Vers la lumière de la joie

Ecoutons ce jour la Parole ultime de Jésus au cours d’un évènement situé à la fois dans le temps et hors du temps.

L’Ascension, fête chrétienne, en milieu de semaine parce que 40 jours après la fête de Pâques, n’a pas de similitude avec les ascensions à pieds, en montgolfière, en avion ou tous moyens ascensionnels qui sont à portée humaine.

Aujourd’hui Jésus ressuscité, rejoint ses apôtres d’une manière inattendue comme il le pratiquait depuis sa résurrection mais aussi différente puisqu‘en ce jour, il n’y a ni pain, ni poisson, ni feu…. Jésus

  • donne son dernier enseignement concernant sa Passion-Résurrection, à partir des Ecritures, comme chemin essentiel de la mission à venir.
  • constitue ses Apôtres, témoins authentiquesdu Messie de Dieu et leur confie la responsabilité de la proclamation en son nom de la conversion et du pardon à toutes les nations.
  • fait une promesse solennelle, ses témoins vont être revêtus d’une « puissance d’en haut » et pour cela ils doivent attendre à Jérusalem.

Ensuite après une dernière marche Jésus se sépare d’eux en les bénissant, les apôtres sont là, ils le contemplent montant au ciel et adorent Celui qui emporte en son corps de ressuscité l’humanité vers le Père comme il l’avait souvent dit dans ses entretiens aux Apôtres. Cette expérience unique de Jésus glorieux est le point d’orgue de la Pâques de Jésus, une conclusion de sa mission au milieu du monde. A nous qui entendons ce récit retournons avec les Apôtres, « en grande joie » et avec eux bénissions Dieu.

Oui c’est pour chacun le moment de faire monter de nos cœurs un immense merci pour le « mystère » pascal qui nous a été offert durant ces temps de passion et résurrection. Jésus venu d’auprès du Père est allé le retrouver. C’est bien ce que nous affirmons chaque dimanche quand nous proclamons le Credo : « je crois en Dieu, et en Jésus-Christ son Fils unique notre Seigneur….qui…est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts est monté aux cieux, est assis à la droit de Dieu le Père tout puissant… »

Que de fois Jésus a parlé de son Père, jusqu’à nous apprendre à le prier : notre Père.

Ce jour, en ces moments bouleversés par les crises multiples, les attentats et les dernières élections, est une invitation à faire mémoire de la mission du Christ en reconnaissant dans les évènements de nos existences, l’appel à passer de la mort à la vie, la conversion annoncée en ce jour concerne tout croyant ; l’expérimenter rend capable de la « proclamer » ainsi se manifeste le témoignage demandé par Jésus dans son « au revoir ». Il ne nous sera pas demandé de donner la vie comme le diacre Etienne qui, rempli de l’Esprit Saint, lors de sa lapidation fixait le ciel du regard et déclarait «  Voici que je contemple les « cieux ouverts et le Fils de l’Homme debout à la droite de Dieu » ; mais ce frère ainé dans la foi nous dit que la Parole de Jésus est lumière dans les ténèbres, là où chacun en est de sa vie terrestre.

La promesse de la force de l’Esprit est aussi pour tous, dans quelques jours elle sera célébrée dans toute l’Eglise. Cette vie chrétienne de tous les jours heureux ou douloureux est marquée par un rapport intime, parfois infime, qui indique une relation au ciel, là où est entré le Christ, même si ces mots gardent un brin d’obscurité.  En ce moment réentendre le « je suis avec vous » quoi qu’il arrive et vivre dans son attente jusqu’à ce qu’Il revienne.

Gardons la grande joie qui inonda le cœur des Apôtres quand ils retournèrent à Jérusalem, elle signe le passage de Jésus dans nos vies, rend le cœur humain sensible au partage dans les existences bousculées, questionnées ou souffrantes, elle est porteuse d’un plus, et redit l’inépuisable largesse de l’Esprit.

Déjà le psalmiste exprimait cette joie en plénitude, quand le peuple de souvenait de sa délivrance : « En Israël quelle joie ! » ps 13, 7,

quand dans la misère, le priant se sent oublié et crie  vers Dieu de le garder du sommeil de la mort,

« Moi, je prends appui sur ton amour

que mon cœur ait la joie de ton salut,

je chanterai le Seigneur pour le bien qu’Il m’a fait »  ps 12, 6.

Attendons, avec ceux et celles qui sont proches, le don de l’Esprit et supplions pour que ce même Esprit soit ardemment à l’œuvre dans les témoins de la Résurrection, que chacun de nous est à un moment ou à un autre,  en ce temps et en tous ces lieux qui attendent une « reconstruction » de la personne bien au-delà de la reconstruction des murs, une rencontre simple et vraie dans l’amour.

Belle fête de l’Ascension

Soeur Monique Colrat op

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