Soeur Maria Pia Dzurikova

Soeur Maria Pia vit à la communauté du 310 rue de Vaugirard à Paris. Les hôtes de passage peuvent admirer un certain nombres d’icônes dont elle est l’auteur, sous le hall près de la chapelle de la communauté. Certains s’y attardent longuement.

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« Soeur Maria-Pia, comment vous est venue cette inclination?»

« Je vivais en communauté avec une sœur qui avait un réel talent pour tout ce qui touchait le dessein, la peinture sur papier, sur soie, et même sir bois où elle excellait dans les icônes. J’étais admirative de ses réalisations; elle se rendit régulièrement chez une professeure russe qui la faisait progresser dans, son art.

Enfant, à la maison j’aimais dessiner mais je n’avais jamais eu l’occasion de contempler des icônes; bien que slave d’origine, je ne suis pas de religion orthodoxe dont la population est passionnée pour ces représentations.

Ma supérieure voyant mon goût prononcé pour le dessein, m’a proposé alors de suivre une formation. a sœur m’invita donc à l’accompagner, y mettant une petite restriction: me présenter en habit civil.

Or je n’avais nulle raison pour cela; j’ai abandonné mon désir, continuant de recevoir des conseils puisqu’elle avait du talent et surtout les connaissances de base.

J’ai même aidé plus tard une jeune sœur africaine qui elle, m’a vite dépassée par son assiduité. Aujourd’hui, je suis toujours attirée par ces images, mais je manque d’éléments pour réussir selon une technique très appropriée.

Je n’ai pas abandonné tout à fait, d’autant que c’est pour moi un essentiel qui me fait entrer dans la prière et m’y maintient.

Sr Maria Pia Dzurikova

« On ne peint pas une icône, on l’écrit, 

Et l’on écrit pour dire le plus fidèlement possible la foi de l’Église avec des couleurs. 

Chaque ligne, chaque teinte dit quelque chose de cette foi reçue, à transmettre avec fidélité. L’iconographe prie avant d’écrire et se laisse habiter par le mystère dont elle veut ouvrir la porte. Dans l’icône il n’y a pas de ciel bleu, avec nuages et petits oiseaux, mais seulement l’or inaltérable de la lumière de Dieu.

Celui qui regarde l’icône s’ouvre à ce Dieu unique qui bouleverse celui qui s’en laisse habiter. L’icône est un vrai « sacramental », un chemin authentique de rencontre de Dieu et des saints. » 

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