveront le bonheur. Dieu n’abandonne pas son peuple blessé : il suscitera un « germe de justice» pour balayer le malheur présent. Il veut vraiment le bonheur de son peuple.

La lettre aux Thessaloniciens (2ème lecture) nous parle également de la « venue » du Seigneur dans la gloire. Nous sommes invités à nous y préparer dans l’espérance en vivant d’une manière digne de Dieu. Les exhortations de Paul ne visent pas seulement au redressement mais au progrès. Il s’agit de progresser dans la foi et l’amour. Le Seigneur est là, avec nous. Il nous pousse chaque jour à vaincre les records de la veille dans le domaine de l’amour fraternel. C’est cela la dynamique de l’Avent: « faites encore du progrès » nous dit saint Paul. Comme lui, il nous faut « oublier le chemin déjà parcouru et courir vers le but (Phil. 3, 14). Ce but c’est le Christ et nous sommes habités par une espérance un peu folle :

oui, le Seigneur reviendra pour sauver pleinement le monde;

oui, Il est déjà venu pour nous racheter de nos péchés;

et enfin, oui, Il est avec nous aujourd’hui tout particulièrement quand nous traversons des épreuves.

Soeur Catherine Aubry

L’homme met la nature en esclavage. Nous nous sommes emparés de notre mère la Terre. Je crois que l’homme est allé trop loin. Je demande aux États d’être plus courageux à Paris qu’à Lima. »

Pape François à son retour des Philippines

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La présentation de Marie au temple, notre fête !

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Cette célébration, peut nous étonner, car rien en apparence dans la Bible ne nous renseigne sur cet évènement.

Les lectures proposées pour la liturgie de ce jour seront un guide pour que cette fête nous parle ;

C’est une fête, elle invite à la joie : « pousse des cris de joie fille de Sion » Za 2, 14-17

C’est une fête de l’écoute : « Ecoute ma fille regarde et tends l’oreille » Ps 45

C’est aussi une fête universelle de celles et ceux qui sont de la famille de Jésus : « qui sont ma mère et qui sont mes frères ? » Mt 12, 46-50.

 

Une fête où la joie se fait exultation: la Parole de Dieu et tout particulièrement les psaumes, nous invitent à célébrer dans la joie la montée à la maison du Seigneur et à magnifier Jérusalem et son temple. Les pèlerins vers Jérusalem quand ils atteignent le but de leur chemin, portent au cœur un grand désir de rencontre de Dieu et veulent lui offrir des sacrifices de louange et ou des demandes de pardon. Pour les pèlerins de ce jour Anne et Joachim, c’est un profond merci au Seigneur, Il a répondu à l’intime désir de leurs cœurs avec la venue de cette petite fille reçue de Dieu qui doit retourner à Dieu.

La liturgie à sa manière indique une intervention repérable de Dieu au milieu de son peuple, on en célèbre au temple sa grandeur en chantant déjà « la mère du Roi » qui régit terre et ciel ; cette fête est située à la veille de la solennité du Christ roi de l’univers et très proche du temps de l’Avent : c’est une invitation à regarder vers Celle qui se dirige au temple indiquant le chemin pour un jour arriver à voir et à reconnaître ce Fils qu’elle enfantera et apportera pour tous, le salut et le bonheur.

Une fête de l’écoute : ici nous ne pouvons que contempler le travail intérieur de l’Esprit en la personne de Marie. Marie est toute petite, mais déjà elle connaît son Dieu, instruite par ses père et mère. C’est bien pour entrer davantage en profonde relation avec Lui qu’elle est conduite au temple. Avant que Marie ne devienne réellement en son corps la demeure de Jésus, elle entre dans la maison de Dieu, le chant des psaumes la berce dans cette présence de Dieu, et comme tous ces enfants offerts selon la tradition biblique, la grâce lui sera abondante.

