Soeur François de Sales (Lucie Grangier)

Sr Véronique Margron op., prieure provinciale des soeurs dominicaines de la Présentation, les soeurs de sa communauté, sa famille et ses amis ont la tristesse de vous faire part du décès de Sr Françoise (Lucie) Grangier, Sr François de Sales, le 17 avril à Paris à l’âge de 97 ans et 73 ans de profession religieuse.

Ses obsèques seront célébrées en la chapelle de la maison provinciale, 106 rue de Vaugirard ( Paris 6e ) ce vendredi 20 avril à 15h.

Elle est aujourd’hui dans la paix et la douce lumière du Seigneur qu’elle aura tant aimé, servi, cherché au cours de ses longues années et jusqu’à la fin. 

Cet avis tient lieu de faire-part.

Il est possible de réécouter l’interview que soeur François avait donné à RCF il y a quelques mois, sur ce lien là.

On peut aussi en lire quelques extraits ici.

 

 

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À Paris, les dominicaines à la tête d’un projet social avec Habitat et Humanisme

Dans le XVe arrondissement à Paris, la congrégation des dominicaines de la Présentation de Tours s’est associée à Habitat & Humanisme et Vinci Immobilier afin de donner une deuxième vie à leur maison.

 

Ce projet social, dans la lignée de la vocation de cet ancien orphelinat, a été présenté mercredi 11 avril 2018.

Écrin de verdure en plein cœur de la vie agitée de Paris, rue de Vaugirard dans le 15e arrondissement, la Maison Saint Charles a toujours été considérée par les riverains comme un havre de paix et de spiritualité. Construite au milieu du XIXe siècle pour accueillir les enfants orphelins à la suite des épidémies, la Maison abrite depuis 150 ans la congrégation des Dominicaines de la Présentation de Tours. Les bâtiments étant aujourd’hui vétustes et la communauté « vieillissante », de l’aveu de Sœur Véronique Margron, prieure de la congrégation, celle-ci a dû trouver une solution afin de préserver le site de la Maison Saint Charles.

Un chantier colossal

Lors d’une conférence de presse, le voile a été levé sur l’avenir de la maison, en présence de Sœur Véronique Margron, de Bernard Usquin, président d’Habitat et Humanisme Île-de-France et de Jean-Christophe Laurent, directeur régional de Vinci Immobilier.

Le chantier est colossal. En lieu et place de la maison seront construits 45 logements sociaux, deux appartements partagés en colocation intergénérationnelle, 15 chambres d’hôtes, et 3 600 m² d’espaces verts seront protégés. Au fond du parc sera également construite une résidence haut de gamme. Quant à la chapelle, elle sera conservée et divisée en deux espaces : des salles de réunion pour les associations du quartier, et un espace de prière pour les sœurs et riverains.

« Tourner une nouvelle page »

« Nous souhaitions être en capacité de tourner une nouvelle page de l’histoire de ce lieu en nouant des liens avec de nouveaux partenaires » a indiqué Sœur Véronique Margron. La congrégation s’est donc associée à Habitat et Humanisme afin de réfléchir à des possibilités de « reconversion » de la Maison Saint Charles. « Nous avons opté pour une maison intergénérationnelle à caractère social. »

En 2013, les deux partenaires ont lancé un concours pour la rénovation, que Vinci Immobilier remporte. Ensemble, les trois parties établissent le projet de la nouvelle maison, gérée par Habitat et Humanisme.

S’y côtoieront donc des individus de différents âges, conditions, origines : 20 appartements seront réservés à la congrégation, 15 à des étudiants et jeunes travailleurs, et 10 logements à des familles monoparentales, sans compter les colocations intergénérationnelles et les chambres d’hôtes.

