Accueil

Cet homme fait bon accueil aux pécheurs. Puisque les évangiles ne sont pas hors de notre vie quotidienne, allons déjà au sens premier du mot accueil. L’accueil est une cérémonie ou prestation réservée à un nouvel arrivant consistant généralement à lui souhaiter la bienvenue et à l’aider dans son intégration ou ses démarches. Une définition qui concorde avec le texte qui nous est proposé en ce jour.

Jésus a donc raison de ne point rejeter le pécheur. Car ce dernier est bien celui qui a besoin de franchir une porte pour se renouveler. Et celui qui est à la porte peut être considéré comme un nouvel arrivant, d’où qu’il vienne, quel que soit le temps qu’il a passé hors de la pièce, de la maison, du pays, du continent, de l’Eglise, il a droit à l’accueil. La vie courante illustre davantage ma pensée. En famille ou au sein de n’importe quel groupe, à un membre revenu simplement de quelque part, on lui souhaite spontanément la bienvenue. Et il se sent accueilli, accepté, réintégré, il se reconnait de nouveau membre du groupe. Si une personne éprouve de la joie à être accueillie sans être en état de faute, combien plus est celle du pécheur qui se sent pardonné. Seulement nous accueillons plus facilement peut être celui qui nous ressemble ou a l’air d’être comme nous, voire les gens qui sont apparemment irréprochables. L’accueil, disons le bon accueil, nous en privons quelquefois les personnes différentes de nous sous plusieurs aspects : identité, réputation…

C’est pour cela que la signification de l’accueil va plus loin : souhaiter la bienvenue et l’aider dans son intégration ou ses démarches. Dans le texte, la répétition des mots dérivés de perdre,chercher, retrouverfrappe à l’œil. Il est vrai, si le pécheur se fait ainsi appeler, c’est parce qu’il a eu le temps de s’éloigner de l’Amour, le temps de se perdre. Et le plus souvent il est le premier à désirer sa dignité, à rechercher l’unité de sa propre personne.

Puisque cette recherche de soi traduit une prise de conscience, du remords, une souffrance, il mendie en ce moment l’accueil de ses semblables, il quémande l’acceptation, la réintégration.  C’est le cas du fils prodigue tandis que son père l’attendait, les bras ouverts. C’est l’attitude de Jésus Christ, face à la présence des pécheurs (il leur fait bon accueil et mange avec eux). Il se sert de la parabole dont il est question pour attendrir le cœur de son entourage et leur faire comprendre ce pour quoi et ceux pour qui il est venu. En effet, comment comprendre le pécheur si nous craignons sa proximité ? Comment l’écouter si nous nous éloignons de lui ? A quelles occasions pouvons-nous deviner sa souffrance si nous refusons de manger ou de boire avec lui ?

Être disponible pour attendre l’autre, cela l’encourage à oser le pas du changement, celui de la conversion.  D’où sa joie de se retrouver soi-même d’abord, et ensuite les siens grâce à la Miséricorde. Elle-même voulant toujours rassembler, unir, réconcilier, apaiser, couvrir de baisers. Et ça se fête les retrouvailles ! Ou du moins ça fait jubiler. On vit la joie de revoir autrui.

Mais avons-nous seulement le cœur ouvert, empli de miséricorde pour permettre au pécheur de franchir la porte, de vivre ou de revivre ? Sommes-nous seulement conscients de ce que nous sommes nous-mêmes ? Il est temps d’imiter cet accueil qui fait place à tout le monde, à tout moment, un accueil gratuit, profitable aux pécheurs et aux justes, aux enfants éloignés et proches. Oui, un ACCUEIL dont l’auteur indubitable est DIEU. Il s’appelle aussi Miséricorde.