L’Ecriture éclaire cette manière de « demeurer », le psaume 83 nous assure « qu’un jour dans ta maison en vaut plus que mille », une expérience particulière à « qui a le cœur pur et les mains innocentes» autant de qualificatifs reconnus à l’enfant qu’est Marie. De plus dans ce mouvement d’offrande et d’écoute, celui qui a gravi la montagne de Seigneur, autre image pour dire la rencontre avec Dieu, « obtient de son Dieu la bénédiction et de son Sauveur la justice ». ps 24.

Marie, nous encourage donc dès sa petite enfance à nous tourner vers le mystère de Dieu, présent dans le temple, mais aussi au plus intime du cœur, là où chacun est convié à le rencontrer. Comme le dira à son tour Saint Paul, le vrai temple accessible à chaque croyant c’est son cœur, où se noue le dialogue d’approche, de connaissance et qui se conclue dans l’amour. Cf. 1 Cor 3,16

Une fête universelle et sans fin : pour qu’au long des âges celles et ceux « qui écoutent la Parole de Dieu et qui la gardent » se retrouvent, reconnaissent et vivent de la Parole de Dieu.

Ce jour loin de nous bercer des sentiments chers à l’enfance nous tire vers Marie, son mystère et sa mission. C’est donc pour nous aujourd’hui le temps de nous laisser orienter vers le Christ par Celle qui a été la première à le connaître et à nous le présenter. Et dans ce même mouvement Marie est aussi Celle qui demeure dans cet autre « temple de l’Esprit » qu’est l’Eglise et Celle qui donne à son Fils ce corps où la Parole de Dieu est écoutée et transmise à tous ceux et celles qui veulent l’entendre et la laisser transformer leur vie.

 

C’est ce jour que la bienheureuse Marie Poussepin a choisi pour que nous, Dominicaines de la Présentation, célébrions cette fête de Marie en communion avec nos sœurs ainsi qu’avec les personnes qui se réclament de son esprit de charité dans les diverses parties du monde.

Communion, qui place l’exercice de la charité au service de l’Eglise comme un vrai appel à participer à la mission de prédication qui s’efforce de faire grandir le « Corps du Christ » au cœur du monde. Le chapitre VIII de la Constitution Lumen Gentium rappelle aux croyants, le lien étroit entre la personne de Marie et la mission de cette Eglise en chemin décrite au chapitre précédent. C’est justement Paul VI qui dans le même mouvement conciliaire a proclamé Marie, Mère de l’Eglise.

Approcher de Marie en cette fête nous rend frère et sœur de qui est en recherche de Dieu et de ceux et celles qui croient en son Fils venu sauver ce qui était perdu. Approcher de Marie permet aux communautés de persévérer dans une proximité pleine d’amour fraternel, de se laisser renouveler au plus sûr de leur cœur, par le Seigneur lui-même. C’est d’un engagement toujours en croissance dont chaque consacrée peut témoigner. Célébrons ensemble la fête de l’écoute, de l’invitation à la joie et au don que Marie nous offre : Si elle est chez elle chez nous, elle nous accompagne au jour le jour de notre pèlerinage et « nous pouvons tout attendre d’Elle ». cf. Règlements ch1.

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Il y a bien des représentations de la Présentation de Marie au temple : cette image vient d’une Eglise de la Terre Sainte: bien que petite, Marie a déjà tout un cortège qui la suit, les questions sont là, alors qu’elle poursuit sa montée vers le Grand Prêtre, elle attire, elle guide et par la même accompagne.

Très belle et heureuse fête de la Présentation

 

Sœur Monique Colrat op

 

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Faute de mots

Fautes de mots, nous nous unissons à tous ceux qui sont meurtris, et à tous ceux qui veulent, contre vents et marées, construire l’unité, ouvrir les portes, vivre…

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Et nous vous invitons à lire ce texte de l’Association Coexister

Coexister, le mouvement interreligieux des jeunes, partage le choc, l’effroi et la tristesse après les attentats terroristes qui ont frappé Paris vendredi.

« Nous adressons aux familles des victimes toutes nos condoléances. de Paris à Beirut et tout autour du monde chaque jour, nous savons qu’elles sont de plus en plus nombreuses.