« Une longue histoire de solidarité »

« La Maison Saint Charles est porteuse d’une longue histoire de solidarité. Cette nouvelle étape s’inscrit dans la continuité du projet humaniste de ce lieu magnifique », a déclaré Bernard Usquin d’Habitat et Humanisme. « Nous voulons en faire un lieu de brassage des âges, des histoires et des sensibilités. Cette maison a toujours été un lieu d’accueil, et elle le restera » a ajouté Sœur Véronique Margron.

Afin de financer les travaux, la congrégation s’est engagée à céder une partie de son terrain, en vue d’une opération immobilière. La résidence « Hors du Temps » sera donc construite au fond du parc accueillant la Nouvelle Maison Saint Charles. « Afin de préserver les jardins et la végétation du cloître, nous avons décidé de construire la résidence en préfabriqué pour que la construction soit la plus légère possible, » a souligné Jean-Christophe Laurent de Vinci Immobilier.

Le temps de la démolition et de la reconstruction, les sœurs âgées ont été placées en EHPAD au Village Saint Michel, à deux pas de leur maison. « Ça a été difficile de partir de chez nous, certaines d’entre nous ont vécu ici toute leur vie consacrée », reconnaît Sœur Renée-Claude, qui témoigne de sa gratitude à Sœur Véronique Margron de s’être battue pour un projet fidèle à l’esprit du lieu.

Youna Rivallain

Jésus ressuscité n’est pas un fantôme

Luc 24,35-48

En ce troisième dimanche de Pâques, les textes liturgiques nous orientent toujours sur les apparitions de Jésus à ses disciples. L’évangile de ce jour nous donne l’occasion de vivre l’interpellation du Ressuscité à ses disciples sur la route d’Emmaüs. Jésus ressuscité n’est pas un fantôme ou un simple revenant. Il est le même que celui qui a mangé avec ses disciples en Galilée, qui porte en sa chaire les traces du supplice. Il lance maintenant ses disciples dans l’aventure missionnaire. La bonne nouvelle de la réconciliation avec Dieu doit être annoncée à toutes les nations en commençant par les proches, les amis, comme l’ont fait les disciples d’Emmaüs. Dans la joie de cette bonne nouvelle ils se lèvent et retournent à Jérusalem.

Le Christ ressuscité n’est plus au tombeau, un endroit ou un temps déterminé, il est désormais de tout temps et partout : sur la route, à table, à la rencontre des siens, de ceux qui s’éloignent et même de ceux qui entendrons sa Bonne Nouvelle. Le ressuscité est dans toute l’expérience chrétienne. Nous sommes les témoins de sa présence sur nos routes, à travers nos partages, dans nos rencontres et toutes nos missions auprès des hommes qui l’attendent et ceux qui se sont détournés de sa voie. Certainement ils sont nombreux ceux qui sont déçus et ont tendance à laisser tomber leur espérance, mais le Christ est là pour les ouvrir à l’intelligence des Ecritures et du partage. Chaque jour il nous rencontre à tous les tournants les plus critiques de notre vie et il se fait reconnaître comme inconnu, quand nous le retenons et quand nous l’invitons à rester avec nous.

Restons avec Marie comme les Apôtres au Cénacle pour qu’elle nous présente encore son Fils, l’Etranger qui s’est fait reconnaître à notre humanité.

Sr. Madeleine DEDOUI,

 

 

Une belle rencontre

Édito RCF du 10 avril 18 à réécouter ici

Une belle rencontre

« Nous visons ensemble dans nos ordres à des fins communes, que sont la dignité et le sens ». » Ainsi s’est conclu hier soir, sous les magnifiques voûtes gothiques des Bernardins, le discours du chef de l’État.

C’est bien de dignité et de sens dont il était question en début de soirée :

Samuel, atteint d’autisme, et son frère Florent, compagnons et complices, soutenus par l’Arche et l’Office chrétien des personnes handicapées (OCH). Martine, qui a connu l’enfer de la rue, et Marine, jeune pro, toutes deux « coloc » avec 6 autres femmes, grâce à l’association pour l’amitié (APA). Vanina et Charles, amis par une improbable rencontre grâce à la Société St Vincent de Paul.

