Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup.

« À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. »

Cette phrase de Jésus à la fin de la parabole semble dérouter notre logique humaine qui, au nom d’une certaine justice sociale, pense que celui qui se retrouve dans l’abondance, devrait accepter que son avoir soit diminué au profit du moins nanti. Seulement, en matière de justice, nous avons beaucoup à apprendre en nous mettant à l’école de Dieu qui sait répartir équitablement ses biens à ses serviteurs que nous sommes, en tenant compte des capacités de chacun. Mais généralement nous méjugeons le Seigneur en le prenant pour l’auteur de nos maux, sans vouloir comprendre notre part de responsabilité qui souvent est entière et totale du fait de notre insouciance et de notre mauvaise volonté.

C’est le cas de ce serviteur de l’évangile, qui n’a pas su exploiter l’opportunité que lui a accordée son maître pour croître et grandir. Il a préféré, non seulement rester dans l’inaction, mais pire, mettre dans un trou son talent pour empêcher toute possibilité de fructification. Sa conscience n’est pas que mauvaise ; elle est un frein au progrès et à la croissance. Ce serviteur a donc délibérément anéanti toutes ses chances d’avancer et de se développer. Il ne peut que demeurer statique. Voilà pourquoi devant la progression des autres qui ont fait fructifier leurs talents, lui ne reste pas seulement surplace, mais recule. Car si au départ ils se retrouvaient tous sur une même ligne, à l’arrivée ce sont ceux qui ont travaillé et évolué qui sont en avance, tandis que le paresseux est resté loin derrière.

Nous sommes donc dans une situation de fait. Celui qui n’a pas, se fait enlever ce qu’il a, parce que de par son option pour l’immobilisme, il a tout perdu par rapport aux autres qui se sont échinés pour obtenir plus de gain. Il faut alors travailler pour gagner d’avantage afin de se retrouver dans l’abondance et non dans le dénuement. C’est là, ce que le Christ nous recommande en ce 33ème dimanche du temps ordinaire qui annonce la fin prochaine de l’année liturgique ; laquelle fin nous oriente vers les fins dernières que chacun doit préparer pour ne pas être jeté dehors dans les ténèbres.

Tâchons donc de travailler au quotidien dans notre vie de foi à faire fructifier les nombreux talents que le Seigneur nous a donnés dans sa bonté et dans sa bienveillance. Ces talents ont pour nom : amabilité, serviabilité, générosité, cordialité. À chacun de compléter la liste suivant les dispositions de son cœur, en sachant qu’au-delà de tout, faire fructifier nos talents, nous enracine plus profondément dans l’amour de Dieu qui passe par l’amour du prochain.

Daigne le Seigneur nous y aider tous et chacun.

Sœur Pascaline Bilgo    

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Une réflexion au sujet de « Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup. »

  1. Merci beaucoup pour cette publication. Je prends conscience combien dans notre vie de femme mariée je n’ai pas les yeux fixés sur Le Christ. Les talents reçus sont enfouis sous les souffrances mais en même temps comment de mes souffrances il m’a guidé quand j’ai crié vers Lui. Il a fait de moi un messager de sa voix pour dire aux femmes de le regarder. LUI SON REGARD EST TOUJOURS SUR NOUS. Que sa grace continue à fleurir en ma personne. Merci Jésus.

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