Chapitre : retraite précédant les élections

Le frère Franklin, ancien secrétaire général de l’ordre, prêche la retraite avant les élections qui auront lieu ce week end.

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La Turena

La Turena est une ferme écologique tenue par nos soeurs, à Bucaramanga, là où se déroule notre chapitre général.

Vous pouvez en lire l’historique ici.

Et voilà quelques photos à la tombée du soir : (la première photo est un avocatier, il y a aussi du cacao, du café, des animaux).

Disciple, Marie est assise aux pieds du maître.

Dimanche dernier, nous avons entendu une extraordinaire leçon de Charité, avec la parabole du bon Samaritain ; aujourd’hui, l’évangile attire notre attention sur un autre exercice diffèrent : Celui de l’accueil et de l’écoute du Maître.

Depuis le chapitre 8 de saint Luc, Jésus est un route vers Jérusalem, la ville sainte prend tant de place dans l’évangile de Luc. Ici, Jésus est comme un pèlerin qui a besoin d’hospitalité. On rencontre une maison et deux femmes qui lui ouvrent leur porte, pour que le maître puisse entrer.

Le récit biblique, nous indique deux manières de pratiquer l’accueil, par les deux femmes :

  • Marie, se tenant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole…(10,39)
  • Marthe, était accaparée par les multiples occupations du service…(10.40)

Nous voici, face à deux attitudes :

Pour bien écouter, il faut le silence. Marie avait simplement un désir d’écouter, de contempler le maître. Jésus est en conversation avec Marie, et l’évangile ne dit rien de ce que dit Jésus. Luc attire l’attention sur l’attitude de Marie : celle de l’écoute. Elle était séduite par le discours de Jésus, mais, pour bien l’écouter, il fallait le silence. Le silence est beaucoup plus qu’une absence de mots ; quand on arrive vraiment à vivre une expérience de silence, on sait qu’il prend tout notre être.  En Marie, il y a avait aussi en autre attitude qui est propre aux disciples ; être « assise ».La vie chrétienne ne commence pas par marcher mais par « être assis » : pour mieux écouter et mieux connaître.

L’autre attitude que nous révèle le passage biblique est celle du service. Marthe, pas moins que Marie, a mis tout son amour pour bien honorer Jésus et ses amis. Même si elle était bien occupée, elle voulait écouter le Maître, et pour cela elle lui demande : «  Seigneur  cela ne te fait rien que ma sœur me laisse seule à faire le service ? »(10.40)

Le servicede Marthe, est aussi une donation pour les autres, il est très précieuse. Le serviceest nécessaire pour l’évolution de la mission. Mais, attention de ne pas tomber dans un activisme démesuré, qui peut fatiguer et faire mal, et qui ne conduit nulle part.

Jésus, n’a rien demandé. Marthe, elle, avait fait ce qui pour elle, était le mieux : « s’occuper du servie ». Jésus est venu vers Marthe et Marie. Quelquefois, on s’occupe de choses qui sont secondaires, en oubliant le nécessaire.

Silenceet service, contemplation et action, deux attitudes qui me semblent nécessaires à la vie chrétienne. Notre père Saint Dominique, recommandait aux frères et sœurs de l’ordre: « Contemplez et donnez de ce que vous avez contemplé »

   

Une seule chose est nécessaire…

Quel est donc cet « unique nécessaire » ? C’est de faire ce que faisait Marie : « Assise aux pieds du Seigneur, elle écoutait sa parole. »Jésus ne méprise pas le travail de Marthe, mais il montre que tout doit être placé dans une hiérarchie des valeurs, et l’écoute de la Parole de Dieu doit passer avant tout autre souci temporel.

Marthe, et chacun de nous, sommes invités à penser : qu’est ce qui est vraiment nécessaire pour nous, et pas qu’est-ce qui est nécessaire pour Jésus. Pourquoi ? C’est Jésus qui est venu à Marthe, comme il vient vers chacun de nous. Jésus, est venu chez Marthe et Marie, non pas seulement pour un repas. Il est venu comme Maître, pour enseigner, et Marthe et Marie, avaient besoin de la parole du Maître.

Comme Marie, soyons tous attentifs à l’écoute et comme Marthe, disponibles pour le service des autres.

 

Sr. Marie Esperanza OLARTE-MATEUS. op

Des nouvelles de notre chapitre

Chers amis

Quelques nouvelles et photos de notre chapitre :

 

1.Après le rapport sur la vie de la congrégation de sr Maria Escayola, Prieure générale

 

2. Lecture du rapport sur la vie économique de la congrégation par sr Joanna Fernandes économe générale.

 

3. Échos au rapport économique de sister Joanna

 

Merci de continuer à penser à nous et prier avec nous.

