…Conviés au sens de la mort pour la vie

Commentaire sur les textes du 20è dimanches de l’année B.

Pr. 9,1-6 ;   Ep 5,15-20 ; Jean 6, 51-58

Depuis le 17èm dimanche, jusqu’au 21 ème, soit 5 dimanches, la liturgie de l’Eglise nous invite à la méditation sur le pain de Vie. 5 semaines qui correspondent au temps plus particulier des vacances d’été. Dans notre société, c’est le moment où beaucoup de gens quittent leurs habitudes quotidiennes à la découverte d’autres horizons, d’autres coutumes, d’autres visages…Tous n’empruntent pas des chemins de randonnées ou de pèlerinage portant sur leur dos les vivres indispensables pour le chemin, mais quelque soit les conditions du déplacement, et pour la réussite de ce temps,  il faut prévoir le gite et le couvert.

Ce temps est donc favorable pour mieux comprendre de quelle nourriture nous devons nous préoccuper pour notre corps, certes, mais aussi pour notre âme.

Dans la 1ère lecture de ce 20 èm dimanche, la Sagesse, elle qui fut engendrée avant la création, se soucie de notre devenir. Elle construit,  sa maison, à partir de 7 colonnes. Ces 7 colonnes m’évoquent les 7 dons de l’Esprit que la Sagesse couronne comme celle qui les contient tous. Là, elle convie à son  banquet, semblable à celui que prophétise Isaïe 25,6.

A ceux qui se laissent immergés dans un univers mondain, affairés à réussir, à s’enrichir, à dominer quelque soit les moyens pour y parvenir, bref, à ceux qui choisissent la voie de mort, elle propose son chemin de vie. « Quittez l’étourderie », revenez à Dieu, revenez à la Loi.

La figure de la Sagesse, personnifiée et  qui vit parmi les humains, s’approfondit tout au long de l’histoire d’Israël et trouve sa pleine révélation  en Jésus, Parole fait Chair, Verbe de Dieu.

Le pain et le vin que la Sagesse offre, selon la lecture de Proverbe, préfigurent le pain et le vin que Jésus donnera à ses disciples le soir de la Cène : «  Ceci est mon corps qui est donné pour vous… Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang qui est versé pour vous… ». Corps donné, Sang versé, là se trouve  la source de la puissance de  Vie de L’Eucharistie. « Tel est le pain descendu du ciel ».

Dans le verset 64, de ce chapitre 6, Jésus  proclame, « les Paroles que moi je vous ai dites, sont Esprit et elles sont Vie. Mais il en est parmi vous qui ne croient pas. »

« Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? ». Pour comprendre la vérité que contiennent ses paroles, Jésus nous appelle à dépasser les représentations humaines et à nous laisser éclairer par son Esprit. Il nous faut croire et étreindre la Croix, folie pour le monde mais Sagesse de Dieu. Sur ce chemin, ô combien escarpé, la nourriture, « Je suis le Pain de vie » et la Présence divine, nous sont assurées.

Il nous faut vivre ce paradoxe : «  C’est en éprouvant l’insensé de la vie pour la mort que nous entendons le Christ nous convier au sens de la mort pour la vie. (Citation d’après un poème eucharistique de P. de la Tour du Pin. )

Sœur Viviane Martinez

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