Ces actes infâmes et barbares touchent notre communauté nationale en plein cœur. En tentant de terroriser de civils innocents et de piétiner leur liberté, ces attaques portent atteinte à la cohésion sociale de notre pays, à notre citoyenneté, à la France. La liberté et la sécurité ne sont pas négociables.

L’extrémisme, quelles que soient ses racines, doit être combattu et mis hors d’état e nuire. Contre tous les intégrismes, contre tous les fanatismes qui défigurent les visages des communautés qu’ils prétendent représenter, il y a urgence à travailler à l’unité nationale. »

Le Royaume de Dieu est là, tout près de nous.

 

Mais devons-nous nous en réjouir ? Les textes de ce jour nous parlent plutôt d’apocalypse et de catastrophes que de la joie de l’avènement du Royaume de justice et de paix….ainsi que nous l’avions chanté à Noël…

Serait-ce que nous ne savons pas lire les signes qui nous sont donnés, comme les contemporains de Jésus ? Et pourtant, nos temps modernes ne sont pas exempts non plus de catastrophes, de cataclysmes…notre planète se réchauffe…bref la situation actuelle de notre « maison commune » a tendance à nous faire penser que nous nous approchons de ce moment dont personne, même le Fils, ne connaît l’heure…

Pas de panique….Nous sommes dans un train en marche….Bien , ou moins bien, installées dans notre petit compartiment, n’oublions-nous pas trop souvent que ce n’est pas définitif et que l’objectif est…d’arriver.   Avec conviction, ne chantons-nous pas avec le psalmiste : «… mon âme a soif du Dieu vivant, quand le verrai-je face à face ?»

Aurions-nous aussi oublié ce passage de l’Apocalypse(3.20) : «  Voici que je me tiens à la porte, et que je frappe…..si quelqu’un entend…et ouvre…j’entrerai pour souper, moi près de lui, et lui près de moi.» On peut l’appliquer à l’éternité, mais, dans le contexte même, c’était pour le temps présent que l’Ange s’adressait à l’Eglise de Laodicée : « allons, un peu d’ardeur et repens-toi ! ».

C’est toujours, c’est aussi aujourd’hui… l’aujourd’hui de Dieu…. C’est aujourd’hui que pousse le figuier, qu’il nous annonce l’été et la marche vers l’accomplissement du Royaume… Savons-nous regarder et les voir, ces jeunes pousses ? Ne nous sommes-nous jamais émerveillées d’une petite fleur s’épanouissant dans une muraille ? Savons-nous voir plutôt le bon grain avant de voir l’ivraie qui pousse sur le chemin de ceux que nous côtoyons, avec qui nous vivons ?

Cette semaine, à Tours nous avons célébré avec joie et solennité l’ouverture de l’année Jubilaire de Saint Martin. Notre Saint, dans son siècle a lutté contre les idoles visibles – mais n’avons-nous pas aussi nos idoles moins visibles, mais aussi réelles – a su garder l’espérance du Royaume et le faire advenir. L’Evangile choisi pour sa fête nous le rappelle. (Mt 25, 24- ss) : « Venez les bénis de mon Père, recevez le Royaume en héritage…Seigneur quand t’avons-nous vu assoiffé, affamé, étranger, prisonnier et t’avons-nous secouru ?.Et le Seigneur leur fait cette réponse : Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous l’avez fait… ».

Avec Saint Martin, avec Marie Poussepin, sachons aussi lire les signes de notre temps. A travers eux, le Seigneur frappe toujours à notre porte…Faisons-le entrer…et souper chez nous….

                      Le Royaume de Dieu est là, tout près de nous…..

 

Soeur Catherine de la Présentation          photo

Vanité des vanités

Jésus (Marc 12, 38-44) continue d’enseigner ses disciples…mais comprennent-ils vraiment le langage de cet homme? en ont-ils découvert la source ? Pas encore semble-t-il, car jaillissent de la bouche de Jésus des paroles cinglantes, provocatrices, de mise en garde, dénonçant le « toc » de l’apparence, du paraître, l’indifférence face au démuni…comportements si opposés à ceux du Royaume, à la vérité de l’être, au commandement de l’amour !

