Trésor caché

Le royaume des cieux est comme un trésor caché. Tout le monde ne connaît pas la vérité et ne comprend pas les messages cachés de Jésus. Certains ont des yeux mais ils ne voient pas. Ils ont des oreilles mais ils n’entendent pas. Ils ne voient et n’entendent que ce qu’ils veulent voir et entendre. Dans le premier livre des rois, nous avons entendu comment le Seigneur Dieu a récompensé Salomon pour son désir désintéressé d’être juste devant le peuple en tant que roi. Dieu n’a pas changé! Il continue de bénir ceux qui mènent une vie chrétienne désintéressée, s’efforçant de répondre aux besoins physiques et spirituels des autres. Dans la lettre de Paul aux Romains, nous avons appréhendé comment Dieu savait nous répondre avant la création grâce à son libre arbitre. Il savait à l’avance lesquels d’entre nous vivraient notre foi chrétienne conformément aux enseignements de Jésus, brillant dans l’amour divin afin que nous puissions hériter du Royaume de Dieu. Si nous sommes parmi ses humbles et obéissants serviteurs de Dieu, ceux qu’Il a connus d’avance, alors nous sommes parmi ceux qui ont été appelés à être justifiés. Nous sommes parmi ceux qui seront glorifiés en Jésus-Christ. Par la grâce de Dieu, par la puissance du Saint-Esprit, notre foi en Jésus-Christ et le sacrement du baptême, nous avons reçu un cœur et un esprit nouveaux, libres de tous les péchés passés que nous avions commis, y compris toutes les traces du péché originel. Et pour aider notre nouveau cœur et notre nouvel esprit, nous sommes nés de nouveau de l’Esprit, [Jn. 3: 5] car ayant reçu le séjour de l’Esprit Saint pour nous guider sur le chemin chrétien. Cette nouvelle création en nous est notre seule assurance de l’espérance bénie de la vie éternelle. Mais ce n’est pas la fin du chemin spirituel. Ce n’était que le début de la route, le début de notre nouvelle marche en Christ en tant que nouvelle créature. Maintenant, nous devons vivre notre foi. Nous devons maintenir notre justice aux yeux de Dieu. Un chrétien ne peut avoir une foi vivante que lorsqu’elle coule comme des ruisseaux d’eau, lorsqu’elle brille comme une lumière. En tant que nouvelle création, enfant de Dieu, nous devons aimer Dieu par-dessus tout. Nous devons aimer notre prochain comme nous nous aimons. Et nous devons recevoir les sacrements de la Sainte Église catholique de façon continue. Par le sacrement de la réconciliation, après avoir reçu le sacrement du baptême, nous sommes sanctifiés par l’Esprit pour être obéissants à Jésus-Christ et pour être aspergés de son sang [1 Pierre. 1: 2] afin que notre justice soit maintenue devant Dieu. Mais même tout cela ne suffit pas. Nous devons encore recevoir le sacrement de la Sainte Eucharistie car le Christ a dit que le pain, la Sainte Eucharistie, est son corps. Il est le pain vivant, il est Tout à tous. Suite à la crise sanitaire, plusieurs personnes ont vécue différemment leur relation au sacrement du Royaume. Sachons donc faire le tri de tout ce que nous possédons, faire le classement de ce que nous pensons être des valeurs car le Royaume de Dieu est ouvert et donner à tous sans exception. Nous sommes libre de désiré ce Royaume ou pas car Dieu n’oblige personne à y entré.

Sœur Patricia YAMEOGO

Construire la vie qui est au cœur du Royaume de Dieu

Mt 13, 24 – 43

Cette épisode des 3 paraboles : l´ivraie, le grain de sénevé et le levain s´inscrit dans l’ensemble des sept paraboles sur le Royaume. Jésus assit dans une barque au bord de la mer. Lui, il réchauffe les cœurs des foules dans un partage à l’aise et dynamique, plein de vie.

Jésus leur demande de bien remarquer une scène qu´ils ont l´habitude de contempler tous les ans dans les champs de Galilée. Tandis que les gens présents sur les chemins sans rien voir de spécial, quelque chose se produit sous terre : les grains semés se transforment peu à peu en une belle récolte mais pas sans contrainte : à côté du bon grain grandi aussi l´ivraie. Ainsi que pour le pain préparé le matin par une femme, quelque chose se fait en secret et bientôt la pâte va lever. Il en va de même pour le Royaume de Dieu : Sa force bénéfique agit-elle maintenant en silence à l´intérieur de notre vie et transforme-t-elle tout mystérieusement. Est-ce là le secret ultime de la vie ? Nous vivons distraitement le monde des apparences et des expériences incompréhensibles se produisent au cœur de l´existence.

