Oui, ou non ?


 

Un « non » qui devient « oui » – un « oui » qui va glisser vers le « non » !

Pourquoi ces revirements ?

Observons l’attitude du Père : un dialogue filial s’amorce : « mon enfant » pour s’ouvrir sur une requête de tâche commune : « Va travailler aujourd’hui à ma vigne », car le Père comme les deux fils sont concernés par le soin qui doit être apporté à leur vigne.

Pourquoi ce refus net : « Je ne veux pas » ? La parabole ne le dit pas, peut-être pour cet homme le désir de se prouver l’exercice d’une liberté face au vouloir paternel ? « Mais ensuite s’étant repenti il y alla ».

« S’étant repenti…le ressort d’un vrai repentir n’est- ce pas l’amour qui va effacer cette velléité stupide et infantile de vouloir s’opposer à un ordre ? Mais face à la tendresse du Père qui sait pouvoir implorer son aide pour le bien de la vigne, ce fils redécouvre la miséricorde et le pardon paternels… Ezc. 18,28 « car il a ouvert les yeux…il vivra… il ne mourra pas »

En est-il de même pour le 2° fils ? Quelle belle réponse, rapide ! « Oui, entendu Seigneur »

Seulement voilà : « et il n’y a pas »… !

A la demande de Jésus, tous ont la bonne réponse !

« Le premier ». Tous tombent dans le piège…comme nous !… ne nous voilons pas la face !

« Jean Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice… vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole. » Comme tout baptisé est appelé à le faire ! Combien d’événements surgissant dans nos vies nous sollicitent pour un champ de mission, prioritaire, mais qui réclame de laisser celui auquel nous sommes attachés… en étant devenus comme propriétaires !!

Or laisser celui-ci pour favoriser l’avancée du Royaume plus urgente, n’est-ce pas répondre à la demande du Père ? Pratiquer sa justice d’une manière plus effacée peut-être, permettant de mieux rejoindre les égarés ?

Mais demandons-nous : pourquoi les Publicains et les prostituées ont-ils cru ?

Tout être vivant veut la justice, être reconnu, aimé ! Encore faut-il désirer cela pour tous. Et Jean le Baptiste a montré le chemin souvent ardu : celui du repentir qui porte à la justice à l’amour fraternel ! Et ce sont les plus éloignés de cette manière de vivre qui vont découvrir la miséricorde et le pardon divins : ils ont cru en cette relation d’amour avec le Père, relation nourrie à l’écoute de sa Parole !

Seigneur, au début de ma journée, lorsque tu m’appelles pour travailler à ta Vigne, donne-moi la Force et la Joie de l’Esprit pour te répondre comme Marie :

Oui, que ta volonté s’accomplisse en moi !

Soeur Monique Wagner-Ballon

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