Conscience universelle!

Mc 7, 1-8. 14-15. 21-23

Ce passage de l’Évangile selon Marc nous invite à réfléchir sur un thème récurrent dans la Bible : « L’homme peut-il être pur ? »

Mais dans ce passage, le fait de « ne pas se laver les mains » n’est pas montré comme une faute de propreté ou un manque d’hygiène. Des mains non lavées sont beaucoup plus que des mains sales, elles sont considérées comme « impures » et « souillées ». Et dans la Bible, l’« impureté » et la « souillure » sont des choses insupportables pour l’homme juif, car elles signifient qu’il est coupable vis-à-vis de Dieu.

Jésus, ne dit pas aux Pharisiens que ce n’est pas bien de se laver, mais il rappelle que ce geste en lui-même ne rend pas gloire au commandement de Dieu : il n’est qu’un précepte humain. Celui qui suit consciencieusement un tel précepte peut paraître, aux yeux des hommes, quelqu’un de pieux. Mais aux yeux de Dieu, qu’en est-il ? Si les hommes sont attachés aux apparences, Dieu regarde le cœur. Ce sur quoi il nous juge, ce n’est pas le nombre de rites que nous avons accomplis, même avec la plus grande sincérité.

Nous sommes jugés sur l’amour que nous mettons dans nos gestes, dans nos relations avec nos proches et tous ceux qui croisent notre route.

Ainsi, Jésus considère que l’homme coupable n’est pas celui qui n’a pas pratiqué les lavements et purifications rituels. Jésus affirme que l’homme véritablement coupable est celui dont son « intérieur », c’est-à-dire son « cœur », est la cause de toutes sortes de mauvaises choses, pensées ou actions. Ces dernières sont décrites au verset 22 : « intentions mauvaises, inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidité, perversités, ruse, débauche, envie, injures, vanité, déraison ». Voilà ce qui caractérise l’impureté de l’homme, une impureté qui vient de son fort intérieur et de son cœur.

Ce qui rend impur, c’est-à-dire ce qui éloigne de Dieu, ce n’est pas la désobéissance aux prescriptions humaines touchant des gestes extérieurs à poser ; c’est plutôt la rupture multiforme (des  toutes sortes de crimes) que l’homme entretient à l’intérieur de lui-même avec pourtant cette loi d’amour que Dieu a mise en lui (Mt 22,36-40).

C’est la simple conscience universelle, la morale la plus naturelle, que Jésus remet en valeur. Aucune coutume nationale, aucune tradition des ancêtres, ne peut aller contre ces lois essentielles que tout homme droit reconnaît au fond de sa conscience.

Diana Sierra op.

Publicités

Une réflexion au sujet de « Conscience universelle! »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s