Nous passons de la Pâque à la Pâque

Enfin après moult revirements, Pharaon cède. Le peuple hébreu célèbre la Pâque. On apprête l’agneau ou le chevreau sans défaut, un mâle de l’année, il sera immolé le soir dont le sang –signe de vie- comme un sceau, marquera les montants et les linteaux des maisons où il sera mangé. La chair sera rôtie, accompagnée de pain sans levain et d’herbes amères. Le peuple sera prêt à partir : ceinture aux reins, sandales aux pieds, bâton à la main car c’est la Pâque du Seigneur. Le Seigneur va se manifester à son peuple et lui indiquer le chemin de la libération de l’esclavage. Cet évènement sera inscrit en vous et chaque année au 14 nisan vous fêterez la Pâque en mémoire de votre libération. Voilà un texte détaillé mais combien important pour ce peuple dont Pharaon a rendu esclave.

Comme tout bon juif, Jésus se prépare dans la lignée de ses ancêtres, à fêter la Pâque. Il réunit ses disciples pour un repas, lieu de convivialité, lieu de partage. Mais en signe d’hospitalité, Jésus va prendre la place du domestique et va laver les pieds de ses disciples. Ceux-ci ne comprennent pas – peut-être que nous aussi à cette époque – et Pierre refuse ce geste de Jésus. Celui-ci insiste : « Si je ne te lave pas les pieds, tu n’auras pas de part avec moi ». Alors Pierre accepte mais parmi les disciples, l’un va le trahir. La faiblesse de l’homme est présente même parmi ses disciples. Ce geste du serviteur, prendre la place du serviteur de la maison, par ce geste Jésus indique le chemin. Chacun est serviteur de l’autre. Dans le respect, la fraternité, la liberté, le témoignage, ce que Jésus nous a montré nous devons à notre tour le transmettre par notre vie quotidienne. Tâche parfois bien difficile mais n’oublions pas que Jésus pose ce geste alors que son heure arrive, qu’Il va passer de ce monde au Père. Donner sa vie, montrer ce chemin, à contrecourant bien souvent dans ce monde d’aujourd’hui. Nous ne sommes pas seuls, Il est là.

Pour nous aider, nous soutenir, nous nourrir, au cours de ce repas Jésus rompt le pain « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi ». De même pour la coupe « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang ; chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi ». Par ces actes, ces paroles, Jésus est là présent. Cependant Il nous annonce sa Passion, plusieurs fois annoncée dans l’Ecriture. Mais est-ce possible ?

Jésus se retire au Mont des oliviers accompagné de ses disciples. C’est la nuit. Une nuit étrange, trouble « Père que ta volonté s’accomplisse » …

Soeur Corine    

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