C’est donc ces visages de plus vulnérables et qui veulent vivre et trouver leur place, que l’Église qui est en France a voulu montrer hier soir en accueillant le président de la République. Visage d’une humanité bienveillante et bienfaisante pour faire front à un monde trop brutal et à une société qui se fracture et se tend, tentée par les simplismes et le repli. L’Église n’était pas là pour se promouvoir elle-même, mais faire place à celles et ceux dont elle essaie, les mains dans la glaise, d’être des porte-voix. Au nom de son Dieu, qui accueille chacun et tous, témoigner de plus grand qu’elle-même : de la transcendance de toute personne.

Une Église profondément conciliaire, qui fait sienne « les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps »[1]. Une Église du pape François, hôpital de campagne, qui croit en notre nation comme l’a plusieurs fois répété Mgr Pontier, président de la CEF. Elle n’a rien demandé pour elle : ni statuts, ni places, ni aides. Juste le respect de ce qu’elle est, et de ce qu’elle offre au vivre ensemble tous les jours, dans le strict respect de la République et de la laïcité.

C’est par un propos d’une très grande hauteur qu’a répondu E. Macron. Une fameuse liberté et singularité de ton, une parole éminemment présente et d’une vraie profondeur. Un discours qui par sa puissance honore ceux qui le recevaient. En faveur de notre société résolument plurielle et notre République laïque, le chef de l’État demanda alors 3 dons aux catholiques de France. Celui de la sagesse séculaire de notre tradition. Non tant celle de nos certitudes, mais celle, humble et tenace, de nos questions, de nos incertitudes, de nos recherches inlassables en faveur de l’humain, toujours. Don de notre engagement, au service du pays, jusque par la politique. Don enfin de notre liberté « intempestive » selon le mot du chef de l’Etat. Liberté d’être et de dire à temps et à contretemps, pour proposer une foi, un cap, un sens, une cohérence dans le respect total des consciences.

Très belle soirée, dont le vrai succès se dira plus encore par la qualité du dialogue et du travail ensemble au service de tous et du sens de l’existence.

Véronique Margron op.

Présidente de la CORREF  

[1]Concile Vatican II, Constitution « Gaudium et spes » n°1.

Divine miséricorde

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Des journées entre « ciel et terre ». Jésus, après sa mort, est ressuscité, il continue, bien que d’une manière différente, à « être avec » ses amis, dans des rencontres plutôt brèves, pleines de surprises et d’enseignements. Aujourd’hui l’Evangile nous en rapporte deux.

Les Apôtres reconnaissent Jésus

Les Apôtres sont réunis Jésus vient une première fois, puis une deuxième. Il est là comme pour rappeler sa promesse : « quand deux ou trois sont réunis en mon nom je suis au milieu d’eux ». Cette proximité est un pur bonheur car Jésus donne « la paix ». Aujourd’hui quand nous entendons cette Parole : « Bienheureux qui croit sans avoir vu », sa présence se fait plus précise et remet en mémoire, l’appel au Bonheur du discours sur la montagne ; la foi ouvre le chemin vers Dieu et  y maintient pour conduire au Père plein d’amour et de miséricorde.

Jésus continue d’être pédagogue

Avec ses disciples, Il est le Maître, il enseigne ceux qui l’écoutent encore maintenant, il les conduit de la tristesse à la joie. Quand un enfant écoute ses parents qui lui font une belle promesse  il s’enthousiasme. L’enfant croit ce qui lui est dit. Et si cela tarde à se réaliser ou ne se réalise pas du tout, quelle tristesse : c’est la réaction violente de Thomas. Par contre quand vient le moment de la réalisation, quelle joie : c’est encore Thomas : parce qu’il a pu toucher Jésus ressuscité, la porte de la foi s’ouvre et son cœur est rempli de la divine miséricorde.