 

Le prochain

Le prochain ou celui qui se fait proche ou l’autre moi-même.

Le texte de Luc nous présente un docteur de la loi posant des questions à Jésus. Il reconnaît que Jésus est Maître et il veut approfondir ses connaissances de la Loi dans un dialogue direct avec lui. Plus précisément, il a souci de sa vie à venir, puisqu’il veut savoir ce qu’il faut faire pour avoir en héritage la vie éternelle. Jésus lui renvoie la question. « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. » Jésus lui dit : Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : Et qui est mon prochain ? »

De ce dialogue naît l’enseignement de Jésus sur ce passage de la Loi. Le prochain est celui qui se fait proche de moi par un besoinou simplement pour être avec moi, ou pour avoir de la compagnie. Que ça soit l’un ou l’autre, il est question de se rendre proche tant soit peu pour répondre à un besoin ou pour sortir quelqu’un de sa solitude. Il est question de se rendre proche en surpassant les opinions politiques ou religieuses de tout genre pour regarder l’autre comme soi-même, en respectant ce qu’il a de différence avec soi. Il est question de changer de regard. De fait dans ce regard nouveau on retrouve l’AUTRE, qui est le Christ lui-même ; Jésus dira ailleurs dans l’évangile selon Matthieu, « ce que vous aurez fait à l’un de ses petits que sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ». Parfois, il faut se rendre proche de soi-même pour pouvoir trouver les autres, les voir, connaître leurs désirs et répondre à leurs appels. C’est seulement après tout cela que nous pouvons les conduire chez l’Aubergiste comme le Samaritain l’a fait avec l’homme tombé entre les mains des bandits.

Qu’Il nous aide à avoir un regard neuf sur le PROCHAIN.

 

Sœur Henriette Kaboré op    

Le règne de Dieu s’est approché de vous

Deux par deux. Ainsi sont envoyés les disciples, pour ne pas être seuls, car dès que deux ou trois sont là, dans la conversation et l’amitié, le Christ est là.

Deux par deux. Sans rien prendre de plus pour la route qu’un compagnon. Il s’agit de voyager léger. Le temps presse. A deux, on peut s’aider, s’attendre. A deux, l’un est témoin de l’autre, et les deux ensembles témoins de ce Royaume qui vient.

Jésus propose aux siens quelques consignes de voyage. Tout d’abord annoncer la paix. et l’on sait bien que la paix ne se décrète pas : elle se fait et se construit par l’attitude des pacifiques. La paix est l’autre nom de ce Royaume de Dieu qui s’approche. La paix se donne, elle se multiplie. Et si elle n’est pas reçue, elle n’est pourtant pas perdue par celui qui l’a offerte. C’est peut-être d’ailleurs le signe qu’elle ne vient pas de nous, mais de plus loin que nous.

Ensuite, manger et boire. Partager la table. Se faire compagnon de ceux qui nous sont donnés en chemin. Et prendre le temps de cette compagnie. « Ne pas passer de maisons en maisons ». Si le temps presse, une fois que la table est dressée, le temps s’arrête quand la compagnie est bonne.

Enfin, guérir les malades. Il faudrait s’entendre sur le sens de cet ordre, car autant manger et boire ne parait pas hors de nos capacités, autant guérir ? Lorsque Jésus guérit,  il ne guérit pas tous les malades. Ceux qu’il guérit, il les réintègre dans le tissu social dont ils avaient été exclus. Mais surtout, lorsqu’il guérit, Jésus porte sur lui la souffrance de la maladie : il prend sur lui la malédiction de la maladie pour en décharger le malade. En lui, définitivement, la maladie est dégagée de toute malédiction.

C’est peut-être cela guérir, avant tout : être là, écouter la plainte, et tout faire pour que notre présence ne soit pas un poids supplémentaire pour l’autre, mais au contraire une forme d’allègement.

Peut-être ne serons-nous pas de ceux qui partent deux par deux. Peut-être serons-nous de ceux qui sont visités… A tous, quelle que soit notre histoire, le message que les disciples du Christ ont à porter, y compris à ceux qui les chassent, n’est ni un discours, ni une morale, mais l’ouverture d’un avenir et la promesse d’une infinie proximité : « Le règne de Dieu s’est approché de vous ».

Anne Lécu op