La glorification de Marie auprès de Dieu ou une contemplation dans l’Espérance

« L’Espérance, dit Dieu,  une petite fille de rien du tout qui est venue au monde le jour de Noël…

L’Espérance aime ce qui sera dans le temps et pour l’éternité. Elle voit ce qui n’est pas encore et qui sera… »*

« Bienheureuse celle qui a cru », s’écriera Elisabeth dans sa rencontre avec Marie et bienheureuse ajoutons-nous, celle qui a espéré contre toute espérance (Rm 4, 18_). Dans les  débuts merveilleux, au jour de l’Annonciation, l’ange révèle à Marie qu’elle est « Comblée de Grâce ».  C’est la plénitude de Dieu en son corps et tout son être. Le Messie tant attendu par Israël viendra par son corps. Marie, tout au long de sa vie correspondra au désir de Dieu, porté par son peuple, puis par Jésus, de délivrer l’humanité du mal pour la tourner vers le Dieu Amour. Les passages obscurs,  douloureux et pas totalement compréhensibles qu’elle a connus  sur le chemin de Jésus, chemin de Palestine, chemin de Croix, Marie les a vécus dans  la foi d’Israël renouvelée par « …les paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ». Elle  a nourri son espérance aux sources de ces paroles. Elle a désiré éperdument Dieu. IL l’a attiré à lui, élevée, et introduite avec douceur et tendresse dans sa demeure où ses yeux se sont ouverts sur son Fils Ressuscité, sur la gloire trinitaire. Elle a été transfigurée, aboutissement naturel de son Fiat. C’est la fête de son assomption.

L’histoire sainte de Marie, nous donne à contempler et nous révèle un chemin. La révélation,  source de la foi et de l’espérance à laquelle nous puisons est la même que celle qui a abreuvé Marie. Nous savons qu’à notre Baptême, Dieu nous a comblés de grâce. Le service qui a été demandé à Marie nous est demandé à notre manière : porter Jésus –Christ au monde. Notre réalité de créature exprimée par le psaume 50 : «  J’étais pécheur dès le sein de ma mère », n’est pas un obstacle pour Dieu. Il nous promet le même avenir qu’à Marie.  Il nous faut le croire.

Il nous faut redoubler de désir et fixer nos regards vers « ce qui n’est pas encore mais qui sera ».

N’ayons pas peur d’héberger la petite fille Espérance, elle aime et nous apprend à aimer  ce qui est dans le temps et ce qui sera dans l’éternité.

*citation de Charles Péguy ( Le porche du mystère de la deuxième vertu).

 

 

 

 

Sr Viviane Martinez

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