Emmaüs

Les disciples d’Emmaüs : au départ, une scène de vie familière de tous les marcheurs, randonneurs et autres pèlerins. On se retrouve et on fait un bout de chemin ensemble jusqu’au prochain refuge.

Les disciples sont tout triste et ils ont le cœur lourd au regard de ce qui s’est passé à Jérusalem et qu’ils n’ont pas compris. Alors ce compagnon providentiel les invite à en faire mémoire pour lui. Et ils parlent libérant peu à peu leur cœur du poids de leur peine et de leur incompréhension.

Mais lui, les ayant écouté, les emmène au-delà de leur ressenti. Il les ramène à la Parole de Dieu, aux Ecritures qui restent leur référence, leur guide moral. Ce faisant, leur regard va se déplacer vers l’essentiel. D’abord, ils prennent conscience qu’ils ne sont plus seuls sur le chemin et proposent à l’étranger qui parle si bien de rester avec eux pour la soirée.

Puis viennent les gestes et les paroles eucharistiques qui vont finir de les convaincre que Celui qui a cheminé avec eux est bien Jésus qu’ils croyaient définitivement mort.

Alors, cœur brûlants, c’est le « débordement de joie, l’éternité de délices » (Ps 15).

C’est leur retournement puis leur résurrection qui leur font tourner les talons et rejoindre les autres à Jérusalem pour être à leur tour les témoins du Christ ressuscité.

Qu’à notre tour, nous soyons capables de reconnaître le Christ dans chaque eucharistie et en tout frère ou sœur qu’il nous est donné de rencontrer sur nos chemins.

Que nous devenions avec eux et pour eux, témoins de l’espérance et de la vie de ressuscité que Christ nous communique.

Que le Seigneur ressuscité nous accorde la grâce de croire qu’il marche toujours avec nous quelque soient les difficultés de nos vies.

soeur Christine Panin o.p.  

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Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.

 

En ce deuxième dimanche de pâques, nous célébrons la fête de la Divine miséricorde. Cette fête placée juste après le dimanche de la résurrection est une opportunité pour les croyants de contempler le visage miséricordieux de Dieu. Cela il l’a manifesté à travers la mort et la résurrection de son Fils Jésus-Christ. Fidèle à ses promesses le Christ revient de nouveau après sa résurrection pour libérer ses disciples de la peur, de la crainte.

« La paix soit avec vous ! ». C’est par ces mots que Jésus entre en communication avec ses disciples. Il leur donne la paix, cette paix qui vient du Père pour faire d’eux des artisans de paix afin qu’eux aussi à leur tour, ils puissent la partager à tous les hommes. Comme à ses disciples, le Seigneur revient à nous, fort de sa vie qui ne meurt plus, fort d’une vie qu’il peut transmettre par son Esprit, une vie qui n’a de cesse de se répandre, d’animer le corps de toute l’humanité.

« Nous avons vu le Seigneur ! » ; « Si je ne vois pas… ! ». La réaction de Thomas semble être sans importance. Et pourtant elle est humainement compréhensible. Nous pouvons nous reconnaître dans ce comportement purement humain de Thomas. Puisqu’il n’était pas avec les autres, il n’a pas eu cette chance de voir Jésus. Ce qui est louable dans cette attitude c’est son réalisme, il reste lui-même sans se laisser influencer par ses camarades, il se présente tel qu’il est, dans sa pauvreté humaine. Cela montre que Thomas a besoin lui aussi de faire l’expérience personnelle du Ressuscité pour croire à son tour. Il veut voir son Seigneur, le rencontrer pour recevoir aussi cette paix qui lui permettra de le proclamer et d’être à son tour artisan de paix. Le Seigneur se manifeste alors à lui et il le reconnaît. C’est alors que Thomas, l’incrédule, proclame sa foi, une foi vive en son Seigneur : « Mon Seigneur et mon Dieu ! ».

Dès que Thomas perçoit le Ressuscité il proclame sa foi, une proclamation de foi qui n’a plus besoin de preuve ni d’un quelconque témoignage.

L’attitude de Thomas nous est révélatrice, car elle nous aide à être dans la juste position. Si nous ne faisons pas de la résurrection une affirmation personnelle, notre foi ne s’appuie pas sur de vrais fondements. La foi c’est le résultat d’une expérience personnelle avec Dieu, à l’issue de laquelle nous découvrons ce qu’est vraiment la résurrection. Le Seigneur ressuscité, établit avec chacun des croyants une relation personnelle, une relation d’amour. Demandons-lui en ce temps pascal de nous donner cette force de le chercher et de le trouver dans les différents évènements de notre vie quotidienne.