En entendant ces paroles si véhémentes de Jésus, les disciples réussissent ils à découvrir les pièges de la vanité dans lesquels il est si facile de tomber ? Que ne ferait-on pas pour sauvegarder une réputation compromise ?… les pièges de l’injustice sous le couvert de la tutelle qui exploite le petit, l’ancien…que se passe-t-il aujourd’hui dans certaines associations, dont je suis peut-être le témoin ?…

Marc nous entraine à la suite de Jésus qui se rend au temple, dans le parvis des femmes. Il s’assied face au tronc des offrandes. Il observe le va et vient de la foule qui passe devant le tronc où de nombreux riches mettent beaucoup d’argent.

Arrive une veuve pauvre qui verse ses deux petites pièces, quelques centimes. Elle n’est pas passée inaperçue du Seigneur. Le geste de cette femme va lui donner l’occasion d’ouvrir le cœur de ses disciples. Il les interpelle et leur partage ce qu’il a découvert : Vous avez vu les riches…ils donnent beaucoup, c’est vrai, toutefois cette offrande ne les privera pas d’un bon repas bien arrosé !

Mais d’où leur vient cet argent ? Ne serait-ce pas celui qu’ils auraient dérobé aux veuves, aux prisonniers, aux esclaves ?…

Cette femme pauvre, en versant ses quelques piécettes a donné la totalité de ses biens et ce qu’elle est ! Elle est vraie aux yeux du Seigneur !

Les disciples auront-ils aussi compris que la modeste offrande de la veuve pauvre a beaucoup plus de valeur aux yeux de Dieu, que celles de tous les autres riches qui ont donné sans se priver ?…et nous ?

Bonne Conversion !

Soeur Monique Wagner

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800 ans

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Ce week-end et tout spécialement aujourd’hui, fête de tous les saints de l’Ordre des prêcheurs, nous ferons nos 800 ans.

Notre Ordre, voué à la prédication, est un famille de frères et soeurs, diverse, joyeuse. Notre passion : aimer ce monde pour y annoncer par nos paroles et nos mains, que Dieu a choisi de vivre avec nous, sans préjuger de nos limites, parce qu’il nous aime.

A cette occasion, nous vous invitons à consulter quelques liens :

  • Interview audio sur RCF du maître de l’Ordre, notre frère Bruno Cadoré : ici
  • Une superbe video faite pour les 800 ans de l’Ordre : ici
  • Une méditation du frère Elie Pascal (+) sur le saint Dominique de Matisse : ici
  • Prêcher la miséricorde, par le frère Pascal Marin : ici
  • Le site des 800 ans de l’Ordre et son calendrier : ici
  • L’origine et l’histoire des moniales : ici
  • La page de notre blog consacrée à notre histoire, avec un résumé de la vie de Dominique : ici
  • Et puis, improbable, le « dominicain » est cette année aussi un … chocolat ! Voir ici.

Bon anniversaire à tous, laïcs, soeurs, frères !

Allons, et pensons à notre Sauveur !

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Heureux les coeurs sauvés

Heureux les pauvres de cœur ; heureux les assoiffés de justice, heureux les cœurs purs, le Royaume de Dieu est à eux. Ces béatitudes de Mt ne sont pas un programme, mais avant tout une proclamation, la proclamation de ce qu’est le Royaume, le Règne qu’inaugure le Xt. Portiques à huit co­lonnes qui nous disent qui sont les préférés de Dieu, les héri­tiers du Royaume. La terre était promise, la libération, la descen­dance, la justice, le droit. Aujourd’hui est promis le Royaume à ceux qui essaient de recevoir le Christ dans leur vie et se risque à la fidélité envers la Parole.

Je me m’arrêterai que sur une béatitude, qui tout à la fois m’intrigue et m’émerveille. Heureux les cœurs purs car ils verront Dieu. Béatitude propre à Mt.

