Quelle présence dans l’absence ?

Concrètement parlant, aussi bien dans le passé que par les temps que nous vivons aujourd’hui, nous constatons qu’aucun fondateur ou fondatrice d’une oeuvre, ne peut espérer que celle-ci se perpétue, si ses « disciples »n’accueillent pas son message dans un esprit d’amour compréhensif, de fidélité à la tradition qu’il est en train d’innover, ainsi que dans une dynamique d’obéissance à ses premières intuitions.

Toutefois, loin de brider les forces de créativité et d’éteindre les initiatives qui peuvent survenir au cours de l’histoire, une telle fidélité suscite nécessairement une adaptation à la vie.

Etant donné en particulier ce que nous vivons actuellement, je suis  convaincue, peut être  plus qu’auparavant, que vivre de l’esprit et de  l’exemple d’un fondateur, permet vraiment de surmonter les difficultés et les épreuves qui se présentent dans la vie quotidienne, pour avoir la sagesse, le courage et la force d’aller de l’avant sur le chemin emprunté, avec réalisme, audace et espérance, à l’exemple des premiers disciples de Jésus.

Avant de retrouver vers son Père, Jésus avait donné mission à ses Apôtres d’être ses  témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’ aux’ confins de la terre (Ac 1,8).. .. C’est dans ce sens alors que Philippe, à la suite d’une persécution qui ravage l’Eglise de Jérusalem descend en Samarie et y baptise tous ceux qui croient en Jésus. Afin de confirmer l’authenticité de cette évangélisation, Pierre et Jean se déplacent pour aller imposer les mains aux nouveaux baptisés, pour leur conférer le don de l’Esprit, et pour achever ainsi leur initiation chrétienne.

La  deuxième lecture nous explique de quelle manière les premiers chrétiens se heurtent  à la calomnie et à la persécution de leurs adversaires ; mais comment aussi,  Pierre leur indique la ligne de conduite à tenir: ils ne doivent jamais renoncer à témoigner de leur foi et de l’espérance qui les habitent. Ils doivent toujours réagir avec douceur, respectant leurs ennemis. En agissant de cette manière, ils imiteront de près le comportement de Jésus au moment de sa passion.

Certes,  c’est avec une bonne pédagogie que Jésus  fait progressivement pénétrer ses disciples dans la réalité de la foi.  D’ailleurs, pour les rassurer dans leur engagement,  au moment de les quitter, il leur promet de rester présent parmi eux. C’est pourquoi il implore filialement de son Père, l’envoi de l’Esprit: celui-ci ouvrira les yeux de leur foi pour les établir dans la communion de pensée et d’amour qui lie le Père et le Fils. Mais concrètement, pour les disciples, quel est le chemin à suivre dorénavant?  Jésus leur dit clairement:  » Si vous m’aimez, vous resterez fidèles à mes commandements ».

Il est fort intéressant de constater qu’après leur avoir souvent  demandé « qu’ils croient « en lui, Jésus  demande aux disciples  de  » l’aimer ». D’ailleurs, rappelons-nous que ce thème revient souvent au cours du dialogue d’adieux. Nous remarquons également que  » l’amour » est lié à l’obéissance, parce qu’aimer Jésus, c’est observer dans la pratique ses commandements et garder fidèlement ses paroles.

Nous avons tous l’expérience que lorsqu’on aime quelqu’un, on « sent, on perçoit » ce qui lui ferait plaisir, et sans aucune contrainte on fait tout pour lui faire plaisir, pour accomplir sa volonté…

Moi, je prierai le Père…

Sans aucune impression de contrainte, Jésus est totalement soumis au Père, dans une attitude d’amour filiale fidèle. A aucun moment durant sa vie, il ne se met au centre du monde, bien au contraire, Jésus faisait toujours référence au Père, raison pour laquelle aussi, souvent il le prie.

Et Il vous donnera un autre Défenseur, qui sera pour toujours avec vous: c’est l’Esprit de vérité

C’est curieux de constater que parmi les évangélistes, Jean est le seul a nommer le Saint Esprit comme un « défenseur ». Ce mot traduit un mot grec de la langue juridique. Le « Parakletos » dont on a fait « Paraclet » signifie « celui qui est appelé près de quelqu’un pour le défendre »… en d’autres termes:  « l’avocat, le conseiller, le consolateur, le défenseur ».

Nous devons remarquer aussi que ce « défenseur » est aussi lié à la « vérité »…donc, le procès dans lequel les disciples sont engagés, et nous aussi aujourd’hui  dans tout ce que nous vivons, c’est en vérité le procès de Dieu.

 BONNE ROUTE  POUR  L’ASCENSION….

                                                                      Heureux chemin pour LA PENTECÔTE

 

Soeur Maria Fabiola Velasquez     

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