Soeur Pascaline Bilgo o.p

Comment cela a-t-il pu se faire ?

La résurrection, c’est la révélation du corps de l’homme libre de ses entraves physiques …

La résurrection c’est la révélation d’une parole libre de la limite des mots et du langage.

K O U M !

Il a surgi !

Il s’est relevé d’entre les morts !

Mais …

Comment ce corps supplicié au visage défiguré, aux mains et aux pieds blessés, au côté transpercé n’est-il plus dans le tombeau ?

Comment la pierre a-t-elle pu être roulée ?

COMMENT ?

Questions qui ont traversé les siècles depuis l’aube de ce Matin-là !

Questions qui en rejoignent une autre :

« Comment cela se fera-t-il ? » demande la jeune vierge Marie.

 

Mais dire « comment ? » s’est déjà …

– le contraire d’un refus arbitraire « Non ce n’est pas possible ! » ….

– un début d’adhésion au fait acquis que cela s’est fait….

– C’est déjà une réponse de foi….

« Il n’est pas ici ! »

Non, il est passé du côté de Dieu.

Un Homme nouveau est là, pleinement intégré au milieu divin.

Et nous aussi sommes promis, appelés à être pleinement intégrés :

N’a-t-Il pas dit : «  Ceux que tu m’as donnés, je désire qu’ils soient avec moi là où je serai ? » Jn 17, 24

 

Il nous a laissé l’Espérance de le rejoindre là où il est parce qu’Il nous précède dans toutes les Galilées de la terre …

Nous sommes en Espérance de résurrection, Il marche devant et nous attire à Lui.

Il nous a laissé sa Parole et à l’intérieur de cette Parole, le Verbe.

Il nous a laissé le pain et à l’intérieur Sa Présence.
Parole, pain … des choses banales et quotidiennes.
L’Espérance de la résurrection s’ajuste exactement à toutes les dimensions du quotidien :

Le pas à pas, le côte à côte, le coude à coude, le goutte à goutte, le cœur à cœur à recommencer chaque matin ……

Nous allons de commencement en commencement, de résurrection en résurrection … …

 

Quand nous réussissons la parole, le geste d’amour, humble et gratuit, n’avons-nous pas le cœur tout brûlant d’être meilleurs que nous n’osions l’espérer ? résurrection

Quand un plus pauvre nous fait l’aumône d’un sourire, d’un merci, d’un pardon, n’avons-nous pas la certitude qu’il est plus grand que nous ? résurrection

Quand Anita dit le Notre Père pour le sien en prison pour l’avoir violée : résurrection

Quand une famille généreuse ouvre la porte à un enfant différent pour le faire sien : résurrection

Quand Jimmy découvre que Jésus l’aime au travers de sa maladie dont on ne nomme souvent que la violence : résurrection

Quand ce vieux monsieur entoure de ses délicatesses l’épouse dont il pousse le fauteuil roulant, révélant une longue histoire d’amour : résurrection

Quand Carine invite Noémie à dormir chez elle la veille de sa confirmation car elle habite loin et n’a pas de moyens de transport : résurrection

Quand une sœur en rejoint une autre, malade, pour partager le chapelet de Lourdes : résurrection …

Quand une maman en deuil de son enfant dit : « C’est ma vie et je l’aime  » : résurrection

Quand notre foi en l’homme coïncide avec notre foi en Dieu :

 

RESURRECTION !

Alors ……………..

Inutiles les aromates et les parfums !

Inutile le tombeau neuf et plus jamais inutilisable !

Inutile le cadavre dont nous sommes dépossédés !

Inutile la question du mystère « comment cela s’est-il fait ? »

« La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle

C’est là l’œuvre du Seigneur : la merveille devant nos yeux.

Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jours d’allégresse et de joie » Ps 117

 

Sœur Françoise Chantal o.p.   

Pâques, sortir tiré par le Vivant.

 

Le premier jour du monde. Le premier jour après la nuit. Le premier jour après le deuil. Ce premier jour n’est donc pas le commencement. Il arrive après. Après les larmes et le deuil. Après la souffrance et la violence. Après le doute et l’incompréhension. Le premier jour advient après la soif, après l’effondrement. Il ne fait pas table rase du passé, de la mémoire douloureuse. Le premier jour n’efface rien.

