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Notre chapitre en images

Quelques festivités…

Du travail

Quelques visites de chantier par temps un peu frais

      

Et un nouveau gouvernement provincial : 

Prieure provinciale : soeur Veronique Margron [sur twitter @]

 Conseil : Sr Corine Haramant

                                        Sr Anne Lécu (sur twitter @]

Sr Claudine Perquin

Sr Catherine Aubry

Laissez-vous instruire

Que dire par rapport à la première partie de l’Evangile de ce dimanche ? Quelle parole de vie peut surgir d’un texte qui parle de destruction, de détresse, d’obscurité, et où toutes les puissances célestes seront ébranlées ? Quel espoir pour nous, êtres humains, limités, pour survivre à tant de calamités ?

Si nous restons là, vite le découragement s’empare de nous et nous risquons de nous dire que toutes les situations que nous voyons ou entendons, au journal télévisé, à la radio et même au sein de notre Eglise, sont les signes que notre monde va mal et peut-être à sa perte ?

Mais notre texte d’Evangile ne s’arrête pas à ces réalités-là. Cette invitation de Jésus « Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier… », nous renvoie au sens même de la vie. L’Evangile, cette parole, vient nous apprendre à ne pas nous figer sur les choses négatives ou les petits ou grands obstacles de nos chemins.

Ce figuier qui dans la Bible symbolise la paix, la prospérité et la fertilité, contraste avec cette première partie de l’Evangile. Dans notre vie de chrétiens, notre foi nous aide à tenir ferme dans les épreuves, à savoir rester debout dans les moments de tribulation.

Nous souvenir que le figuier fleurit au printemps nous affermit dans l’espérance qu’un renouveau est toujours possible. Mais, être sûr de cette vérité, ne suffit pas. Il faut nous laisser instruire, nous laisser façonner jour après jour par cette parole de vie.

La prière est la source qui nous aide à rester attentifs pour que ce figuier demeure toujours fleuri comme dans un éternel printemps malgré l’hiver et le froid.

Sr. Amanda MANCIPE  

Faire conversation

Depuis 4 jours, la conférence des religieuses et religieux de France, qui regroupe tous les instituts religieux avec 450 membres, tient son assemblée générale à Lourdes. Juste à la suite de l’Assemblée plénière des évêques de France.

Le thème de notre rencontre était la conversation. Conversation avec notre Dieu. Lui qui est de part en part un Dieu de la conversation. Celle dont il a décidé de faire de l’humain son partenaire. Une conversation fondée dans la Parole biblique, elle qui raconte sans cesse des histoires humaines, nos histoires donc. Serviteurs de la conversation de Dieu avec tout un chacun, nous sommes là pour être des faiseurs de dialogue là où nous sommes. Dans les monastères, dans les cités, à l’université, dans les paroisses, les maisons d’accueil ou de retraite. C’est une aventure qui nous oblige à nous délester d’idées toutes faites, d’a priori, de nos méfiances aussi pour nous déplacer vers l’autre et son monde, autant qu’il est possible. La conversation est pour nous une vocation. Y compris dans l’écoute douloureuse de ce qu’ont vécu les personnes victimes de crimes de pédocriminalité et dont les auteurs étaient ou sont des membres de nos instituts. Une conversation qui alors assigne, oblige à la conversion de nos mœurs pour qu’adviennent la vérité et la justice.

Notre conversation n’est pas faite que de mots, mais tout autant du silence de la prière, de la supplication pour ce monde fracassé trop souvent, de notre amitié offerte, du partage de l’action avec tant de personnes de bonne volonté, dans l’Église et hors l’Église pour construire une société moins brutale et intransigeante.

Devant tous les crieurs de mauvaises nouvelles, ou devant des étendards élevés rageusement pour toutes causes, jusqu’au plus funestes, ces variations de la conversation sont bien modestes. Surtout alors qu’aujourd’hui, 13 novembre, nous faisons douloureusement mémoire des 130 morts et près de 500 blessés des attentats de Paris en 2015.

Mais au moins cette conversation, qui n’est ni la communication, ni le bavardage, ni le remplissage, mais une hospitalité, en chair et en os, peut-elle opiniâtrement retisser le lien que tant veulent défaire, et finir – un jour du temps enfin- par désarmer les fanatismes.

 

Véronique Margron op.  

 

Edito de RCF ce mardi 13 novembre 2018, à écouter ici. 

Veuve et pauvre

 

Jésus appela ses disciples et leur déclara ….

Si Jésus n’avait exprimé son admiration, personne, sans doute, n’aurait remarqué cette « pauvre veuve » qui venait de glisser, si discrètement, ses deux piécettes dans le tronc du Temple. C’est plutôt vers les riches qui défilaient devant eux et faisaient d’importantes offrandes que les disciples, comme la foule assemblée dans le temple, avaient les yeux fixés.

En voyant Jésus attirer l’attention de ses disciples sur cette « pauvre veuve », nous apprenons à regarder autrement la réalité de ce monde. En effet, Il nous enseigne à découvrir les splendeurs de bonté, de douceur, de patience et d’amour qui sont là, sous nos yeux, et que nous ne voyons pas, que nous ne voyons plus. Il nous invite à faire renaître en nous ce regard d’enfant qui s’émerveille de tout, qui n’est blasé de rien.

Aujourd’hui encore, nos villes regorgent de ces « pauvres veuves », de ces gens humbles et discrets, tellement effacés qu’ils semblent être sans nom et sans visage. Et ce passage de l’Évangile de Marc nous révèle que nous avons besoin d’une guérison de notre regard, d’une conversion de notre regard pour nous aider à regarder ces petits, ces pauvres, à les reconnaître, à les faire sortir de leur anonymat : eux qui sont tellement précieux aux yeux de Dieu, sont là, autour de nous, passant souvent inaperçus à nos yeux ou nous laissant indifférents.

Or, tant de gens, parfois très proches, nous parlent silencieusement de Dieu ! Leur simple fidélité, leur générosité, leur bienveillance sans prétention embellissent notre monde … mais nous ne savons plus les voir. Alors, laissons-nous guérir de notre cécité ou de notre vision sélective et sachons regarder au-delà de ce qui brille, au-delà de l’apparence pour discerner l’essentiel de l’accessoire, le bon du mauvais, le juste de l’injuste, la vie de la mort. Aujourd’hui encore, le Seigneur fait des merveilles ! Il nous suffit d’ouvrir nos yeux et notre cœur …

Soeur Catherine Aubry