 

Sœur Virginie Dolebzanga  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Renoncer à tout pour suivre JESUS ! Luc ch. 14 v. 25 à 33

Ce passage se situe à la suite de ce que nous avons lu, entendu et méditer ces derniers dimanches :

La nécessité de guérir, de sauver un malade, qu’importe le jour et peut-être encore plus si c’est un jour de Sabbat…. Nourrir à sa table les pauvres, ceux qui ne pourront pas  rendre ce service … et nous pourrions lire à la suite cette autre parabole en Luc Ch.14 v.15 à 24 : « Des invités remplacés par des pauvres », car ceux qui étaient appelés en premier ont des excuses très personnelles, terre à terre et n’ont rien à entendre de cette invitation à prendre part au repas dans « le royaume de Dieu ! »

Et malgré ce refus d’entendre, de comprendre… surtout par les grands, « De grandes foules faisaient route avec JESUS » mais sans doute fatigué moralement,  tout au moins soucieux de ce que son enseignement, ses actes ne portent pas suffisamment de résonnance auprès de la classe des dirigeants, des responsables … JESUS va se tourner vers la foule composée de personnes de diverses conditions… « Il se retourna » ! Un retournement ! Un arrêt !

 Et ce cri, cet appel à la foule, pour tous ceux qui sont là, et pour nous aujourd’hui : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, à sa mère, sa femme, ses enfants, et même à sa propre vie, il ne peut-être mon disciple »et cette phrase que Luc nous donne aussitôt : « celui qui ne porte pas sa croix et ne marche pas à ma suite ne peut pas être mon disciple ».

La 1ére interpellation a du faire choc auprès de ce peuple et pour chacun un questionnement : « Qui veut être mon disciple… ? »Et ce Jésus que nous suivons, marchons à sa suite, qui nous demande de l’aimer, d’aimer sa famille, son prochain, nous demande maintenant de le « préférer » à tous !Bien sûr « préférer ne veut pas dire renier, ne pas aimer, ne plus regarder … Mais Préférence d’abord pour Dieu, pour Jésus ! Père, mère viennent ensuite et tous les autres  dans le même amour !

Et cette  2éme interpellation : « Qui ne porte pas sa croix … » Jésus annonce ce qui en découlera de le suivre…. Jésus est vérité, nous ne sommes pas pris au dépourvu, Il n’y a pas à tergiverser, si on répond à l’appel de le suivre : lâcher certains liens, certaines choses, défendre l’opprimé, clamer la vérité… nous savons ce qu’il en résultera, être comme Lui critiqué, bafoué, mis à mort pour certains!

Et voilà que Luc nous cite comme deux paraboles, qui m’ont rappelées ce que nous vivions à la J.A.C. (Jeunesse Agricole Catholique) en regard de l’évangile et de notre vie : « Voir, juger, agir » !

« Lequel d’entre vous, quand il veut bâtir une tour, ne commence par s’asseoirpour calculer ladépense, et juger, s’il a de quoi aller jusqu’au bout, ensuite il agira selon… !

« Ou quel roi, quand il part faire la guerre à un autre roi, ne commence pars’asseoirpour considérer s’il en est capable,juge s’il n’en est pas capable,et agit en envoyant une ambassade  et demande à faire la paix. »

Luc en son Evangile, nous montre souvent JESUS en prière, en méditation avant que d’entreprendre une action, une mission importante. Ex : Avant de choisir et d’appeler parmi les disciples les Apôtres, Il alla dans la montagne pour prier… Luc 6, v. 12 à 16. La Transfiguration se réalise « Lorsqu’il monta sur la montagne pour prier… Luc 9 v. 28.La prière du « Notre Père » nous est donnée à la suite de la prière de Jésus. Luc 11 v. 1 à 4.Ce sont bien des temps de réflexion, d’écoute, de discernement en face de son Père pour sa Mission ensuite!

Et en ce dimanche, la 1èrelecture du livre de la Sagesse Ch. 9 V. 13-18nous aide à réfléchir, à nous questionner : « Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ? Qui aurait connu ta volonté, si tu n’avais pas donné la Sagesse et envoyé d’en Haut ton Esprit Saint !

Pour quelques-uns, à certaines périodes de leur vie, des disciples sont appelés d’une façon radicale à suivre le Christ, à tout quitter, à s’arracher à des choses bonnes, non nécessaires, pour mieux vivre de DIEU, se libérer pour vivre la mission donnée, reçue d’un Autre. Cela demande de s’arrêter, d’écouter, d’entendre, de comprendre, d’appeler l’Esprit Saint, l’Esprit de Sagesse pour saisir ce qui peut être proposé par JESUS, par DIEU. Un temps pour voir, pour discerner, seul et parfois aidé par un ami, un conseiller; un temps de jugement, de retournement, de choix, de décision, pour le temps du repartir, pour un agir renouvelé, plus essentiel!

