Du vide comblé de grâce

Jetez le filet à droite de la barque ! Il faut être Dieu pour maitriser les espaces, la terre, la mer et tout ce qu’ils renferment. Les disciples, après tous ces évènements de mort-résurrection, ont rejoint leur activité habituelle et quotidienne. Et c’est au cœur de cette occupation que Jésus vient à leur rencontre. Dans leur souci de manque, d’échec, il leur désigne avec exactitude l’endroit certain de la réussite.

Que de surprises pareilles avons-nous parfois dans nos vies d’infécondité. Il nous indique bien souvent où aller, avec quoi s’y rendre, voire ce qu’il faut faire. Mais savons nous l’écouter, lui obéir assez promptement à l’instar des disciples qui n’ont pas douté de leur maitre même sans l’avoir reconnu à cet instant ? Car il en résulte un filet plein de poissons. Qui agit à son ordre en récolte les fruits. Des fruits qui normalement nous mènent à l’émerveillement. C’est le Seigneur ! S’exclama Jean. Mais il s’agit de s’étonner joyeusement d’avoir rencontré le Christ, de l’avoir vu agir sur nos chemins naturels, là où on ne l’attendait pas peut être.  L’émerveillement doit provenir d’une surprise agréable et vraie de la présence du Seigneur expérimentée. C’est bien là que peut reposer le fondement de notre amour pour lui.

Parce que nous sommes personnellement persuadés qu’il existe, que nous l’avons touché du cœur, que nous l’avons même senti agir, nous sommes prêts à l’aimer toute notre vie. Pierre nous en donne un bel exemple. « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » «Toi, tu le sais. Je t’aime. » Répondit Pierre à Jésus. Pierre précise : Toi. Comme pour dire : peu importe ce que pensent les autres vu mon reniement, peu importe mon incertitude à te rester fidèle, mais Toi, tu le sais. Tu sais que je t’aime. C’est cette conviction qu’il nous faut avoir. Au-delà de nos trahisons, nos limites, nos doutes, notre passé parfois lamentable, nous pouvons nous laisser immerger par la miséricorde de Dieu et lui renouveler sans peur notre amour pour Lui. Ne pas céder à la déception, au jugement des autres. Et alors, oser nous remettre en route sur les pas du Ressuscité. Le Vivant qui nous veut aussi vivant !

Pour cela Il a même l’air et l’audace de confier ses clés, son troupeau et l’avenir de celui-ci à cet apôtre qui est tombé. Par cette confiance placée en Pierre, Jésus nous pose la question à chacun de nous : m’aimes-tu vraiment ? Si oui laisse de coté tes pleurs, tes chagrins, tes échecs, tes peurs, tes fautes petites ou grandes et prends soin de toi et de mes brebis. Puisque Lui nous fait confiance, retournons-lui la même. Malgré nos péchés, il nous relève et nous apprend à considérer l’essentiel. C’est-à-dire notre amour pour Lui. Mieux encore, il nous confie de nouveau la responsabilité de notre vie et celle des autres.

Au Ressuscité, je dédie ce poème :

Jésus ! Tu es vivant !

Qui des apôtres aurait cru à ce soleil levant ?

Si Tu ne passais à leur coté ?

Pour leur révéler ta vraie identité ?

Un Dieu miséricordieux

Capable de nous regarder dans les yeux

Pour nous faire redire notre amour pour Lui

Car ce qui est important dépasse notre ouïe

Merci Jésus de nous joindre sur nos routes

Des voies qui nous plongent parfois dans des doutes

Demeure avec nous O Ressuscité car il se fait tard

Si nous perdons l’instrument tel la cithare

Qui nous rappelle par sa musique

Que nous pouvons faire de nos vies de belles lyriques.

 

Sr  Maria Virginie DOLEBZANGA      

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s