« Béni soit le Règne qui vient, celui de David, notre père »

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Ce dimanche des Rameaux reprend ce que nous sommes appelés à vivre durant cette Semaine Sainte qui débute en ce jour.

Jésus entre pour la dernière fois dans la ville de Jérusalem. Il n’en sortira pas. Jérusalem : Ville de la Paix. Assis sur un ânon, il entre dans la ville Sainte, ovationné comme un roi. Des manteaux sont jetés devant lui sur son chemin. Il est de la lignée de David, le rejeton de la souche de Jessé.

Nous voyons la prophétie du prophète Isaïe s’accomplir. Le Fils de Dieu ne se défend pas. Il fait face aux outrages et aux crachats. Sa force vient de son Père et il s’en remet à lui.

L’hymne aux Philippiens nous rappelle que le Christ doit s’abaisser pour s’élever. Lui qui va connaître notre condition humaine, qui prend notre condition de serviteur, va s’abaisser jusqu’à la mort sur la Croix. Ainsi Dieu l’ayant abaissé, le relève et le dote d’un nom qui est au-dessus de tout à l’égal de Dieu « Jésus Christ est Seigneur ».

 

La lecture de la Passion reprend les évènements que nous allons vivre et développer tout au long de cette semaine : Institution de la Cène, veillée de prière au Golgotha, arrestation et trahison, jugements, crucifixion, mort sur la croix, descente de la croix et silence.

Ce silence devant la cruauté des hommes, devant cet Agneau que l’on conduit à l’abattoir et qui ne se défend pas, Silence

Celui qui apporte la lumière, va descendre aux ténèbres. L’heure est venue. La réalisation de la promesse est là. Elle se réalise dans le silence. Silence devant ce mystère. Silence devant la souffrance et la cruauté. Silence et peur des disciples.

 

Un silence interrogatoire : Il était avec nous et nous ne l’avons pas compris. Nous n’avons pas compris ce qu’il voulait nous dire. Mais pourquoi cet aveuglement, pourquoi cette non compréhension ? Notre cœur est-il si lent à comprendre ? Ne sommes-nous pas trop encombrés par des futilités et n’oublions-nous pas ceux qui nous entourent : nos proches par exemple.

Dans le silence, je vous invite à méditer ce don de Dieu fait aux hommes en la personne de son Fils, créer à l’image et à la ressemblance de Dieu. « Qui m’a vu, a vu le Père » St Jean.

Et moi, en tant que chrétien, ma vie témoigne – t-elle de ma foi…

Sœur Corine op.         cru00e8che

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Le règne de Dieu est tout proche

Maintenant que Jean Baptiste – dernier prophète de l’Ancien Testament – est jeté en prison, sa prédication terminée, l’Evangile peut être annoncé. La Bonne Nouvelle, déjà mentionnée dans quelques passages de l’Ecriture, Dieu l’annonce au monde en y envoyant Jésus Christ pour instaurer son Royaume : Es 52,7 « Comme ils sont les bienvenus, au sommet des montagnes, les pas du messager qui nous met à l’écoute de la paix, qui porte un message de bonté, qui nous met à l’écoute du salut, qui dit à Sion : « Ton Dieu règne ! » ; Es 61,1 « l’Esprit du Seigneur Dieu est sur moi : le Seigneur, en effet, a fait de moi un messie, il m’a envoyé porter joyeux message aux humiliés, panser ceux qui ont le cœur brisé, proclamer aux captifs l’évasion, aux prisonniers l’éblouissement » Le caractère nouveau de l’Evangile concerne avant tout la personne de Jésus Christ car c’est en Jésus Christ que va s’accomplir la réalisation des promesses (Dn 12,4-9). « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle », Paroles que nous entendrons le Mercredi des Cendres lors de l’entrée en Carême. Ainsi, le salut est offert en la personne de Jésus dans un appel pressant à se convertir. L’annonceur de la Bonne Nouvelle de Dieu est lui-même l’objet de cette annonce. Jésus débute sa mission en Galilée , carrefour des nations, brassage entre Juifs et païens. De ce fait, la Galilée est un champ d’action prioritaire de Jésus, là s’accomplit la prophétie d’Es 8, 23-9,1 : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière ; sur les habitants du pays, une lumière a resplendi ». Sommes – nous concernés par cette annonce de la Bonne Nouvelle ? Quelle est notre priorité ? A ses débuts de prédicateur, Jésus s’entoure d’hommes. D’abord Jésus appelle des pécheurs : Simon et son frère André, Jacques et Jean surnommés fils du tonnerre. Chez l’évangéliste Marc, leur réponse ne se fait pas attendre. Ils laissent tout et suivent le maître. Ainsi Marc veut souligner la puissance de la Parole de Jésus par son appel et l’obéissance des hommes pour leur réponse. Leur réponse aussi rapide, me surprend toujours, réponse sans condition, sans objection. Surprenant non. Mais quelle est donc cette autorité de Jésus pour que des hommes soient prêts à tout quitter pour lui ? Le regard de Jésus se porte sur des pécheurs de poisson, Jésus va les envoyer pour pécher non plus du poisson mais des hommes. Ils abandonnent leurs filets, c’est-à-dire la vie quotidienne avec tout ce qu’elle comporte pour vivre une vie nouvelle dans un acte de foi car l’avenir est à écrire, à vivre. Suivre Jésus, c’est devenir disciple. L’appel vient de lui et il lui est généralement répondu par une obéissance immédiate. C’est devenir des ouvriers dans sa moisson. Le disciple n’est pas seulement celui qui suit mais c’est aussi celui qui se charge de sa croix. C’est-à-dire suivre le Christ jusqu’au don total de soi pouvant aller jusqu’à la croix : Mt 16,24 «  Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à lui-même et prenne sa croix, et qu’il me suive. ». Ainsi Jésus entreprend un ministère itinérant qui requiert un maximum de liberté de vie et d’action. Il va s’entourer d’hommes dont il prendra soin afin que ceux-ci puissent continuer à témoigner par la Parole et leurs actes qui le monde qui est le leur jusqu’à aujourd’hui et demain. Cet appel de Jésus à l’annonce de la Bonne Nouvelle et à le suivre, nous concerne tous. A nous, selon nos possibilités, nos capacités, nos aptitudes, à répondre à cet appel et à en inventer peut-être de nouvelles modalités. cru00e8cheCe trésor nous avons a le faire connaître, le partager afin qu’il vive et que Dieu sera toujours à nos côtés si nous gardons la foi en lui.

Soeur Corine Haramant