Aussitôt…

« Aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent dans la maison de Simon et d’André. »

C’est un programme en trois points que Jésus nous laisse à travers le passage d’Évangile de ce jour : celui de la solidarité, celui du ressourcement et celui de communautés où se vit le service mutuel, ce service qui fait que, les uns les autres, nous nous guérissons de nos maladies de cœur et d’âme, nous nous redonnons souffle, nous nous mettons debout.

Ainsi Jésus arrive chez Simon et la maîtresse de maison, la belle-mère de ce dernier, est alitée. «Sans plus attendre» dit Marc «on parle à Jésus de la malade. » Alors Il s’approche de la malade, la prend par la main et l’aide à se relever. «L’ayant prise par la main, Il la fit lever.» En toute simplicité, il la rend physiquement à la possibilité d’accomplir sa tâche.

Cet acte que Jésus pose est un devoir qu’Il confie à son Église. Jésus nous confie le devoir de nous approcher, de nous faire proches des personnes qui n’en peuvent plus, des personnes qui sont accablées par les épreuves. Et non pas seulement nous faire proches d’elles mais de leur tendre la main pour les remettre en route, les aider à repartir.

Le récit continue : Jésus va poser d’autres actes, avoir d’autres attitudes qui seront d’autres devoirs pour son Église.

En effet, Jésus guérit toutes sortes de malades et continue le texte : «Le lendemain, bien avant l’aube, Jésus se lève, Il sort et s’en va dans un endroit désert » Jésus part pour prier, Il remonte à sa source, à celui de qui Il se reçoit, de qui Il reçoit sa capacité d’être serviteur. Et nous ? Ne nous croyons pas plus forts et plus résistants que Lui. Nous savons très bien que, s’il s’agit de se mettre au service d’autrui, nos énergies ne sont pas infinies.

Jésus confie à son Église ce devoir de solitude et de silence. II nous invite à nous retirer, à nous mettre à l’écart pour nous ressourcer et trouver la force de la fraternité, la force d’aider ceux qui souffrent près de nous.

Ensuite Jésus va poser un troisième acte, sans doute, plus difficile à comprendre. «Simon et ses compagnons se mettent à sa recherche. Quand ils l’ont trouvé ils lui disent: tout le monde te cherche! » Mais Jésus leur répond: «Partons ailleurs dans les villages voisins afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle; car c’est pour cela que je suis sorti.» Les habitants de Capharnaüm ont probablement dû mal à recevoir cette réponse ! Il vient seulement de guérir quelques personnes et voilà qu’il ne continue pas et quitte la ville …

Cette troisième attitude de Jésus contient deux enseignements. Le premier, II le dit lui-même: «Partons ailleurs dans les villages voisins afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle.» Il a donné à certains, et ceux-là vont devoir accepter qu’II aille donner à d’autres. Il va falloir partager.

Le second est d’apprendre aux habitants de Capharnaüm la dynamique du don de soi (on reçoit et à son tour on donne). C’est ce qu’a vécu la belle-mère de Pierre : une fois guérie, elle s’est mise au service de ceux qui étaient dans sa maison.

Le troisième devoir que Jésus confie à son Église est donc celui de devenir des communautés solidaires où nous recevons des autres mais aussi où nous prenons en charge les autres.

Soeur Catherine Aubry   

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