Pour d’autres disciples, cela peut être moins radical. Cependant pour tous, il est toujours demandé de regarder, de voir, de comprendre si nous sommes bien dans la suite du Christ comme il peut le désirer pour chacun d’entre nous, à notre place. Le temps des vacances a pu être pour beaucoup l’étape privilégiée pour ce regard sur le vécu et l’amorce d’un renouvellement.

Et c’est sans doute, tous les soirs aussi, revoir le vécu du temps de la journée (ce que nous appelions autrefois l’examen de conscience) pour à nouveau dans ce temps de sommeil, de veille, de prière, se renouveler aussi pour répondre à l’appel du Christ : Marcher en disciple à la suite du Christ  en portant la Croix,la sienne, la nôtre qui peut paraître un peu lourde parfois  mais HEUREUX cependant ceux qui répondent à l’appel de DIEU, qui en vivent  dans la Joie et qui prendront part au repas dans le ROYAUME!

Sr. Marie Christine COUSIN

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… Et tu seras heureux !

Lc 14, 1. 7-14

L’Évangile de Luc nous donne la clé pour être heureux

C’est autour du repas que Jésus fait des remarques :

  • Ne va pas te mettre à la première place
  • Invites des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles.

Toujours l’Évangile est à contre-courant et nous rappelle que c’est la vie hors du commun qui va nous faire vivre des expériences qui nous rapproche « d’autrui »

Dans le troisième Évangile les banquets sont importants pour représenter l’interaction de Jésus avec les autres, particulièrement les officiels du judaïsme et transmettre les dictons, la vie et son enseignement.

Dans le monde gréco-romain les banquets ne sont pas seulement une occasion pour partager la table et profiter du repas, c’était l’occasion pour présenter une allocution ou un discours suivi d’un dialogue en plus des invités, il y avait d’autres gens qui s’approchaient pour pouvoir y entendre le discours et le dialogue. Nous pouvons nous imaginer un tel scenario !

Luc14, 1-24 contient quatre épisodes qui prennent place pendant que Jésus participe à un banquet avec un dignitaire, parmi les pharisiens et d’autres invites, ces épisodes sont des critiques vers les pharisiens, en critiquant :

  • La religiosité de l’époque
  • L’intérêt pour les observations légales sans compassion
  • Et le statut entre la communauté et Dieu.

La compétition pour le statut social est un phénomène et une problématique de toute culture humaine, en contrepartie Jésus propose l’humilité, au lieu de chercher la meilleure place, le disciple doit mettre les autres devant lui-même et de plus, le vrai disciple aura compassion pour les pauvres, les estropiés, les boiteux, les aveugles de son contexte, de sa communauté.

Toujours un défi de maitriser la parole de Dieu, pour ne pas tomber dans les jolis discours vides et éloignés de notre réalité personnelle et sociale.

Sr. Diana M. Sierra

Une porte qui s’ouvre ! Le royaume qui nous accueille !

fullsizeoutput_1518On risque de penser:  c’est bizarre cette histoire de la porte,  devant la question posée à Jésus, et qui justement attire toujours l’attention. Ce message nous clarifie: le salut apporté par Jésus n’est pas excluant, mais inclusif, c’est un appel à la conscience individuelle et collective; Jésus nous rappelle: le chemin du salut se fait d’abord individuellement dans une perspective universelle du royaume.

L’évangile d’aujourd’hui nous dit « efforcez-vous d’entrer par la porte étroite… ».La porte à laquelle   Jésus fait référence est  sans doute  » la petite porte qui se trouvait dans les villes a côté de la grand porte principale, où a l’intérieur de la grande porte elle même. Au tombé de la nuit on fermait la grande porte, mais il restait cette porte annexe pour les retardataires.  Cette porte avait les dimensions d’un homme; on ne pouvait donc pas passer à plusieurs, mais seulement un par un et il fallait se la faire ouvrir, on devait décliner son identité, de plus on ne pouvait pas entrer encombré de bagages ou de provisions ». La porte est étroite mais tous peuvent y passer avec effort. Le royaume est pour tous et est prêt à nous accueillir.