Dans la vie du croyant

La foi est chemin de bonheur, par moment il soufre l’obscurité, sa prière se fait supplication, puis à d’autres périodes, il lui est donné de ‘toucher’ quelque chose de la proximité divine, c’est le temps pour lui de dire MERCI à Dieu, d’être plein de reconnaissance et de laisser venir en soi la prière de Jésus à son Père (Jean, 17) : Il prie pour ses amis  qui ont partagé sa vie et encore pour tous ceux et celles qui croiront à cause de Lui et de sa Parole.

La foi des croyants est comme celle des Apôtres d’une variété infinie : chacun a sa manière de voir l’amour du Seigneur, d’exprimer sa foi et sa générosité dans le don de soi. Après la résurrection chacun des disciples a pu s’approprier ce que Jésus avait affirmé : « il n’y a pas d’amour plus grand que de donner sa vie… Jn, 15 13 » et promis : « qu’ils soient un comme nous sommes un pour que le monde croie (21) » ou « tu les as aimés comme tu m’as aimé (23)».

La venue de Jésus ressuscité révèle une fidélité à son art de vivre et sa prédication :

L’Esprit promis et donné aux Apôtres réunis trace un nouveau chemin : « Comme le Père m’a envoyé moi aussi je vous envoie ». La relation profonde entre foi, prédication et mission crée un Peuple de Dieu solidaire, l’Eglise. L’identité chrétienne trouve sa source dans la venue du Fils de Dieu parmi nous et au temps de la Résurrection elle reçoit un appel universel à croire et à « avoir la vie en son nom ».

En ce dimanche de la divine Miséricorde, il est bon de se laisser attirer par la foi à vivre à plein la proximité de Dieu qui se transmet au cœur des familles, des groupes et des célébrations en communautés chrétiennes et à entrer dans la cohérence intime révélée par Jésus : l’amour du Père et l’amour des « enfants nés de Dieu » sont inséparables.

Dans l’Eglise, chaque membre a une placeinscrite dans son cœur, sa foi, son amour, son attention à l’autre, sa mission ; c’est là qu’il se découvre uni à la vie et la mission du Christ mort et ressuscité pour tous.

C’est pourquoi les communautés de chrétiens chantent :

 « Rendez- grâce au Seigneur

 Il est bon

Eternel est son amour ! » Ps 117

 

Références : Ac, 4, 32-35 ; 1 Jn 5, 1-6 ; Jn 20, 19-31.
versailles nov 2015

Soeur Monique Colrat o.p.

Sortir vers la vie

 

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Pierre et l’autre disciple, « celui que Jésus aimait », entrent dans le tombeau. À peine seront-ils repartis que Marie de Magdala s’y penchera. Elle y découvrira deux anges vêtus de blanc (Jean 20, 12), puis se retournant dehors, c’est Jésus qui se fera reconnaître d’elle.

En ce jour après le sabbat, nous est dit que la résurrection n’est pas un vide, une absence, mais bien au contraire une présence paradoxale. Là où la mort devrait être, dans le tombeau, va se dire que le regard doit se porter ailleurs, dehors.

Là où l’aimé allait être pleuré, vénéré par des femmes, se raconte qu’il faut porter son cœur plus loin : vers l’impensable d’une vie qui resurgit.

Marie Madeleine vient au tombeau. Et c’est parce qu’elle ne trouve pas le corps du Seigneur, qu’elle fait venir les deux disciples. Ils entrent et sortent. Comme le mouvement d’une vie, de toute vie. Leur corps épouse ce qui est advenu au corps de Jésus qui est entré, mort, en ce tombeau, et en est ressorti, vivant. Métaphore de la foi. Métaphore du sens de l’existence. Le cœur de nos histoires se tient dans ce geste : consentir à passer de la mort à la vie, avec Celui qui était mort et qui est Le vivant.

