Soixante dix fois sept fois

Dans l’évangile de ce dimanche 06 septembre, Matthieu nous donne à méditer sur la correction fraternelle.  Ce passage s’inscrit entre, d’une part la parabole de la brebis égarée (Mt 18,10-14) et de l’autre, une réponse de Jésus à Pierre qui l’interroge sur le pardon à accorder aux frères. La réponse que donne Jésus à ses disciples est exigeante ; il leur demande de pardonner jusqu’à soixante-dix fois sept fois. Cela signifie que, dans la perspective de l’évangile, l’exclusion d’un membre défaillant ne doit pas être définitive. Prendre du temps pour ramener un frère sur le droit chemin nous rappelle notre propre fragilité vis-à-vis des autres. Nous avons besoin nous aussi des autres pour nous comprendre et prendre le temps de nous laisser nous refaire et nous convertir. En plus de cela la vie fraternelle ne peut être féconde que si les membres vivent une correction fraternelle entre eux, s’ils s’unissent pour confier leurs projets communs à Dieu, et s’ils vivent le pardon entre eux, sans limites, ni frein. Ici la correction fraternelle nous demande de veiller les uns sur les autres en osant nous interpeler. Avoir un contact direct et vrai avec la personne que nous pensons en faute pour connaître les raisons de son agir. En dépit de tout, si une faute est avérée, s’il n’y a pas possibilité de s’entendre faire appel à des témoins ou à l’Église pour nous aider à résoudre le différend sans aller devant un tribunal. La parole directe, le dialogue vrai et la confiance sont bien préférables car ils sont acte de foi et d’espérance en l’humain et la possibilité de relations franches et directes exprimées en  leur vérité et partagées.  On dit souvent que, le linge sale se lave en famille. L’Eglise est notre famille unie en Dieu qui veille sur ses membres par sa présence visible et invisible au milieu de nous. Cela nous aidera à comprendre mieux le rôle de l’Église dans le processus qui consiste à aider le frère pécheur à revenir à Dieu et à se laisser réconcilier. Comment vivons-nous tout cela dans nos propres communautés ? sommes-nous prêtes à aider une sœur dans cette situation ? Et mon rapport et ma pratique du sacrement de la réconciliation : où en suis-je ? Demandons continuellement à Dieu la grâce de nous venir en aide face à nos frères en faute afin, de les aider à la lumière de l’Evangile à grandir et à se convertir selon  sa volonté et non la nôtre. Que Marie notre mère nous y aide dans le quotidien de notre vie de foi à la suite du Christ notre Seigneur et notre Dieu.

 

Soeur Madeleine Dedoui

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