« La paix soit avec vous »

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L’insolite, le merveilleux, attire bien souvent par curiosité, quoi de plus humain.

Mais ici, nous pouvons voir la Foi agir comme un remède d’une très grande efficacité.

Nous voyons dans le livre des Actes des apôtres, des croyants se tenir sous le portique de Salomon, c’est-à-dire sur le parvis des païens. Ceux-ci regardaient agir les disciples que Jésus a appelés mais ils n’osaient pas se joindre à eux, comme s’ils étaient à un spectacle. Cependant, ces croyants sont demandeurs, nous dirions aujourd’hui de sacrements mais ne me demandez pas plus car je suis un consommateur. Je viens quémander une guérison pour tel malade ou pour telle personne tourmentée par un esprit impur. Si cela est possible, bien sur. De la part des croyants, on peut sentir une certaine peur ou crainte face à leurs demandes. Leur espoir de guérison, même s’ils ne peuvent pas être touchés par les disciples, l’ombre du passage de Pierre près d’eux, leur suffit. Si tu veux, tu peux être guéri.

Jean énumère divers aspects de la condition chrétienne que sont l’épreuve qui peut mener à la persécution inaugurée sur la croix ; la royauté où le Christ est vainqueur de la mort et des puissances ; la persévérance marquée par la fidélité au sein de l’épreuve et de la tentation. Nous pouvons tous mettre des mots, des évènements, sous ces trois aspects. Voici que Jean se trouve dans l’île de Patmos à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus. L’Esprit vient en lui le jour du Seigneur c’est-à-dire le jour où les croyants se réunissent pour célébrer la Résurrection du Christ. Là, l’Esprit va se manifester en lui : « ce que tu vois, écris-le et envoie le aux sept Eglises. Ces sept églises ne sont pas parfaites, allez lire ces passages dans le livre de l’Apocalypse. L’auteur loue chacune des églises dans ce qu’elle a réalisé de bien mais aussi l’auteur montre ces défaillances, à corriger car elle peut mieux faire. Jean, dans une vision, va voir sept chandeliers d’or et au milieu le Fils de l’homme, le Christ lui-même. Ce chandelier qui reste allumé dans le sanctuaire jour et nuit. De ce jour, le sanctuaire est le Christ en personne.

Le sanctuaire sera le lieu où la communauté est appelée à se rassembler pour élever vers le Christ son action de grâce. Ne crains pas Jean, je suis le premier et le dernier, l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. Ce que tu viens de voir, écris-le ainsi que ce qui est et ce qui doit arriver.

Le Christ a choisi Jean pour lui révéler sa proximité. Cela ne suffit pas. Après tous ces évènements que les croyants viennent de vivre, les disciples sont peur et s’enferment. Ils verrouillent la porte de leur refuge. Rien n’y fait, le Christ les rejoint : « La paix soit avec vous », le Christ les rejoint au profond de leur être : « que votre cœur ne cesse de se troubler et de craindre » c’est bien moi, je ne vous abandonnerai pas. Touchez mes plaies, c’est bien moi, pourquoi craindre ? Jésus souffle sur eux, recevez l’Esprit Saint, cette force qui vous permettra de remettre les péchés : pouvoir, donné aux disciples. Mais Thomas est absent et ne peut croire à son retour que le Christ était là. Je ne croirai que si je vois. Pas de problème mais heureux qui croit sans avoir vu. N’avons-nous pas besoin de signes pour croire ? Est-ce si facile dans notre monde de témoigner ? N’avons-nous pas besoin de cette force du Christ pour accomplir les œuvres que le Père à travers le Fils nous a montré ?

Luc 24 « …il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les prophètes et les Psaumes… ». Il leur dit encore : « C’est comme il a été écrit : le Christ souffrira et ressuscitera des morts le troisième jour, et on prêchera en son nom la conversion et le pardon des péchés à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. C’est vous qui en êtes les témoins. Et moi, je vais envoyer sur vous, ce que mon Père a promis. »

Ainsi, la foi qui se borne à postuler des miracles est insuffisante : seule la foi sans réticence en Jésus et en sa parole mène à la vie. La foi repose non sur la vue mais sur des témoignages de ceux qui ont vu. C’est par cette foi que les chrétiens entrent en communion profonde avec le Christ ressuscité. Cette foi est très fragile comme une plante, si vous ne l’arrosez pas elle meurt ainsi en va-t-il, entretenez votre foi afin de la fortifier et qu’elle résiste à toutes tentations et tempêtes car il y en aura.

ALLELUIA !

Soeur Corine Haramant

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