L’Évangile nous prévient. Rien de ce qui vient de l’extérieur ne rend l’homme impur. S’il y a impureté, elle est causée par l’intérieur ; elle vient du cœur quand il se durcit, se rétrécit, surtout quand il oublie l’alter ego.

Le critère de la pureté est dans le rap­port à l’autre ; et non d’abord dans les pratiques vertueuses ou ascétiques qui ne regardent que nous-mêmes.

Le cœur pur c’est encore sa simplicité, son unité. Le cœur pur n’est pas le cœur naïf, mais le cœur droit, sans mensonge ni duplicité. »Si tu marches de­vant moi dans l’innocence du cœur et la droiture, si tu agis selon tout ce que je te commande » 1 R 9,4 dit le Sg à Salomon en lui promettant le trône de David. «  Non pas réa­liser des victoires, des conquêtes, simplement avoir le cœur droit ; sans détour.

La pureté du cœur  c’est encore le cœur circoncis. Comme en Jérémie 9,24. » Des jours viennent où je sévirai contre quiconque est circoncis dans sa chair, contre l’Égypte contre Juda. Car toutes les nations sont incircon­cises et les gens d’Israël eux-mêmes sont incirconcis du cœur ». La circoncision est le signe de l’appartenance au peuple de l’alliance. Or cette appartenance proclamée n’est qu’apparence si le cœur n’y est pas « des lèvres on offre la paix à son compagnon, mais dans le cœur, on lui prépare un guet-apens » Jr 9,7. «  Ainsi le Seigneur ton Dieu te cir­concira le cœur, à toi et à ta descendance, pour que tu aimes le Seigneur ton Dieu de tout ton être, de tout ton cœur, afin que tu vives » Dt 30,6.

Cœur circoncis, marqué par le Seigneur, cœur pur, purifié. Car nos cœurs purs sont toujours des cœurs en voie d’être purifiés par le Seigneur, purifié comme guéri et sauvé. Par le Christ lui-même. C’est lui qui vient purifier notre cœur par le don libre de sa vie, afin que nous puissions reprendre notre chemin lorsqu’il s’est égaré vers la ran­cœur, la froideur, l’indifférence ou notre petit confort solitaire. Le cœur pur, ou le cœur sûr, c’est celui de la fidélité renouvelée ; il tré­buche, il n’est pas sans défaillance, mais il sait reprendre la main de tendresse qui veut le relever. Main des hommes, mains de Dieu.

Le cœur pur qui nous fait voir Dieu n’est pas un idéal de vie, mais juste une modeste suite, celle du Christ serviteur et écoute la Parole qui fait vivre.

Alors oui, nous verrons Dieu. Car le voir c’est ne pas cesser de le désirer, le voir c’est déjà l’entrevoir, le deviner, dans l’homme restauré.

 Heureux sommes-nous. Saints sommes-nous, dans la nuée de tous les saints anonymes de nos histoires comme avec les grands de l’Église. Saints et heureux chaque fois que nous entendons et répondons à l’appel du Seigneur, visage même des béatitudes. « Heureux ceux qui marchent dans la justice et dans la paix, dans la miséricorde et la dou­ceur car déjà le Royaume de Dieu leur est promis, terre sans larmes, car déjà ils le découvrent ».

Alors le Christ réalisera pour nous ce qu’il donna au roi Salomon : un cœur aussi vaste que le sable qui est au bord de la mer » 1 Roi 4,9.

            Véronique Margron op.

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Il y a des gens comme ça qui respirent le calme et la tranquillité.

 

Il y a des gens qui sont comme des lumières dans la nuit,

Comme des braseros au plus fort de l’hiver.

Ces gens là ne font ni grandes phrases,

ni grands discours.

Ils sont là un point c’est tout, et çà suffit !

 

Ce sont des gens de tous les jours,

des petites gens, comme on dit,

mais des géants de cœur.

 

Etre Saint,

C’est vivre de ta grâce

dans les lignes de ma vie.

C’est enrichir mes heures

et donner du poids à mon bonheur

 

 

Extraits de Daniel Federspiel (Prier avec Don bosco)