Ces deux hommes qui sortent du tombeau sont nos précurseurs. Ils préfigurent ce qui advient pour chacun de nous, comme ce qui nous est promis. Leur corps passe du lieu de la mort, du silence, du scandale de la souffrance et de l’injustice, au grand espace de la vie nouvelle. Elle qui ne peut s’enfermer, y compris quand nos corps sont contraints.

Ce matin de Pâques nous sommes invités à croire qu’avec Lui nous pouvons déjà traverser ce qui est du côté de la mort. Notre amour, nos amours, plongés dans les tourmentes de nos vies, deviennent, en ce matin, avec Lui, plus forts que la violence de la mort. Le disciple bien aimé, c’est chacun de nous. La résurrection du Christ est la promesse vive que la nôtre peut déjà commencer. Des pierres peuvent être roulées.

 

Sr Véronique Margron op.

 

Noli me tangere – détail de la Chapelle des Scrovegni, Padoue – Giotto

La Résurrection, une histoire de libération (Jn 20, 1-9)

Il fait sombre dehors, c’est la ténèbre dans le cœur de Marie de Magdala et j’imagine dans celui de Pierre. C’est la tristesse pour tous !

Marie aperçoit la pierre « enlevée du tombeau ».

Mue par le désespoir, « …on a enlevé le Seigneur du tombeau… », elle court vers les disciples.

L’information est troublante, grave, et a une résonnance singulière dans le cœur de chacun.

Pierre porte dans sa conscience le poids de son reniement.

Pour Jean, lui, l’aimé de Jésus, c’est la fin d’une histoire dont la teneur était d’une densité à nul autre pareille !  Il éprouve l’absence, la perte incompréhensible d’un ami, l’abandon.

Tous deux et tous trois, courent, habités par une passion unique pour chacun.

Les disciples progressent à des rythmes différents, dus à l’âge, peut-être…Mais

Pierre court pesamment, alourdi par son péché, la douleur qu’il a infligée à Jésus vivant sa passion. Il court dans l’espoir d’être enfin libéré,  tendu par son désir d’être pardonné. S’il pouvait dire à son maître : « Tu sais bien que je t’aime ».

La course de Jean est rapide, dynamisée par l’espérance d’une nouvelle, encore inédite, mais à laquelle il ose croire.

Marie, est perdue, absorbée par son chagrin. Elle ne peut rejoindre nulle part son amour,  disparu sans laisser de traces, pense-t-elle.

C’est l’arrivée au tombeau. Jean aperçoit du dehors les linges, rien de convaincant.

Pierre entre, il aperçoit, en plus, le linge qui recouvrait la tête de Jésus. C’est l’indice qui ravive dans sa mémoire le regard que Jésus a posé sur lui, à leur dernière rencontre, au troisième chant du coq.

Puis, Jean entre dans le tombeau. Il « voit » et comprend que tous les signes témoignent d’une présence dans l’absence, celle de celui qui, la veille, fut enveloppé dans les linges.

Les linges pliés, la pierre roulée, le tombeau vide, tout est en ordre, et dans l’ordre annoncé par la prophétie de Jésus « le Fils de l’homme doit souffrir, être mis à mort et le troisième jour, il ressuscitera ». Alors l’espérance de Jean éclate en profession de foi : « Il crut ! ».

« Mon Dieu est Celui qui fait advenir la Vie dans les décors de la mort »*

Le mouvement qui fait passer de la mort à la vie, de l’esclavage à  la liberté, de la faute au pardon…a sa source et, seulement là, dans le surgissement de Jésus du tombeau.

Pour tout homme qui aspire à l’absolu, croyant ou non, c’est dans son humanité, son histoire personnelle, à partir de ses esclavages, ses fautes, ses reniements… que peut se faire l’expérience de la résurrection, du passage de l’esclavage à la liberté.

Laissons éclater l’action de grâce pour ce don gratuit de notre Dieu.  Que la joie de notre libération se  communique de proche en proche à notre société, à l’humanité tout entière.

*Jacques MUSSET- cahier universitaire catholique n°1

                                                                                                  Sr Viviane Martinez