Chapitre général

Depuis samedi 13 juillet, nous sommes en chapitre général à Bucaramanga.

Vous pouvez nous suivre ici : chapitre général

Vous pouvez aussi nous suivre sur twitter à : @domipresen.

Pensez à nous, prions ensemble les uns pour les autres, afin que l’évangile du Christ soit annoncé là où nous sommes.

 

Publicités

Le prochain

Le prochain ou celui qui se fait proche ou l’autre moi-même.

Le texte de Luc nous présente un docteur de la loi posant des questions à Jésus. Il reconnaît que Jésus est Maître et il veut approfondir ses connaissances de la Loi dans un dialogue direct avec lui. Plus précisément, il a souci de sa vie à venir, puisqu’il veut savoir ce qu’il faut faire pour avoir en héritage la vie éternelle. Jésus lui renvoie la question. « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. » Jésus lui dit : Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : Et qui est mon prochain ? »

De ce dialogue naît l’enseignement de Jésus sur ce passage de la Loi. Le prochain est celui qui se fait proche de moi par un besoinou simplement pour être avec moi, ou pour avoir de la compagnie. Que ça soit l’un ou l’autre, il est question de se rendre proche tant soit peu pour répondre à un besoin ou pour sortir quelqu’un de sa solitude. Il est question de se rendre proche en surpassant les opinions politiques ou religieuses de tout genre pour regarder l’autre comme soi-même, en respectant ce qu’il a de différence avec soi. Il est question de changer de regard. De fait dans ce regard nouveau on retrouve l’AUTRE, qui est le Christ lui-même ; Jésus dira ailleurs dans l’évangile selon Matthieu, « ce que vous aurez fait à l’un de ses petits que sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ». Parfois, il faut se rendre proche de soi-même pour pouvoir trouver les autres, les voir, connaître leurs désirs et répondre à leurs appels. C’est seulement après tout cela que nous pouvons les conduire chez l’Aubergiste comme le Samaritain l’a fait avec l’homme tombé entre les mains des bandits.

Qu’Il nous aide à avoir un regard neuf sur le PROCHAIN.

 

Sœur Henriette Kaboré op    

Le règne de Dieu s’est approché de vous

Deux par deux. Ainsi sont envoyés les disciples, pour ne pas être seuls, car dès que deux ou trois sont là, dans la conversation et l’amitié, le Christ est là.

Deux par deux. Sans rien prendre de plus pour la route qu’un compagnon. Il s’agit de voyager léger. Le temps presse. A deux, on peut s’aider, s’attendre. A deux, l’un est témoin de l’autre, et les deux ensembles témoins de ce Royaume qui vient.

Jésus propose aux siens quelques consignes de voyage. Tout d’abord annoncer la paix. et l’on sait bien que la paix ne se décrète pas : elle se fait et se construit par l’attitude des pacifiques. La paix est l’autre nom de ce Royaume de Dieu qui s’approche. La paix se donne, elle se multiplie. Et si elle n’est pas reçue, elle n’est pourtant pas perdue par celui qui l’a offerte. C’est peut-être d’ailleurs le signe qu’elle ne vient pas de nous, mais de plus loin que nous.

Ensuite, manger et boire. Partager la table. Se faire compagnon de ceux qui nous sont donnés en chemin. Et prendre le temps de cette compagnie. « Ne pas passer de maisons en maisons ». Si le temps presse, une fois que la table est dressée, le temps s’arrête quand la compagnie est bonne.

Enfin, guérir les malades. Il faudrait s’entendre sur le sens de cet ordre, car autant manger et boire ne parait pas hors de nos capacités, autant guérir ? Lorsque Jésus guérit,  il ne guérit pas tous les malades. Ceux qu’il guérit, il les réintègre dans le tissu social dont ils avaient été exclus. Mais surtout, lorsqu’il guérit, Jésus porte sur lui la souffrance de la maladie : il prend sur lui la malédiction de la maladie pour en décharger le malade. En lui, définitivement, la maladie est dégagée de toute malédiction.

C’est peut-être cela guérir, avant tout : être là, écouter la plainte, et tout faire pour que notre présence ne soit pas un poids supplémentaire pour l’autre, mais au contraire une forme d’allègement.

Peut-être ne serons-nous pas de ceux qui partent deux par deux. Peut-être serons-nous de ceux qui sont visités… A tous, quelle que soit notre histoire, le message que les disciples du Christ ont à porter, y compris à ceux qui les chassent, n’est ni un discours, ni une morale, mais l’ouverture d’un avenir et la promesse d’une infinie proximité : « Le règne de Dieu s’est approché de vous ».

Anne Lécu op