Laisse-le encore cette année

Il est des heures où l’on est sans voix. Le malheur sans raison (la chute d’une tour qui fait 18 morts) ou le mal commis (l’assassinat des Galiléens par Pilate) laisse sans voix les disciples de Jésus.

La mort brutale signe l’urgence de la conversion.

Il est urgent de vivre, urgent de vivre pour les autres et pour Dieu, autre nom de la conversion.

Cette urgence, Jésus la décline selon une parabole agraire.

Devant un figuier qui semble stérile, l’urgence n’est pas de le couper, mais de le soigner patiemment. Il est urgent d’attendre.

Le viticulteur décide de donner du temps à son arbre. Il bêchera autour pour lui donner de l’air, et y mettra du fumier.

Le fumier, des déjections, ce qui ne sert à rien, voilà peut-être ce qui sauvera l’arbre.

Aux heures que nous traversons, qui nous laissent sans voix, la conversion, c’est peut-être prendre sa bêche, et travailler la terre en silence. Sans oublier d’y déposer tout ce que l’on pensait vain et inutile. Nos fautes, peut-être, regardées en face. Du fumier et du temps.

Il faudra de la patience, et du travail, pour permettre à l’arbre à donner du fruit.

Mais une fois que nous aurons fait ce que nous pouvons, si le figuier reste sec, sans fruit, libre au Seigneur de le couper.

« Tout ce que ta main trouve à faire, fais le tant que tu en as la force » Qo 9

 

Anne Lécu o.p.

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