Sur ta parole ! Luc. 5,1-11

L’Évangile de ce dimanche nous met en face d’une qualité très rare de nos jours « Faire confiance ». Du début jusqu’à la fin du texte nous la trouvons et d’une manière réciproque entre Jésus et Simon.

Dans un  passage précédent 4,38-39, Jésus a guéri la belle mère de Simon. Ce dernier, a pu être bouleversé par l’acte de puissance de Jésus, et en réponse, il accepte sa demande « de quitter le rivage et d’avancer un peu » pour lui permettre de s’adresser à la foule.

L’attitude de Jésus envers Simon témoigne  d’un lien de confiance qui s’instaure entre eux deux. Alors Jésus réitère sa demande mais cette fois d’aller en « eau profonde » et  en dépit de l’échec de  la pêche  de la nuit précédente, Simon accepte …  « mais sur ta parole je vais jeter les filets ».

La parole de Jésus a produit ce que Simon et les autres pécheurs n’auraient pu espérer, l’abondance, démesurée pour leur modeste barque.  Alors Simon prend la mesure de sa petitesse devant la grandeur de Jésus : « Seigneur, éloigne toi de moi, car je suis un homme  pécheur. »

Alors jésus apaise Simon et le choisit : «  Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras ».

Donner sa confiance à quelqu’un, c’est aller jusqu’à oser demander et réaliser des choses qui nous semblent impossibles, presque illogiques. De l’attitude de confiance de Jésus envers Simon et de Simon envers Jésus, né un appel. L’appel à suivre le maître et à devenir appelant à son tour.

L’invitation de l’évangile pour chacun et chacune de nous, est de mettre sa confiance en Jésus parce que Lui, le premier, nous fait  confiance. Cet appel évangélique est exigence pour nous, de donner ou redonner notre confiance d’abord avant d’exiger celle de l’autre. Ce qui fait partie du combat chrétien.

Ce n’est pas une attitude très en vogue aujourd’hui ! Tout nous invite, nous encourage à la méfiance vis-à-vis de l’autre. Méfiance face migrants, face aux hommes politiques, face aux institutions, y compris celle de l’Eglise. Francesco Billaro, psychologue, nous dit : « Nous avons de bonnes raisons de penser que les gouvernements, les groupes religieux et les organisations civiques devraient cultiver la confiance dans la société », ce qui contribuerait à sa bonne santé.

Que le temps du carême qui vient nous permette d’approfondir cet appel évangélique.

Sr. Amanda MancipeAmanda

 

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