Un homme avait un figuier planté dans sa vigne…

 

Evangile dimanche 28 février 2016
Luc 13, 1-9
figue

« Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : ‘Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ? Mais le vigneron lui répondit : ‘Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas. »

Saint Luc, évangéliste de la miséricorde de Dieu, évangéliste du désir de Dieu de nous attirer à Lui, du désir de Dieu de nous faire vivre avec lui pour pouvoir vivre avec nous, Saint Luc évangéliste de l’imminence de Dieu, car ce désir de Dieu est créateur, ce désir de Dieu réalise ce qu’il porte en lui.

Rappelons nous que Luc, nous le révèle : « Le Fils de l’Homme est venu pour chercher et sauver ceux qui étaient perdus ! » (Lc 19,10)

Cette parabole parle de patience et de compassion. La patience infinie de Dieu qui attend depuis l’aube des temps, que l’homme réponde à son amour. La compassion du Christ qui s’est fait vigneron pour venir soigner sa vigne, guérir l’humanité en lui donnant la force de son Esprit pour qu’elle porte du fruit.

Le « figuier » est une image d’Israël, et plus précisément du Résidu juif après la déportation de 70 ans. Dieu dans sa grâce avait ramené ce Résidu de leur exil à Babylone jusque dans le pays de la promesse, et maintenant Il attendait du fruit de sa part. Mais il n’en portait aucun.

Il est typique pour le figuier, comme pour l’amandier, de commencer par porter des fleurs, et les feuilles ne viennent qu’après. Un beau feuillage est une promesse de bons fruits. C’est pourquoi le figuier est une image frappante de la « profession », c’est-à-dire de ce qu’on professe être ou posséder du point de vue religieux. Les Juifs étaient comme un figuier. Il y avait beaucoup de « feuillage » — de hautes revendications, comme celle d’être le peuple élu de Dieu. Mais du fruit pour Dieu, on n’en trouvait pas.

A vue humaine, un figuier stérile qui épuise inutilement le sol de la vigne, il n’y a qu’une chose à faire, c’est le couper! Traduisez, « si nous étions  Dieu, les pécheurs, on les élimineraient ! » mais les pensées  de  « Dieu  ne sont pas celles des hommes ! Dieu ne veut pas la mort de pécheur  mais qu’il se convertisse et qu’il vive » disait déjà Ezéchiel (Ez 18, 23; 33, 11). La conversion que Jésus demande à ses disciples ne porte donc pas d’abord sur des comportements d’un Dieu punisseur.

Bien plus, c’est en face du mal justement, qu’il faut nous rappeler que  Dieu est « tendresse et pitié »  comme dit le psaume de ce dimanche; qu’il est « miséricordieux », c’est-à-dire penché sur nos misères.

Sr. Diana Mireya Sierra R.   Soeur Diana Mireya Sierra

 

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