4è dimanche de carême : Jn 9, 1-41

«Le  Dieu qui a dit : « Que des ténèbres resplendisse la lumière », est celui qui a resplendi dans nos cœurs, pour faire briller la connaissance de la gloire de Dieu, qui est sur la face du Christ ». 2Co 4,6

 « Jésus vit un homme aveugle de naissance ». Tout le long du texte, cet homme est à la fois situé: il a des parents qui corroborent ses dires…il fait preuve de sagacité, lui-même décrit précisément tout le rituel appliqué sur lui par Jésus ; il pose un jugement sur Jésus, « c’est un prophète » ; et il ironise devant la fermeture des pharisiens qui ne voient  ni n’entendent ce qui lui paraît une évidence. Mais en même temps, il n’a pas de nom, six fois dans le texte il est «  l’aveugle de naissance ou l’ancien aveugle… »

Par étape, cet aveugle devient croyant. Il découvre d’abord tous les visages, celui de la création, celui des humains grâce à l’acte  de Jésus  qui a fait sur lui le geste de recréation avec la boue sur les yeux et la plongée baptismale à la piscine de Siloé. Puis c’est le  visage du Fils de l’homme, celui qui conduit le chemin de l’homme de la nuit au plein jour. «  Tu le vois, Moi qui te parle ». Alors, c’est le cri de sa reconnaissance, «  Je crois, Seigneur ! ».

Sommes-nous aveugles, nous aussi ? Après lecture de ce texte de Jean, il vaut mieux répondre « oui », car dit Jésus, si nous étions aveugles, nous n’aurions pas de péchés.

Oui, aveugles de naissance, recrées par la grâce du baptême, notre vie dans la  foi est un long développement de ce don, guérison qui nous tire progressivement des ténèbres du pharisaïsme en nous acheminant  vers la vérité, qui est « Lumière du Christ ».

Notre désir, tendu intimement vers Pâques, se prépare, comme sacramentellement, à revivre  ce passage des « ténèbres à l’éblouissante lumière ». La liturgie de la Résurrection exprime ce mystère  avec la flamme du cierge pascal qui, surgissant de la cuve baptismale au milieu de la nuit, se répand en une multitude de fragiles lumières, dans un moment fervent  de communion.  Nuit d’illumination qui célèbre la victoire de la Vie sur la mort.

La vie, sauver la vie, préoccupe le cœur de tous, en cette période si troublée.  La présence diffuse de  la menace sanitaire engendre la peur. Le bouleversement auquel la société doit faire face s’installe et l’inquiétude pour l’après, si difficile à entrevoir.

 La fête de Pâques nous redit que, de la ténèbre a jailli la lumière, du tohu bohu, la création. Sur tous les continents, et dans une situation de confinement ou non, les chrétiens vivront la Nuit Sainte, en solidarité avec tous, avec ceux qui souffrent et ceux qui sont dans la peine quand la mort a frappé ; ceux qui sont seuls ou en famille…Ils prieront, chanteront peut-être et annonceront l’Espérance : Le mal à été englouti par la Vie. La joie pascale pourra éclater !

 

 

Sr. Viviane Martinez ??????????

 

 

 

 

 

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