Poussé par l’Esprit

En méditant le texte de Marc que la liturgie nous propose en ce 1er dimanche de carême, ne serions-nous pas tentées d’aller retrouver Mathieu et Luc pour compléter le récit de cet étrange séjour de Jésus au désert ?

Mais est-ce nécessaire ? En observant bien cet épisode toute une catéchèse se dégage, reprenons-le dans la nouvelle traduction liturgique.

Jésus vient d’être baptisé. « Aussitôt », parole chère à Marc, l’Esprit pousse Jésus au désert. Après la foule qui se pressait autour de Jean le Baptiste, après le bruit qui s’en échappait, voici la solitude, le silence, la Paix où Jésus va pouvoir réfléchir sur les Paroles de son Père.

Après ce baptême où Dieu a manifesté son amour et son choix, comment Jésus n’éprouverait-il pas la nécessité, le besoin de se poser, de s’interroger sur la manière dont il va pouvoir répondre à son Père ?

Le désert,  lieu idéal ? Oui. Toutefois, comme nous, Jésus se sent assailli de questions, de « comment » annoncer ce Royaume d’Amour, de justice de paix. Quarante journées durant lesquelles se poursuivront ces réflexions, ces interrogations.

Mais quelqu’un guette. Par allégorie, Marc introduit Satan, le tentateur. Et Jésus « entend » ses offres de facilités, de réussites, de gestes propres à séduire ! Le choix s’impose. Jésus tranche, et le tentateur s’éloigne.

Mais l’allégorie s’élargit, dans la sérénité. Voici les bêtes sauvages, respectant ce personnage, pas comme les autres.

Marc veut-il nous rappeler les premiers temps de la création où l’homme dominait les bêtes sauvages ? Mais peut-être pense-t-il à l’harmonie du monde qui naîtra sous la royauté du Messie ? Et les Anges, qui le servent, ne figurent-ils pas l’assistance constante du Père auprès de son fils, et auprès de nous, rendant son Fils et nous-mêmes prêts à suivre son plan d’Amour et de Salut ? Et Jésus laisse le désert, retrouve le monde, ses infidélités, son chaos, ses injustices, ses meurtres, mais fort de la Force de son Père !

Si Jean le Baptiste a été arrêté, convient-il à Jésus d’annoncer le Royaume en ce lieu ? C’est de la Galilée que retentira l’appel de Jésus à la conversion, à la foi en l’Evangile !

En ce début de carême, partons nous aussi dans quelque lieu désert pour retrouver le goût, la douceur de notre relation avec le Père et poussés par l’Esprit, nous pourrons écarter les futilités quotidiennes qui se pressent si souvent en notre esprit !

Avec Jésus, nous aussi, nous irons en « Galilée », pour y assumer la mission d’amour que le Père désire nous confier auprès de nos frères, nos sœurs, si souvent bloqués par ces violences, désirs de vengeance, de haines.

Oui, avec la force de l’Esprit, convertissons-nous, croyons à l’Evangile et le Christ de Pâques nous sauvera ! Et sauvera le monde !

 

Très bon carême à chacun et à chacune !

Soeur Monique Wagner 

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