Un homme est mort, crucifié. Un homme est mort car il aimait l’humain en sa simplicité autant qu’en sa complexité. Tout homme et tout de l’homme. Assassiné car sa passion fut d’en être le compagnon, signature du vrai Dieu.

Cet homme est mort, presque seul. Les bien-pensants sont partis depuis longtemps. Les plus fidèles ont eu peur. Restent des femmes. Aimantes et fortes. Comment l’amour pourrait-il détourner le regard en pareille solitude du condamné ?

Alors l’amour est resté. Jusqu’au tombeau où le corps de Jésus fut déposé. Ne pas laisser les morts à leur sort. Marie de Magdala est là, au plus près. Elle s’enfouit avec le Christ jusque-là. Cœur même de la vocation chrétienne, mourir avec lui, renaître avec lui. La présence aimante de Marie la Madeleine signe déjà que la mort est vaincue. Souvenons-nous de ce cri de Job : « Pareil à un nuage qui se dissipe et s’en va, celui qui descend au séjour des morts n’en remontera pas » (7, 9). Notre Dieu se tient en ce séjour, lui-même. Prenant avec lui toutes nos désolations, toutes nos tristesses et nos désarrois. Il les dépose en son tombeau.

Marie, elle, est repartie et attend la fin du sabbat. Nul ne sait pourquoi elle attend puisque tout paraît être terminé. Car attendre, c’est laisser une place à l’inattendu, l’inespéré. Sinon à quoi bon ?

Au matin du premier jour elle repart vers le tombeau. Ne pas rester là figée, sidérée, aller juste pour dire son amour, son chagrin, son deuil. Du cœur de la nuit noire des ténèbres sur le monde, Marie l’aimante est sortie. Quelqu’un dans l’intime de sa chair sait qu’il faut qu’elle soit là, près d’un tombeau à lourde pierre.

Mais il n’y a plus de tombeau. Désespoir alors de la Madeleine, car l’absence du corps entrave le deuil. Mais confusément, elle pressent aussi autre chose d’inédit.

Si ce lieu qui n’est plus celui des morts était alors ouvert à la vie pour les autres, pour elle ? Marie court chercher ceux qui sont restés en arrière. Qui n’ont pu se risquer à voir la mort en face. Elle les ramène pour qu’ils sortent eux aussi de leurs ténèbres de tristesse et de peur. Ils courent, eux aussi. Ils courent pour vivre, pour retrouver le souffle, pour retrouver le goût de l’avenir. Ils entrent dans la mort. Mais la mort n’y est plus. Alors ils croient. Devant le vide. Ou plutôt le plein. Le plein de la vie, de la présence du Vivant que la mort n’a pu retenir.

Pâques alors. Non par magie. Non par oubli du deuil. Non parce que nous tournerions la page de la souffrance, des doutes, des questions. Mais parce que la vie a persévéré, discrète, à travers un tombeau vide, au cœur de la nuit, puissante. Rien de l’arrêtera désormais. Elle courra devant chacun de nous pour nous entraîner et nous arracher à la fascination du malheur.

En ce premier jour, oui le Christ est relevé d’entre les morts. Mais à travers Marie la Madeleine, Pierre et le disciple bien aimé, c’est vous et moi qui sommes redressés. Avec la marque de nos histoires, de nos mémoires heureuses et douloureuses. Du sein de nos corps fatigués et de nos vies si souvent enténébrées. Oui aujourd’hui, nous sommes déjà ressuscités. Aujourd’hui, nous sommes réveillés des torpeurs qui tirent vers le fond et veulent nous retenir dans leurs liens mortifères.

Aujourd’hui, la Vie de l’Ami indéfectible nous appelle, comme jamais. Allons. Partons d’ici.

 

Sr Véronique Margron op      

 

NB : Véronique Margron vient de publier au Cerf : Fidélité-infidélité, question vive. 6€.

Es-tu le Fils de Dieu ?

Ce récit de la Passion que nous connaissons presque mot à mot, nous l’écoutons avec peine, angoisse et chagrin. Il débute par la dénonciation de Jésus par Judas qui se fait acheter par les grands prêtres, puis rejoint les autres disciples. Pendant le repas qu’ils prennent ensemble, Jésus déclare aux Douze :

« Amen, je vous le dis, l’un de vous va me livrer ».

Judas interroge Jésus : « Serait-ce moi ? ».

Jésus répond :

« C’est toi-même qui le dit ».

Puis le repas se poursuit et Jésus pose l’acte fondateur de notre foi.

