« Je suis le bon berger. Je connais mes brebis ».

Pierre est là avec les Onze. Il l’affirme avec conviction et force à toute la maison d’Israël : « Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous aviez crucifié ». Il les met en cause d’où cette question adressée à Pierre : « Que ferons-nous ? » et son invitation à changer de comportement, à changer de vie en se faisant baptiser et en recevant le Saint Esprit. Vous n’avez pas compris que la promesse s’adresse à vous tous et à tous ceux que le Seigneur appellera. Pierre témoigne et encourage d’où les conversions, les baptêmes.

La souffrance provoquée par le bien que vous faites est une souffrance qui peut mener au martyr. Le bien n’a pas de prix, ni de limite s’il est dans le sens du bien commun afin que l’être humain soit respecté dans sa condition intégrale, dans la diversité de nos sociétés, de nos cultures. Être libre de sa parole pour la construction d’un monde de paix, cela est possible au-delà de l’économique et de toute puissance avilissante.

Être chrétien peut ainsi mener à la souffrance et au martyr au nom du Christ. On ne cherche pas la souffrance pour la souffrance. La souffrance vient parce que nous sommes chrétiens et comme le Christ très souvent nous dérangeons car le bonheur de l’être humain est premier. C’est pour cela que le Christ a souffert jusqu’à donner sa vie sur une croix. Aimez-vous comme je vous ai aimé, facile à dire, pas facile à vivre, jusqu’au don de soi même.

Cela est faisable parce que la promesse du Père à travers son Fils s’est réalisée. Le Fils a connu notre condition humaine le conduisant à la mort où tout va s’accomplir dans la Résurrection. Il y aura une autre présence auprès de tous ceux qui répondront à son appel. Ainsi apparaît l’image du berger. Pour conduire un troupeau, le berger doit se mettre devant, être vu de ses brebis, pour les emmener sur les chemins herbeux et nourriciers. Il le conduit par des routes sûres. Un troupeau sans berger, sans guide, c’est la débandade. Pour un chrétien, Jésus est ce berger qui veille sur chacun même si parfois il a l’impression qu’Il est absent.

Celui qui prendra des chemins obscurs, le Seigneur se détournera de lui. Il attendra le moment favorable pour lui montrer son erreur et lui donner une chance de reprendre le bon chemin. Il ne l’obligera pas car chacun doit prendre sa vie en main. Dieu laisse la liberté entre le bien et le mal, mais choisit le bien et tu auras la vie éternelle. Pourquoi être malheureux quand tu peux être heureux ?

 

Soeur Corine Haramant o.p.  

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