Laisser Jésus nous sauver

Mosaïque du père Marko-Yvan Rupnick
Basilique ND du Rosaire – sanctuaire de Lourdes

 

La semaine dernière nous fêtions l’Epiphanie, la manifestation de Dieu comme petit enfant faible et roi universel.

Cette semaine, la fête du baptême du Seigneur complète celle de l’Epiphanie en manifestant cette fois-ci la divinité de Jésus et non plus son humanité. Théophanie, « manifestation, révélation de Dieu » ; c’est bien cela qu’il s’agit de célébrer aujourd’hui. Il nous faut adorer Dieu fait homme dans sa divinité qui se révèle à nos yeux.

Alors que sur les rives du Jourdain Jésus demande à Jean de le baptiser dans le fleuve, celui-ci ne manque pas de lui répondre, stupéfait de sa demande : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! ».

Pourquoi Jésus se ferait-il baptiser par Jean ? Ce baptême est une démarche de conversion, une façon de préparer son cœur à la venue du Messie.

Pourquoi Jésus, le Messie, l’agneau sans tâche, agirait-il ainsi ? N’est-ce pas plutôt moi, Seigneur, qui dois me retourner vers toi, faire le premier pas, t’ouvrir mon cœur ? N’est-ce pas à moi d’apprendre à aimer ?

Telle est la grande œuvre de Jésus : accomplir toute justice en prenant notre place, en prenant sur lui nos péchés, et, ainsi, nous faire entrer dans la vie même de Dieu. Jésus prend sa place dans la file des pécheurs, décidés à changer de mentalité et à produire des fruits de conversion, et qui demandent pour cela d’être immergés dans le Jourdain par le Baptiste.

Scandale : celui que Jean avait annoncé et qu’il venait de définir comme « plus grand que moi » lui demande le baptême ! OUI, répond Jésus, c’est ainsi « qu’il convient que nous accomplissions toute justice. »

La justice de Dieu est cette cohérence particulière par laquelle Dieu réalise sa miséricorde envers nous, hommes pécheurs, pour manifester son dessein universel de Salut, et Jésus en est le médiateur. C’est là une étonnante et  surprenante œuvre d’amour, fruit d’un cœur libre, aimant, obéissant.

Ce « petit » baptême d’eau, que Jean-Baptiste accepte de donner, annonce déjà le grand baptême de la Passion, de la mort et de la Résurrection du Christ. Celui-là même dans lequel nous sommes plongés au jour de notre propre baptême.

Comme Jean, laissons-le nous sauver. Laissons-nous aimer par Lui en nous ouvrant à Lui. Telle est notre part. Nous entrerons alors un peu plus avant dans la vie de Dieu, Père, Fils et Esprit Saint.

Le baptême du Christ nous rappelle, à nous aussi, que par notre baptême, par la grâce de son Esprit, Dieu continue de nous murmurer jour après jour : « Tu es mon fils ».

 

Sœur Claudine Perquin op  

 

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