Élevé de terre

 

De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé.

Nous sommes à mi-parcours du temps de carême et des interrogations peuvent surgir du cœur de chaque chrétien. Certains se demandent s’ils observent les recommandations exprimées en début de carême. D’autres ont l’impression qu’ils n’ont rien fait jusqu’à présent et souhaiteraient que ce temps de carême se prolonge. Bref, nous sommes toujours en train de chercher comment faire pour correspondre aux exigences de ce temps fort de conversion, de prière, de jeûne et de partage.

En ce 4è dimanche de carême, trois lieux de méditations sont à considérer pour davantage affermir notre marche sur le chemin qui mène vers Pâques : l’élévation du Christ, l’amour du Père et notre propre réponse.

Jean nous invite à contempler le Christ en croix à l’instar du peuple hébreu qui, dans le désert, devait lever les yeux vers le serpent d’airain. En effet, pendant la traversée du désert, le peuple d’Israël, durement éprouvé par le fléau de la morsure de serpents venimeux, n’avaient pour solution que de lever les yeux vers le serpent de Bronze dressé sur un bois par Moïse, pour obtenir la guérison. Aujourd’hui, il nous est demandé de lever les yeux vers Jésus crucifié pour être sauvés.

Nous pouvons à bon escient nous demander en quoi consiste ce regard. S’agit-il d’un simple regard comme on regarde une personne ? Si tel était le cas, nous pourrions dire que le salut s’obtient sans grand effort. Il importe de comprendre que ce regard que chacun doit porter sur le Christ est un regard de foi et de confiance. Foi en ce que le Christ est et en ce qu’il fait pour témoigner de l’amour du Père pour nous. Il convient de comprendre et d’accepter que le Christ en croix donne la preuve de l’amour de Dieu pour nous, car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.

Cet amour de Dieu se concrétise donc dans l’abandon total. C’est un amour intégral, un amour qui montre que la porte du salut n’est pas close, et que son ouverture est toujours effective. C’est là un amour miséricordieux. La seule condition qui nous est exigée pour en être gratifiés, c’est la foi. Car seule la foi au Fils venu pour nous sauver peut nous faire échapper au jugement. Celui qui croit en lui échappe au jugement.

La foi consiste à accueillir l’envoyé de Dieu, accueillir sa lumière et laisser cette lumière dissiper les ténèbres de nos vies. Nous sommes par là invités à faire l’effort pour nous présenter à Dieu dans la clarté de la vérité qui conduit aux œuvres de bonté et de bienveillance envers nos frères et sœurs en humanité. Nous l’aurons compris ; l’amour de Dieu passe toujours par l’amour du prochain. C’est ce que nous montre le Christ élevé sur la croix.

Puissions-nous pendant le temps qui nous reste pour ce carême, redoubler d’ardeur et de ferveur pour que l’amour de Dieu s’enracine dans notre vie.

 

Soeur Pascaline Bilgo o.p. 

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