La mise en garde s’adresse aux auditeurs juifs de Jésus, dans les années 28-30 aux yeux de Luc, ils furent peu nombreux à se convertir, tels les douze et les autres disciples et à pouvoir entrer dans le royaume.

Jésus nous propose une voie de liberté et de libération, Il éclaire qu’il y a deux chemins, deux portes: est-ce qu’il se réfère a deux projets de vie? Deux projets fondamentaux, d’une part le projet de Dieu qui gère vie en abondance, effort et persévérance à pratiquer la justice, dans un monde marqué par les contrastes sociaux, politiques, économiques, culturels et religieux. L’autre projet est tout le contraire. A nous de choisir!

Ainsi nous ferons la communion en Dieu « Alors on viendra de l’orient, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu ».

Soeur Ruth Esperanza Torres Cabezas.

La Parole qui divise

 « Pour ou contre ? »

                       Choisi par le Seigneur dès le sein maternel pour porter la Parole, Jérémie reconnaît son impuissance devant une telle mission « Je ne sais pas parler, je ne suis qu’un enfant ! », mais elle était en lui, comme un feu dévorant, la Parole du Seigneur ! « Quand je rencontrais tes paroles, Seigneur, je les dévorais ; elles faisaient ma joie, les délices de mon cœur… » Jr 15,16

            Jérémie s’est laissé séduire… le Seigneur a été le plus fort !

            Il porte la parole à un peuple qui refuse de l’entendre… Accusé de démoraliser Israël qui espère encore échapper à l’exil, il est persécuté… Jeté dans une citerne, condamné à la mort, c’est par un étranger qu’il est sauvé… un éthiopien, qui, lui, est à l’écoute du Seigneur !

            Non ! Israël n’échappera pas à l’exil… Le Seigneur qui conduit l’histoire a choisi ce moyen pour l’inviter à la conversion et sceller avec lui une Alliance Nouvelle : « Je mettrai ma loi au plus au plus profond d’eux même, je l’inscrirai dans leur cœur. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. »

« Pour ou contre ? »

            « Le Christ, n’a pas été à la fois, ‘oui et non’, il n’a été que ‘oui’ ! »… la Parole même est venue  en notre monde… « Le Verbe s’est fait chair, et Il a habité parmi nous. »

            « Oui » à sa propre identité divine : JE SUIS »…

Je suis le chemin, la vérité, la vie… Je suis la lumière du monde… Je suis le pain vivant… je suis la résurrection et la vie…

            « Oui » à sa condition de Fils Bien Aimé du Père… image du Dieu invisible et resplendissement de sa gloire… Dieu, né de Dieu, tellement uni au Père et nous accueillant en son mystère :  « En ce jour là, vous connaîtrez que je suis dans le Père, et moi en vous, et vous en moi. »

            « Oui » à sa venue en notre chair :  « Jésus, de condition divine, ne retint pas jalousement qui l’égalait à Dieu… devenu homme, reconnu homme à son aspect, Il s’est abaissé… »

            Et c’est la fidélité jusqu’au bout… jusqu’à la fin… à ce « OUI » par obéissance au Père, par amour pour nous, qu’Il a été persécuté, traité de fou, d’imposteur, qu’il est mort sur la croix…

 « Lui qui était sans péché, Dieu l’a, pour nous, identifié au péché !…

Pour ou contre ?

                        « Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à ceux qui l’ont reçu, Il donné le pouvoir de devenir enfant de Dieu… »

            « Bien aimés, dès maintenant nous sommes enfants de Dieu… » car Il nous a choisi dans le Christ dès avant la création du monde… pour faire de nous des enfants d’adoption…

            Au jour de notre baptême, d’autres se sont prononcé à notre place : je crois… je renonce…

Il nous appartient, maintenant, de ratifier ce choix… de prendre position, d’être pour ou contre, de vivre en « oui » à la suite du Christ..

            Le Seigneur sème la division car la Parole de Dieu, donc la présence même du Christ, Verbe fait chair, est tranchante !