« Jésus, ayant pris le pain et prononcé la bénédiction, le donne à ses disciples, puis ayant pris une coupe et en rendant grâce, il leur donne et dit : ceci est mon corps ; ceci est mon sang »

Puis, il poursuit :

« Cette nuit, je serai pour vous tous une occasion de chute, mais une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. »

Puis ils partent à Gethsémani.

Il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean et dit :

« Mon âme est triste à en mourir »

Cela surprend de la part de Jésus. Peut-être le fait de se trouver avec ces trois proches apôtres et amis lui a permis de se laisser aller un peu.

Il leur demande de veiller et de prier. Puis il s’éloigne, mais eux s’endorment. A deux reprises, il vient les secouer, mais ils dorment. Seul un disciple est actif : Judas, qui vient accompagné d’une foule armée. « Celui que j’embrasserai, c’est lui, arrêtez-le ». Voilà ce que dit Judas. Et il embrasse Jésus. « Salut Rabbi ».

C’est le dernier disciple que verra Jésus, car à partir de cet instant, Jésus est arrêté, amené à Caïphe, interrogé, et jugé.

Caïphe dit : « Je t’adjure par le Dieu vivant de nous dire si c’est toi qui est le fils de Dieu »

Jésus répond :

« C’est toi-même qui l’a dit. »

On fait ensuite comparaître Jésus devant Pilate le gouverneur. Et de nouveau : Es-tu le Roi des Juifs.

Jésus répond :

« C’est toi-même qui le dit. »

Les grands prêtres et les anciens poussent les foules à faire périr Jésus. Pilate interroge : Que ferais-je donc de jésus appelé « Le Christ ».

« Qu’il soit crucifié » ! »

Que reste-t-il à Jésus abandonné de tous, raillé par les foules, injurié par les bandits pendus à côté de lui ?

Il crie d’une voix forte :

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

Puis, poussant un grand cri, il remet l’Esprit.

 

Que se passe-t-il après ?

La divinité de Jésus a vraisemblablement dû se ressentir sur ceux qui étaient présents, pour qu’ils voient leur quotidien basculer au point que leurs repères explosent. Ce bouleversement va jusqu’à ce qu’un centurion et quelques gardes disent : Vraiment, celui-ci était le Fils de Dieu ».

Un homme riche d’Arimathie demande le corps de Jésus, qu’on enveloppe dans un linceul immaculé, puis on le dépose dans un tombeau neuf que ce Joseph s’était fait creuser. Se rappelant des propose de Jésus (« dans trois jours, je ressusciterai »), on met un garde devant le tombeau.

Dans tout ce récit, Jésus ne parle que lorsqu’il s’adresse aux siens, aux disciples. Auprès des autorités religieuses et politiques qui le condamnent, il ne dit qu’une chose : « C’est toi qui l’as dit ».

Jésus continue par tous les moyens d’attirer vers lui les hommes, pour leur ouvrir le salut. C’est ce qu’il fait avec les centurions et les gardes qui en arrivent à confesser : « Vraiment, celui-ci était le Fils de Dieu ».

Pendant ce temps, Judas va se pendre.

Quant aux disciples, où sont-ils ? Noyés dans leur chagrin, trop bouleversés pour ne plus se rappeler les promesses de Jésus : Je vous précéderai en Galilée.

Mais les disciples, c’est nous, qui manquons de foi.

Où sommes nous ?

 

Sœur Martine Bourquin. o.p.       

La Résurrection de LAZARE : un Signe spectaculaire

En Jean Chp. 11 v. 1 à 45

Cette scène évangélique renferme en plus et en lien avec la Résurrection de Lazare, plusieurs thèmes  qui peuvent nous interpeller. J’essaierai d’en dégager pour ma part quelques-uns :

  • Une famille, Marie, Marthe, Lazare,
  • Jésus affecté comme nous par la mort d’un ami, d’un parent.
  • La Glorification de Dieu…
  • La Foi en la Résurrection !

La famille :

Dans l’évangile de Jean, dans celui de Luc aussi au Chp. 10 v. 38 à 42, nous trouvons Marie, Marthe. Après la Résurrection de Lazare, en St Jean au Chp. 12 v.1 à 11, on retrouve encore cette famille.