La force de Dieu sera-t-elle dissimulée dans la vie ? Comme la levure qui agit secrètement Dieu arrive-t-il aussi de façon imperceptible, mais avec une force puissante pour tout transformer ? Il y a plus surprenant dans cette parabole et cela a pu en scandaliser certains : le levain était considéré comme symbole et métaphore de la force du mal qui peut tout corrompre : Le pain azyme par contre symbolise la pureté et sainteté, on le mangeait pour la Pâque. Jésus interpelle par cette métaphore déconcertante et provocante. Comment peut-il comparer le royaume à une portion de levain ? Dieu interviendra-t-il en inversant les schémas traditionnels de pureté ?

Le grain germe et croit, poussé par une force mystérieuse qui lui échappe. Il s´agit d´un Dieu qui intervient par de toutes petites choses.

Le sens n´a pas besoin d’être expliqué dans une parabole aussi claire. Nous devons faire renaitre dans notre entourage le ressenti que Jésus a voulu nous transmettre. Cela n´exclue pas la possibilité de s´interroger ultérieurement sur les différentes résonances que peut générer la parabole. C´est à nous le dernier mot dans chaque situation de se risquer à croire que son action salvatrice se manifeste dans l´humilité des interventions de Dieu.

Ce qui compte c´est de construire la vie qui est au cœur du Royaume de Dieu. Il y a beaucoup de chemins mais on a besoin de se réveiller, de croire et de faire autrement. La vie s´écoule il faut des cœurs ouverts,  libérés, des changements de schémas qui nous amènent à la transformation.

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Sr. Ruth Esperanza TORRES C.

 

 

 

L’homme au coeur doux et humble

Jésus, l’homme au cœur doux et humble. L’humilité et la douceur, voici de belles vertus qui rendent plus agréables nos relations en société, familles et toutes formes de communautés. Ce bienfait est davantage plus palpable quand il s’agit de Jésus, car de par cette attitude il nous motive à un plus grand attachement à lui.  Il s’attire ainsi une grande confiance. Dans cet évangile, il rend grâce à son père pour ses merveilles à l’égard des plus petits. Nous avons l’impression qu’un seul thème est déployé dans tout le texte de l’évangile. C’est celui de l’humilité. L’humilité parce que Jésus, ayant accompli de belles œuvres reconnait que seul son Père mérite la gloire, lui, source de tous les dons. Tout lui a été remis par le Père. Et les dons sont faits à tous mais à des personnes humbles, les petits, le Père fait des révélations particulières.

Jésus non seulement nous fait part des émotions qui l’habitent mais aussi nous invite à recevoir apaisement, douceur, soulagement auprès de lui, car, dit-il, « je suis doux et humble de cœur ». « Venez à moi ». Cette parole de Jésus est très forte de compassion et de miséricorde. Il s’occupe de l’être humain sans oublier ses moments de détresse. En outre, le christ nous rassure que les petits voire les pauvres, ceux qui se savent moins savants et faibles sans l’autre et sans Dieu ont une place d’honneur aux yeux du Père. Le petit, c’est aussi l’humilié qui n’est pas forcément celui que l’on écrase verbalement ou gestuellement mais par exemple l’homme ayant le cœur abattu, l’esprit vraiment humilié, ceux qui sont dépourvus le plus souvent de nos considérations, de la parole, de la voix, de nos richesses, des forces et des bonnes opportunités qui sont offertes à certains mais pas à eux. Ces cœurs sont dépouillés de tout pour entendre la Parole et la pratiquer. Dans cet évangile, il est question de ces petits. Selon la logique de Dieu, ce sont eux les mieux disposés à le recevoir   C’est à eux qu’il révèle ses secrets les plus intimes. Ils ont un cœur pauvre, détaché de tout orgueil, de toute suffisance qui peut conduire à l’aveuglement du cœur. C’est à eux que Dieu donne toutes les capacités pour diffuser son amour autour d’eux. Ces petits, tandis qu’ils n’intéressent pas les hommes, attirent le cœur doux et humble de Dieu. Le cœur de ces petits, libre de toute haine et libéré des sciences toutes faites est beaucoup plus disponible à écouter et voir.

Puisse le Seigneur nous accorder un cœur nouveau. Qu’il renouvelle nos pensées, purifie nos intentions, nos regards afin que notre cœur ressemble au sien. Qu’il nous accorde la force d’aller à lui en vue de trouver consolation et réconfort quand nous sommes sous le poids du fardeau.

                                 Sœur Virginie DOLEBZANGA