            Il sème la division dans le monde, entre nous, en nous…

            Le bien que j’aime, je ne le fais pas et le mal que je hais, je le fais !

            Et malgré tout, nous sommes le corps du Christ !

            Nous le savons bien : sans Lui, nous ne pouvons rien faire ! Mais…

                                   « Je puis tout en celui qui me fortifie. »

            20ème dimanche T.O    18 août 1919                        Sr Michel de la Présentation

Luc 12, 35-40

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins ; et vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maitre à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera a la porte. Heureux ces serviteurs-là que le maitre, à son arrivée ; trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autours des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir. S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux vont-ils ! Vous le savez bien : si le maitre de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Vous aussi, tenez- vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra.

L’évangile de ce dimanche nous invite à découvrir l’espérance de Dieu au cœur de notre propre vie, au quotidien. Pour cela, comme Jésus le disait à ses disciples « restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins et vos lampes allumées ». Par son Fils, Dieu le Père nous a dévoilé son Royaume. Par la mort du Christ et sa résurrection, le Royaume est là, il est tout proche. Cependant, si nous espérons sa venue, ces deux paraboles nous rappellent comment s’y préparer : c’est tout simple : rester en tenue de service, la ceinture autour des reins et les lampes allumées, c’est-à-dire demeurer sans cesser à son service, annoncer sa Parole, en témoigner chaque jour dans le quotidien… être vigilent. Personne ne sait à quel moment le Maitre de maison ouvrira pour nous les portes du Royaume afin d’y entrer et participer à la noce. Jésus ne nous enseigne pas une morale, il nous annonce simplement quel est notre vie de croyant après avoir revêtu le Christ.

Le Seigneur nous espère éveillés, éveillés sur les souffrances de ce monde. A nous d’être revêtus de son amour et sa miséricorde. Il ne nous demande pas d’être passif face aux évènements douloureux et injustes que vivent nombreux de nos frères et sœurs. Au contraire, il nous demande, comme Lui l’a montré à ses disciples par le lavement des pieds (Jn 13, 4-5), à nous mettre humblement à leur service afin qu’ils puissent retrouver leur dignité d’homme et de femme. Ainsi se laisse percevoir peu à peu son Royaume. Car ce Royaume qu’il nous promet et qu’il nous invite à construire dès ici-bas est un Royaume où règne la paix et la justice, le respect, l’amour et la miséricorde. Ainsi pourrons-nous rencontrer Dieu face à face dans le visage de chacun de ceux qui retrouveront la joie de vivre et la paix en attendant sa venue finale lorsqu’il viendra frapper à la porte de chacun le moment venu.

En attendant, ne perdons pas notre temps, soyons vigilents ! Comme le disait Jésus à ses disciples, ne nous endormons pas, gardons nos lampes allumées. Face à un monde en recherche d’espérance, de fraternité, l’amour de Dieu demeure notre force. Par la victoire de la vie sur la mort, la victoire de l’amour sur la haine se dévoile le Royaume de Dieu, se révèle Dieu à notre monde.

La vigilance si chère à notre Seigneur ne peut se vivre sans la conversion du cœur tout au long de notre vie jusqu’à sa venue lors de notre mort. Nous ne savons pas l’heure mais nous savons qu’il peut venir à chaque instant. Alors ne nous éteignons pas peu à peu en l’attendant, mais vivons dès maintenant comme signe de sa résurrection dans chaque rencontre que nous faisons, par un geste de tendresse ou un regard plein d’amour et de miséricorde….

                                               Sr. Pascale MOISY

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Clôture du chapitre général

En ce jour de fête pour notre Ordre, nous célébrons notre père saint Dominique.

en Colombie à Bucaramanga, il est 16 h, quand il est 23 h à Paris, et les soeurs ont célébré ce matin la fin du chapitre.

Soeur Maria Escayola préside l’Assemblée de clôture :

Et l’on peut voir ci dessous les préparatifs de la fête.

Bon retour à chacune de nos soeurs. Merci à Véronique de nous avoir envoyé quelques photos ! Merci aux lecteurs du blog de nous avoir soutenues, par l’amitié et la prière.