Le baptême du Seigneur

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Magnifique prophète Isaïe. Comment ne pas croire qu’il est inspiré par l’Esprit de Dieu. Par Lui, il sait déjà tout, il a tout compris. « Notre service est accompli, notre crime est expié ». Nous sommes le peuple de Dieu, son peuple consolé relevé, pardonné, saint.

Pourtant, on ne peut pas vraiment dire, au regard de notre réalité humaine, que cela apparaisse aussi évident ; mais ça aussi, il le sait. Dans nos déserts, nous avons nos chemins tortueux, ou nous sommes nous-mêmes torturés. Notre espérance alors est de compter sur la simplicité d’un Dieu UN et sans partage. Les ravins de nos manques, que jamais rien ne peut combler ici-bas, nous entrainent constamment vers la faute ou le péché parce qu’un manque ne se comble pas, mais se guérit. Notre espérance alors est de nous tourner vers Dieu, le Très Miséricordieux. Nos montagnes ou nos collines d’orgueil sont abaissées et deviennent de larges vallées ouvertes aux autres, à l’Autre parce que Dieu Trine est doux et humble.

Nous, tout ce que nous connaissons de Dieu nous l’apprenons de Jésus, vous savez bien, Celui des Béatitudes. Nous croyons qu’Il est « la bouche même de Dieu, le berger qui rassemble ses agneaux et les porte sur son cœur ». Isaïe (40, 1-5, 9-11).

Oui, bien sûr, nous attendons chaque jour, autant pour nous-mêmes que pour les autres, que se réalise « la bienheureuse espérance : la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ ». Mais croyons-nous suffisamment que nous sommes rendus justes par sa grâce afin de devenir, au moins en espérance, héritiers de la vie éternelle… Désirons-nous vraiment la sainteté et en prenons-nous tous les moyens…

En définitive, mais vraiment sincèrement, nous savons bien que nous n’avons réellement que notre désir de Lui obéir, que notre espérance, chaque jour à réanimer, que notre foi, parfois bien vacillante, à Lui offrir parce que c’est tout ce qu’il nous demande. Saint Paul à Tite (2, 11-14 ;3, 4-7).

Baptisés, par et dans le Christ, nous le sommes dans l’Esprit et le feu. Alors ce feu, ne serait-il pas ce temps de purification nécessaire : ce qui manque à notre désir, à notre espérance, à notre foi, éprouvés ou/et confortés par l’attente de la révélation des fils de Dieu. Afin qu’un jour, à notre tour, chacun, chacune, puisse entendre et prendre à son compte : « Toi, tu es mon fils, ma fille, bien aimé en toi, je trouve ma joie » Lc, ( 3, 15-16.21-22)

Sr. Christine  photo

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