Si Jésus était entouré par les apôtres, les disciples, les femmes qui le suivaient. A Capharnaüm,  on le voit dans la maison de Pierre, y revenir souvent, il y trouvait aussi l’atmosphère d’une famille puisqu’il va là aussi guérir la belle-mère de Pierre… . Mais la maison de Béthanie semble privilégiée pour recevoir les amis et Jésus y est reçu avec  joie et il nous semble qu’IL y trouve un lieu de sérénité, de bonheur. Il s’y repose, peut partager simplement, spirituellement, c’est un lieu de retraite, d’arrêt…. Il aime les êtres qui y demeurent.  Famille également reconnue dans le village, puisqu’au moment de la mort de Lazare, « beaucoup de juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie. »

Je pense que chacun, chacune aime se retrouver dans une famille amie. Pour nous religieuse, bien que nous vivions en communauté, la relation avec une famille  nous semble nécessaire et salutaire.

Jésus affecté comme nous par la mort d’un ami, d’un parent.

Sans doute Jésus apprend que Lazare est malade, il est sans doute consterné, mais lorsqu’Il réalise la mort, qu’ils voient Marie et les juifs l’accompagnant pleurer, « il fut saisi d’émotion, il fût bouleversé et se mît à pleurer ». En arrivant au tombeau, « Il fût repris par l’émotion ».

Personne ne se trompe sur le lien étroit d’amitié vécu par jésus avec cette famille, puisque les juifs disaient : « Voyez comme Il l’aimait » !

La Glorification de DIEU :

Lorsque Jésus apprend que Lazare celui qu’Il aime est malade, il dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la Gloire de Dieu, afin que par elle, le Fils de Dieu soit glorifié »

Jésus dira à Marthe : « Si tu crois, tu verras la Gloire de Dieu » La Prière de Jésus  à son Père : « Jésus leva les yeux et dit : Père, je te rends grâce de ce que tu m’as exaucé. Certes, je savais bien que tu m’exauces toujours, mais j’ai parlé à cause de cette foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que tu m’as envoyé ».

La foi en la Résurrection.

Jésus durant sa vie apostolique a fait quelques signes annonçant la résurrection : Ici dans celui-ci, c’est l’ultime révélation de sa résurrection « Je suis la résurrection et la Vie » et de ce fait, conduire ainsi les croyants et tous les hommes de bonne volonté à ressusciter »

Jésus dit à ses disciples : « Lazare est mort, et je suis heureux pour vous de n’avoir pas été là, afin que vous croyez »

Lorsque Marthe apprit que Jésus était proche de la maison, elle alla au-devant de lui et lui dit : « Si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Phrase qui sera redite par Marie lorsqu’elle arrivera à son tour près de Jésus. Marthe ajoute : « Mais maintenant encore, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te le donnera. » Jésus lui dit : « Ton Frère ressuscitera » Elle croyait comme quelques-uns des juifs de son époque à la résurrection au dernier jour ! Et Jésus d’appuyer cette conviction : « Je suis la Résurrection et la Vie : celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais, Crois-tu cela ?».Et Marthe fait cette profession de foi : « Oui, Seigneur, je le crois, tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »

Et nous retrouvons Jésus  dans la même attitude qu’est la nôtre lors de la mort d’un ami : « Où l’avez-vous déposé ? » Viens et vois » Et lorsqu’il  demande d’enlever la pierre du tombeau, une réaction de Marthe toujours aussi humaine, aussi réaliste : « Seigneur, il sent déjà, c’est le quatrième jour qu’Il est là » Alors Jésus lui redit : « Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ».

Alors, Jésus ordonne d’une voix forte en l’appelant par son nom : « Lazare, viens dehors »  Et il sortit et Jésus demande qu’on le libère des bandelettes, du suaire : « Déliez-le et laissez-le aller. »  Et beaucoup de juifs crurent en Jésus !

Le Signe de la Résurrection :

Une page de Bonne Nouvelle que tous ne comprenne pas, car : « Celui qui marche pendant le jour, voit la Lumière, il ne trébuche pas. Celui qui marche dans les ténèbres  trébuche. » Pourtant, Jésus est venu apporter la Lumière de la vie, de la Résurrection.

Sans nul doute, Jésus voulait annoncer encore une fois que Lui aussi allait mourir mais qu’Il ressusciterait le troisième jour et Il désirait  affermir par ce geste d’amour de résurrection pour la famille qu’Il aimait,  la Foi des Apôtres, des Disciples, et du Peuple.

Puissions-nous aujourd’hui en chemin vers la semaine sainte qui arrive nous appuyer sur cette révélation et faire nôtre la réponse de Marthe à la parole de Jésus : «  Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt vivra, quiconque vit et croit en moi  ne mourra jamais » « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es Celui qui vient dans le monde. »

Marie Chrisitne

Sr: Marie Christine COUSIN op