La conversion de la pensée

 

Il est une forme de paganisme, nous dit l’épitre aux Éphésiens, qui « se laisse guider par le néant de la pensée ». Mais connaître le Christ, ce n’est justement pas cela. Et Paul de préciser : « Ce n’est pas ainsi que l’on vous a appris à connaître le Christ, si du moins l’annonce et l’enseignement que vous avez reçus à son sujet s’accordent à la vérité qui est en Jésus » Et il insiste : « Laissez-vous renouveler par la transformation spirituelle de votre pensée. »

La conversion du cœur est une chose, mais elle ne doit pas laisser de côté la conversion de la pensée. Car il y a des formes de pensée qui ne font pas place à la charité, qui ne se laissent pas transformer par le Christ.

La transformation de la pensée, c’est peut-être justement ce que nous apprend la manne, cette nourriture qui est une question : « Qu’est-ce que c’est ? ». C’est plus encore le Christ qui lui même s’identifie à cette nourriture et à cette question quand il demande aux siens : « Et pour vous, qui suis-je ? »

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Lui, le pain venu du ciel se fait nourriture pour chaque jour, mais nourriture insaisissable, comme la parole peut l’être, elle qui nourrit tant qu’elle est question vive comme l’esprit et qui meurt d’être enfermée dans la lettre.

La conversion de la pensée, c’est l’objet même de la théologie quand elle se laisse réveiller par la vie des plus petits et des plus pauvres. J’ai vécu quelque chose dans ce goût là ces jours-ci.

Une femme m’a fait remarqué qu’il était écrit dans l’évangile « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps », mais aussi que Jésus disait : « les pauvres, vous les aurez toujours avec vous ». Et elle concluait : il se pourrait bien que la présence du Christ à son Église, ce soit justement dans ses membres les plus petits, les plus pauvres qu’elle soit la plus assurée.

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Il me semble qu’il y a là une forme de transformation spirituelle de la pensée, quelque chose comme « la justice et la sainteté conformes à la vérité ».

 

Anne Lécu o.p.

 

 

Frères,
je vous le dis, j’en témoigne dans le Seigneur :
vous ne devez plus vous conduire comme les païens
qui se laissent guider par le néant de leur pensée.
Mais vous, ce n’est pas ainsi
que l’on vous a appris à connaître le Christ,
si du moins l’annonce et l’enseignement que vous avez reçus à son sujet
s’accordent à la vérité qui est en Jésus.
Il s’agit de vous défaire de votre conduite d’autrefois,
c’est-à-dire de l’homme ancien corrompu par les convoitises
qui l’entraînent dans l’erreur.
Laissez-vous renouveler
par la transformation spirituelle de votre pensée.
Revêtez-vous de l’homme nouveau,
créé, selon Dieu, dans la justice et la sainteté conformes à la vérité. (Ep 4, 17.20-24)

 

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