« Dans mon angoisse j’ai crié vers le Seigneur !» Evangile de LUC, 18,1-8

Jésus commence par mettre l’accent sur un personnage, un juge d’une ville. « Ce juge ne craint pas Dieu et n’a de considération pour personne ».  Jésus le précise 2 fois et le situe d’emblée face à Dieu et à ses contemporains.

Il y a une veuve dans cette ville ;  une personne sans défense,  sans droit sauf pour le cœur de Dieu qui redit à son peuple par Moïse et les prophètes : « Tu n’affligeras pas la veuve et l’orphelin.. .Ex22, 23.)

Cette veuve a un ennemi et elle  talonne le juge pour en être débarrassé. Sa résistance à l’adversaire et son obstination à demander que justice lui soit faite, en dépit de son impuissance, ont raison du cynisme du juge au cœur endurci.

Cette parabole, m’évoque un autre passage de l’Evangile dans lequel Jésus répond aux pharisiens : «  Quand l’époux leur sera enlevé, ils jeûneront. » Luc 5,36. Dans notre parabole, la veuve, à qui l’époux a été enlevé, représente aussi ici   l’Eglise naissante, celle des premiers apôtres, mais aussi celle d’aujourd’hui puisque nous sommes toujours dans l’attente du retour de Jésus.

Des ennemis extérieurs, l’Eglise en aura toujours ; Jésus lui-même avait prévenu ses disciples ; mais le plus redoutable c’est l’ennemi intérieur,  celui qui fait obstacle à l’action de Dieu dans le cœur des croyants, des chrétiens et de tout homme de bonne volonté ; celui que Jésus appelle « le Père du mensonge » Jn 8,44.

En choisissant de résister au pouvoir de  cet ennemi,  nous devenons  les élus de Dieu et Il éprouve une infinie tendresse à notre égard, car Il est  notre Père nous dit Jésus et qu’il est tout à l’opposé du juge inique.

«  Dans mon angoisse j’ai crié vers le Seigneur et lui m’a exaucé et mis au large » dit le psaume 117 dont on imagine que Jésus l’a beaucoup médité.

Les cris de notre cœur en souffrance à cause de notre enfermement  ou du mal dont nous sommes victimes, ne l’assourdissent pas. Il les accueille « bien vite » et sa réponse se donne dans le secret de la vie profonde de chacun, par un accroissement de force et d’humilité pour croire et ne pas se décourager.

Ainsi se convertit notre cœur selon l’intensité de notre désir.

Alors, à l’image du Père et de Jésus, nous entendrons le cri de détresse des sans- voix de notre société, des exclus, des déplacés, tous ceux dont cette veuve de la parabole est aussi le symbole.

Nous ne sommes pas seuls dans la prière. Moïse, dans le 1er texte de ce dimanche lève les bras pour obtenir  la victoire de son peuple, mais il a besoin pour ne pas les fléchir,  d’Aaron et de Hour,  cf Exode 17 8-13 ;  ainsi nous-mêmes avons besoin de la prière de  tous en Eglise, pour rester fermes  dans la persévérance et la ténacité, étant assurés, parce que Jésus nous le dit, que nous n’importunerons jamais notre Dieu.

Alors,  attentifs, à l’interrogation  exprimée par Jésus à la fin de cette parabole, nous combattons avec confiance  en demeurant  dans la prière pour  garder  vivante notre foi aujourd’hui; elle  prépare celle de demain.

                                   Sr. Viviane MARTINEZ                                                                 

 

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